V. DE L’ISOLEMENT DE NOTRE SOLEIL DE TOUTES LES AUTRES ÉTOILES
§ 473. Après avoir trouvé la hauteur H = 27d de l’espace A" anüulaire et sa largeur peu différente, on trouverait un certain rapport entre les distances et le nombre N total des étoiles indigènes. En admettant que les 16 millions de soleils circulent sur le même orbite que le nôtre et soient distribués également, ils devaient être éloignés l’un de l’autre par un intervalle V, intervalle qui serait parcouru dans l’espace de deux ans à raison de 7 lieues 4 dixièmes par 1". En multipliant les orbites pour les faire devenir A, sans changer le nombre N des étoiles, les intervalles Xdeviendront A fois plus grandes.
Pour que les étoiles soient à la distance de d , il faut, de chaque côté du plan de la Voie lactée, trouver place pour 2x272 orbites symétriquement distribués pour y placer les orbites de 2a X 27a soleils de même longitude séparés par des intervalles de d. Nous avons trouvé la longueur du rayon vecteur p du soleil de 108d; il en résulte que la longueur de la périphérie de l’espace annulaire est de 648 d; il y aura donc place pour 2ax27ax648 soleils équidistants séparés entre eux par une distance d. Ainsi, pour placer dans l’espace annulaire AIT 16 millions de soleils, il faut prendre une densité supérieure, dont l’intervalle ne doit être qu’ environ celui de d qui est parcouru par la lumière en cinq ans.
On voit ainsi que les soleils lipoplanètes qui ont l’apparence d’étoiles télescopiques sont au moins cinq fois plus serrés que ne l’est notre Soleil avec ceux qui sont le moins éloignés. La distinction entre notre Soleil et les autres ne consiste qu’en ce qu’il est entouré de planètes éteintes, tandis que les autres sont lipoplanètes et immobiles. Il n’y a d’analogues à notre Soleil que les deux étoiles télescopiques de très-grande vitesse, laquelle indique le grand
77û CHAI'. II f. — DE LA LIAISON PHYSIQUE DES CLARTÉS
éloignement des plans de leurs orbites de celui de la Voie lactée et de celui de l’orbite de notre Soleil.
La vieillesse des deux étoiles télescopiques mobiles correspond à celle de notre Soleil, Pour qu’un Soleil soit parvenu à la vieillesse, il faut qu’il ait commencé à exister avant ceux qui sont plus jeunes. Cette vétusté n’a d’autre cause que les précédentes séparations de portions de masse empyrée, séparations qui nécessairement se trouvèrent! 1° dans les deux extrémités p -4- fi 4- j3' et p — « — *' de la hauteur H, ou 2* dans les deux extrémités y-hy' + T, — y — y' — r et y ou — y de la largeur L par rapport au plan de la Voie lactée, en indiquant par y, y', r les éloignements y + y'4-r ou — y — y' — r les plusgrand6 et les éloignements y ou — y les plus petits. Par exemple, les portions a , s d, x', e, x", h , s" (Gg. 66) ont été d’abord séparées, et notre Soleil a été formé d’une portion ».
Des portions de masse empyrée ont été produites dans les deux strates extrêmes de rayons p — « — «' et p 4- (3 4- $ comme dans la strate indiquée dans la figure. Notre Soleil ne fait partie ni de la strate de rayons p — a — a ni de celle de rayons p -f- 13 4- Ayant été produit par une portion n, son couple extrême est i, qui e6t actuellement un soleil aussi vieux etee voit comme une étoile télescopique dans la direction des Lévriers. Il se distingue des soleils lipoplanè* tes par uu maximum de vitesse do 701",
L’étoile « du Centaure la moins éloignée et après elle celle 61 du Cygne se trouvent à des longitudes peu différentes de la longitude de notre Soleil; elles sont plus jeunes et circulent sur des orbites dont l’orbite de 61 du Cygne est plus éloigné que celui de a du Centaure. Ainsi, les distances en ce sens ne sont symétriques ni entre elles ni avec celles dans le sens dos prolongements du rayon vecteur. Les distances dans le sens des éloignements des orbites diffèrent aussi, parce que le Soleil étant du côté de l'hémisphère boréal de la Galaxie est moins éloigné des étoiles de
cet hémisphère que de celles de l’hémisphère austral.
Les distances de 21 d et de 4 d des r, X, p d’Ophiuchus et celles de 4 d et de 6 d de Sirius et de Castor indiquent les intervalles entre les strates; elles ne laissent séjourner dans ces directions aucun soleil lipoplanète télescopique, éloigné du Soleil d’une distance supérieure, sans cependant empêcher qu’il s’y trouve des soleils entourés de planètes éteintes.
Les distances 6d de £ de la grande Ourse et la distance de 84d de l’étoile (3210) du catalogue de Bradley circulent sur des orbites éloignés de l’orbite de notre Soleil $ les distances des étoiles correspondent à celles de leurs orbites dont les rayons ont des longueurs très-peu différentes. La largeur L de l’espace annulaire A" est ainsi trouvée d’au moins 6 d + 24 d.
Si l’on compare les distances 4 d presque égales qui séparent la Terre de Sirius et de Procyon et la distance 3 (qui sépare ces deux étoiles), on trouve celle-ci d’environ -J d. Cela nous fait voir que notre £>oleil et les deux étoiles télescopiques mobiles se trouvent plus éloignés des autres étoiles que les étoiles actuellement claires et beaucoup plus jeunes, ce qui lient à la vitesse inférieure des étoiles claires, vitesse qui indique un éloignement de leurs orbites, inférieur à celui de l’orbite de l’étoile de vitesse 701 ",
L’existence des mouvements de vitesse à peine peroeptible chez les étoiles télescopiques conduisit à considérer plusieurs de ces étoiles comme doubles ou comme des systèmes composés de planètes lumineuses. Une pareille hypothèse s’évanouit ici, puisque nous prouvons qu’une étoile claire, composée de planètes, est absolument indécomposable lorsqu’elle se trouve à une distance supérieure à 24d» Cette distance est indispensable pour qu’une étoile composée de planètes lumineuses, étoile qui est de 5* ou de 6' grandeur, apparaisse télescopique.
§ 474. Distances ultérieures entre le Soleil et les