CIIAP. III. — DE LA LIAISON PHYSIQUE DES CLARTÉS
étoiles. Après avoir indiqué les limites des étoiles claires les moins éloignées du Soleil, il nous reste à faire connaître les limites extrêmes des étoiles indigènes: 1° Les soleils lipoplanètes de ces étoiles ont un égal éclat, et leur grandeur, qui va delà T a la 13*, correspond aux distances d, 2 d, 4d... 12d. 2° Les étoiles composées ont des éclats différents et, par conséquent, sont visibles de la 13* grandeur à de très-grandes distances, comme cela résulte des observations d’Herschel, qui trouva pour les étoiles de la 1" grandeur d’une distance de d un éloignement de la distance de 42 d pour qu’elles devinssent des étoiles de la 6* grandeur. En continuant le même calcul, on a trouvé que, pour que les étoiles de la 1” grandeur apparussent delà 13% il faut qu’elles se trouvent à une distance telle que leur lumière n’arriverait chez nous qu’en 2700 ans.
Ces résultats, bien que peu exacts, suffisent cependant à faire voir que la lumière mettant 270 ans pour arriver d’Alcyone, l’éclat réel de cette étoile n’est pas celui de « du Centaure, mais celui deSirius; la lumièrç arrive de celui-ci en 20 ans; elle met donc 13 fois autant de temps. Si l’éclat d’Alcyone était réellement égal à celui de Procvon, elle serait de la 6' grandeur ; donc pour qu’elle soit delà 3e grandeur, il faut que sa clarté réelle soit comparable à celle de Sirius.
Ces étoiles restent visibles à l’œil nu à une plus grande distance encore, et elles sont toujours à la portée des puissants télescopes ; car elles restent dans la périphérie de l’espace annulaire A,v. Leur maximum de distance serait 2p ou le diamètre de cet espace. Il faudra 1080 ans pour que leur lumière nous arrive.
Los soleils lipoplanètes, étant de la 7' grandeur à la distance de 4 d, resteraient visibles de la 13' grandeur jusqu’à une distance de 48 d, distance qui surpasse celle des étoiles y et|3, où Herschel compta les 331000 étoiles à raison de 1G3000 étoiles de chaque côté du plan de la Galaxie.