I. MODE DK MULTIPLICATION DE LA LUMIÈRE PAR LE MOUVEMENT
§ 50i. On considère comme un jeu d’eofant l’apparition d’un arc lumineux produit par l’agitation rapide d’un charbon et de chaque autre corps lumineux. La largeur de cet arc lumineux reste égale au diamètre du corps lumineux agité; l’éclat du corps en repos est le même que celui de l’axe, de sorte qu’on ne peut pas y admettre une raréfaction de la lumière du corps lumineux pour eu faire ressortir un arc d’une superficie supérieure et d’un éclat inférieur. Le résultat suivant est différent de celui-ci.
Quand on fait tourner un disque devant une flamme ou un charbon, si le disque est percé près de sa circouféreuce on voit la flamme à chaque tour du disque. TanL que la vitesse est minime, il y a des éclipses de la flamme; mai» quand on fait tourner le disque plusieurs fois par 1*, la flamme persiste à être visible comme si le disque manquait de tout. On a trouvé ( Physique , t. II, p. 533), qu’il faut passer la lumière de la flamme au moins par les intervalles
de tV',84 pour arriver à l’œil afin de ne pas avoir d’éclipseg. Il est ainsi prouvé qu’il faut 0"84 de temps ponr la produclion des sentiments complets de la vision.
il est donc égal l’effet pour les faits physiologiques 4° que toute la lumière de la flamme arrive à l’œil ou 2* qu’elle y arrive à des intervalles de 0",84. jusqu’à présent on n’a pas employé cette méthode optique dans les observations astronomiques pour en tirer un régulateur des durées de la production des sentiments, durées dont les différences sont bien reconnues, ot cependant tout moyen manquait pour éviter ces différences.
Au lieu de faire tourner le disque sans que la flamme soit éclipsée, on peut faire tourner celle-ci ponr passer devant le disque percé deux fois par seconde. Il est ainsi prouvé qu’il y a multiplication de lumière par le mouvement des corps lumineux, de môme qu’il y a multiplication des sons par le mouvement des corps sonores. Cependant il reste toujours établi que cos multiplications ont leur cause, non pas dans les corps mômes, mais dans les durées de la production des sentiments, de sorte que cette cause toute physiologique n’est ni physique ni réelle.
A. Accroissement de l'éclat par le mouvement des satellites