LA PESANTEUR DE LA TERRE EST-ELLE LE RESULTAT
d’une attraction ou d’une poussée? Par les résultats obtenus pour les pesanteurs des montagnes AI et M' ou pour leurs intensités g', g", il devient évident que les longueurs des montagnes ne doivent pas être prises en considération; cela a même été démontré : i° par Maskelyne pour le mont Shehallien, en Écosse, mont complètement isolé; et 20 par Carlini pour le mont Cenis, uni des deux côtés avec la chaîne des Alpes.
En opérant avec le fléau horizontal, non pas comme Cavendish, Reich, Bayley, à côté des masses en forme sphérique, mais à côté des masses : i° en forme pyramidale, comme l’est le mont Shehallien ; et 20 en forme prismatique, comme l’est le mont Cenis, il devient évident que la longueur n’entre pour rien dans le résultat de l’intensité de la poussée, parce que la durée de chaque oscillation ne change pas par l’allongement de la masse des deux extrémités du prisme. Ainsi, pour sauver l’hypothèse de l’attraction, il n’est aucunement possible de l’admettre provenant du centre de la Terre comme si toute la masse y était accumulée. Cette hypothèse de concentration a été admise à cause des faits qui résultent des poussées faibles P — p exercées sur les corps
du barogène B — b qui émerge suivant les directions des diamètres qui se croisent dans le centre de la Terre pour y former les cônes AC'B = A'C' B' ( Jig . 5).
§ 75. DIFFÉRENCE ENTRE LE POIDS SPECIFIQUE ET l’iX-
tensité de la pesanteur. Si la masse M de la Terre est contenue dans une sphère de double rayon, son poids spécifique sera huit fois inférieur, tandis que la pesanteur sur sa surface sera quatre fois inférieure. La cause en est que les molécules matérielles contenues dans le rayon R sont en ce cas en quantité huit fois inférieure, mais dans le double rayon aRse trouve une double quantitéde molécules. Par suite, ces molécules a q sont d’une quantité quatre fois inférieure à celles Stj contenues dans un rayon R, lorsque le volume est huit fois inférieur. Ainsi, il est encore une fois prouvé que la pesanteur sur chaque partie de la surface terrestre correspond à la quantité de barogène b contenue dans les diamètres qui passent par cette partie.