DIFFÉRENCES ENTRE NOTRE SYSTÈME PLANÉTAIRE
et ceux des planètes lvmineuses. i° La Terre et les sept autres planètes sont obscures, et le Soleil seul est lumineux; dans les étoiles doubles, tous les corps du système sont lumineux. a° Les révolutions des sept planètes ont des durées qui varient entre 88 et 60000 jours, tandis que dans les planètes lumineuses la révolution la plus courte se termine en 36 ans, et que les plus longues durent quatre ou six siècles. 3° Au lieu de huit grosses planètes, on n’en trouve plus que trois lumineusfes. 4° Au lieu d’une grande différence de clarté entre l'étoile centrale et l’étoile périphérique, on ne rencontre que des différences médiocres; parfois les deux étoiles sont de même grandeur. 5° L’éclat du couple est supérieur à celui de la somme de ses deux éléments. 6° Le plus souvent l'étoile centrale est colorée, tandis que dans le Soleil la lumière est incolore.
§ 125. identité des durées des périodes d’éclat et de celles des révolutions. De chaque point de la surface des corps lumineux émerge une égale quantité de filets d’atomes de lumière; si la forme est ovalaire, il y a émission des rayons $ de l’hémisphère soulevé H et des rayons <p de l’hémisphère déprimé h. Dans les cas où fe plan orbiculaire du corps ovalaire passe par la Terre ou dans son voisinage, ce corps se trouvera, dans chaque
demi-durée - T de sa révolution, alternativement en cou-
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jonction supérieure et en conjonction inférieure. I.es rayons $ de l’hémisphère soulevé arrivent à la Terre lorsque le corps ovalaire est en conjonction supérieure, et, après la demi-période écoulée, c’est de la conjonction inférieure qu’arrivera la lumière <p émergeant de l’hémisphère déprimé h , parce que le corps reste avec le grand diamètre dirigé continuellement vers son corps central. Aucune des étoiles périodiques et des étoiles colorées ne tourne autour de sou axe, elles n’ont que le mouvement orbiculaire.
La durée des périodes d’éclat détermine celle de la révolution d’un corps périphérique visible autour de son corps central invisible, car de tels mouvements des corps lumineux autour des corps invisibles, précédemment douteux, ont été constatés par des observations directes ; la cause qui rend invisible le corps central est néanmoins restée inconnue.
Dans les cas où la distance entre la Terre et le plan orbiculaire du corps ovalaire est de 90 degrés, nous recevons continuellement la quantité constante ^ ($ 4-<p)
de lumière de la moitié ^ (H 4- h) de chacun de ses
deux hémisphères. A de telles distances des plans des orbites des corps ovalaires, il n’est pas possible de déterminer la durée de la révolution au moyen de l’éclat, car l’amplitude est nulle. Avec la diminution de la distance 90 degrés, les amplitudes des éclats croissent et les durées des périodes deviennent plus faciles à déterminer.
§ 126. DISPARITION DES PERIODES d’ÉCLAT ET APPARITION
des variations de clarté. Autour d’une planète peuvent circuler : i° le premier satellites seul; 20 le premier satellite avec le second s ; 3° le premier avec le second et le troisième S, et ainsi de suite. De même, autour d’un soleil peuvent circuler : i° la planète p correspondant à
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Mercure seule; 2° cette planète avec celle p correspondant à Vénus; 3° ces deux planètes avec celle P correspondant à la Terre, et ainsi de suite.
Les périodes des éclats qui résultent des deux satellites on des deux planètes ne sont pas en apparence aussi régulières que celles qui résultent d’un seul corps; les périodes apparaissent moins régulières lorsquelles résultent des trois corps. Daus les cas pareils, il est possible encore de les distinguer si les amplitudes des éclats sont considérables, et il faut pour cela que la distance entre la Terre et les plans de leurs orbites soit peu considérable; si les corps périphériques sont au nombre de quatre, les périodes d’éclat sont en même nombre, leurs durées correspondent à celles de leurs révolutions; ainsi, au lieu de quatre périodes distinctes, nous n’apercevons que des accroissements et des décroissements d'éclat; il u’est cepeudant pas impossible de les arranger de façon à faire apparaître la durée de chacune des quatre périodes qui se succèdent dans une seule et même étoile composée de quatre autres, mais pour cela il faut que le plan orbiculaire passe par la Terre et que l’observateur sache qu’il y a quatre planètes.