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NOMS DES PLANÈTES LCM1NELSES DES SYSTÈMES

célestes. Chacun de ces systèmes, après avoir éprouvé une série de changements, deviendra comme le nôtre, qui, à des époques différentes, passa successivement par tous les états dans lesquels se trouvent actuellement les planètes lumineuses. Dans le principe, chaque système planétaire parut dans l'espace sous la forme d’une bande de masse brûlante contenant dans ses molécules matérielles les deux éléments du mouvement orbiculaire à des intensités croissant de l’extrémité supérieure vers l’extrémité inférieure.

Cette cause physique fait avancer l’extrémité inférieure et produit une spirale qui se divise en neuf autres spi-

raies inférieures, dont la cinquième sc précipite sur la surface de l’enveloppe solide de son soleil; les huit autres, souvent perceptibles avec le grand télescope de lord Rosse, s’arrondissent l’une après l’autre et prennent la forme ovalaire. La première planète qui devient visible dans chaque système est la moins éloignée de son soleil.

Pour distinguer nos planètes les plus vieilles et celles qui sont éteintes des planètes jeunes et lumineuses, j’ai donné à celles-ci les noms que portaient autrefois nos planètes; je les nomme Hermès , Aphrodite, Gée, Arès, Zens , Chronos, Ouranos, Poséidon.

Quoique les huit planètes soient produites dans chaque système par la bande de masse brûlante expulsée de l'intérieur du Soleil, sa subdivision dépend de l’intensité croissante du mouvement orbiculaire. La portion inférieure /«' de la bande reste entourée d’amas de vapeur pendant le long intervalle de temps qu’exige la transformation de la bande en corps arrondi de forme ovalaire, changement qui résulte des faits suivants.

§ 128. ORIGINE DE LA FORME OVALAIRE DES CORPS CÉ- LESTES. Dans chaque système, le corps central intercepte, au moyen du barogène b de chacun de ses diamètres, une égale quantité du barogène B affluant de l’espace, et c’est en cela que consiste le fait qu’on indique par ces mots : Le corps central fait écran à ses corps périphériques. Chacune des portions m' , m ", ni", ..., mlx de masse brûlante pâteuse éprouve du côté de l’espace une poussée P exercée par le barogène affluant B; mais, du côté du corps central qui intercepte la quantité b de barogène, il existe une poussée inférieure : i° elle est P — p, pour la masse m! la moins éloignée ; et a0 elle est P — p -4-/3, pour les masses les plus éloignées (§ 45).

L’hémisphère H se soulevé du côté du corps central qui en éprouve une poussée P — p, et l’hémisphère h

SYSTÈME SOLAIRE. 1 3g

devient déprimé du côté de l’espace qui éprouve la poussée P. De la bande de masse expulsée possédant un mouvement orbiculaire à vitesse croissante proviennent neuf autres bandes dont l’une s’éloigne; chacune des huit autres, devenues arrondies, produit une planète. La couche superficielle doit geler et devenir un corps solide de glace transparente, pour livrer un passage rectiligne aux filets des atomes de lumière; car c’est ainsi que le corps devient visible, de même que dans l’atmosphère la nuée doit disparaître pour que le Soleil apparaisse.

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