XVJ
Des Mouvemens de vibration et du Son quils produisent , ou premiers
p rincipes d’ A co us ti que.
§ i . JL oüt ce que nous savons sur la production du son , nous a été appris par l’observation des corps solides sonores ; c’est pourquoi Y Acoustique sera exposée ici, et non pas, comme on le fait ordinairement, h l’article de la théorie de l’air.
$ 2. Si un fil de métal élastique tendu, ou toute autre espèce de corde d instrument ÂB (fi g- 18) est tiré de sa direction rectiligne AB, et ensuite abandonné à lui-même, il ne revient pas immédiatement à cette direction ; mais, semblable à un pendule écarté delà verticale , il va et revient avec beaucoup de vitesse, de part et d’autre de la ligne AB, en prenant, dans ses écarts, des courbures AGB, ADB, successivement opposées. Un mouvement de ce genre, lorsqu’il est très-rapide, se nomme mouvement ° oscillation ou de vibration . La théorie de ces mouvemens n’est pas facile : nous allons, par cette raison, exposer d’abord historiquement leurs lois, et ensuite nous les confirmerons par les expériences (2).
(1) On trouve un détail complet des lois du choc pour les corps solides , dans le Dictionnaire de Physique de Gehler, à l’article Stoss.{\ oyez aussi s’ Gravesande , Physices Elementa mathemat ica. )\ oyez sur-tout la Mécanique de M. Poisson.
(2) Quelques écrivains comprennent, sous l’expression mouvement de vibration ,
§ 3. Les 'vibrations d’une corde ont cela de commun avec les oscillations du pendule, qu’elles sont presque exactement isochrones. Le temps d’une vibration dépend de la longueur, du poids, de la tendon de la corde , et non pas de la nature de la substance dont * elle est formée.
§ 4* Lorsque les vibrations sont 1res- vives , on entend un ton déterminé qui est plus ou moins grave ou élevé , selon la vitesse des vibrations.
§ 5. On appelle monocorde ou sonomètre une tablette de bois sur laquelle on tend une seule corde ou un liés-pclit nombre de cordes, de manière qu’on peut changer leur longueur ainsi que leur tension. Cet instrument est tics-commode pour faire concevoir les lois des oscillations. Quand on fait des expériences avec cet instrument, on doit admettre le principe suivant qui se démontre par le calcul, c’est que les temps d'oscillation d’ 'une même corde , tout le reste demeurant égal y sont proportionnels à sa longueur (i).
un frémissement intérieur des plus petites particules d’un corps , par lequel elles changent réellement leurs situations respectives , quoique d’une manière imperceptible pour nos sens. Sans doute il y a de semblables frémissemens, mais ils ne produisent jamais de son. ( Voyez le Dictionnaire de Physique de Gelder , tome lit , page Soi .)
(î) Nous avons trouvé (pag. 5a , note i ) que la durée T d’une oscillation d’un pendule simple dont la longueur = L, est
On démontre d’ailleurs que l étant la longueur de la corde, /la force qui la tend ,
p son poids , g la gravité, h = LÜ-
on pose t — — , on aura
la durée d’une vibration, est = si donc P b
Sous l’hypothèse t — T, les formules (i) et (2) donneront
pl