DES CORPS WERTFORM ES
presser vers l’endroit où agit la chaleur j l’air s’accumule alors audessus de la place échauffée, ce qui produit nécessairement dans le haut un courant d’air qui se répand de tous les côtés. La chaleur produit donc toujours un double courant d’air , affluent au-dessous delà place échaudée, effluent au-dessus de la meme place.
Le froid doit évidemment agir delà manière opposée, et produire un courant d’air effluent au-dessous de la place échauffée, et un courant d’air affluent au-dessus.
§ 6. D’après cette théorie générale , les mouvemens causés par la chaleur et par le froid peuvent être expliqués facilement, en ayant égard aux diverses circonstances qui modifient chaque cas donné.
Ainsi, la plupart des vents proviennent de réchauffement et du refroidissement des différentes régions de l’atmosphère, particulièrement les vents constans et périodiques qu’on observe sous la zone torride.
C’est d’après les mêmes principes qu’agissent les courans d’air dans les fours et les cheminées, dans la lampe d 'Argont, dans les ventouses, etc. On peut observer, au moyen d’une bougie allumée, les deux courans d’air affluent et effluent à l’ouverture de la porte d’une chambre échauffée. On produit de même un courant d’air dans les mines, en y pratiquant un puits, ou une galerie, parce que la température de l’air de la mine, est très-différente de la température extérieure. Si cette différence ne produit par assez d’effet, on parvient souvent à ce but, en établissant un fourneau dans la mine.
J 7. Puisqu’à température et à pression égales , chaque fluide élastique possède un degré particulier de densité, tout changement qui a lieu dans la combinaison chimique d’un masse d’air, est, ainsi que la chaleur et le froid, une cause de mouvement. Chaque augmentation de densité agit comme le froid , chaque diminution comme la chaleur. Or , il se fait continuellement des changemens de combinaisons dans l’air atmosphérique , parce qu’au moyen de procédés organiques et chimiques, dont la plupart nous sont peut-être entièrement inconnus, tantôt il cède aux autres corps quelques-uns de ses principes constituons, et tantôt il se combine avec une partie des leurs. Il doit y avoir ainsi une source intarrissable de mouvemens , lesquels, cependant, 11e doivent être que rarement considérables, puisque les changemens de combinaisons ne se font qu’avec lenteur.
2o8 CINQUIEME SECTION.
J 8. De semblables changemens de combinaisons produisent des mouvemcns, non-seulement parce qu’ils changent la force élastique de l’air , mais aussi parce qu’z/s augmentent ou diminuent alternativement sa masse . Aux endroits ou la masse d’air augmente, il doit se produire un courant d’air effluent de tous les côtés. Aux endroits oii elle diminue, le contraire doit arriver. La cause la plus active de cet effet, est sans doute l’évaporation de l’eau. On a observé qu’il s’évapore annuellement une couche d’eau d’environ oo pouces de hauteur, dans les pays tempérés de l’Europe, et dans le rapport de pouce à-peu-près pour le mois le plus froid, et de f\ à 5 pouces pour le plus chaud. (Voyez Gehler et Fischer , art. Ausdünstung ). On peut imaginer, d’après cela , combien la masse d’air qui est au-dessus de l’immense surface des mers, augmente continuellement, surtout sous la zone torride , et l’on peut attribuer à cette augmentation une quantité de mouvemcns qui se répandent dans toute l’atmosphère.
Mais des mouvemcns beaucoup plus forts doivent avoir lieu par la cause opposée, c’est-à-dire, lorsque l’eau tombe sur la terre, en pluie, en neige et en grele : ils sont sur-tout remarquables dans les violentes pluies d’orage, ou souvent un espace limité de l’atmosphère, perd en un temps très-court plusieurs milliers de quintaux de masse , ce qui doit évidemment produire un courant d’air affluent de tous côtés vers cet endroit. En effet, c’est ce qu’on remarque quand on observe attentivement un orage.
§ 9. Les rnouvemens des autres corps, et particulièrement ceux de l’eau, se communiquent aussi à l’air. Lorsque l’air est tranquille, on remarque au-dessus de chaque rivière dont le cours est un peu rapide, un courant d’air dans la meme direction que ce cours, et il ne devient insensible que par l’effet d’un vent plus fort. Ceux qui connaissent les grands courans qu’on distingue dans les mers, concevront facilement qu’ils peuvent produire, de la meme manière, des mouvemcns considérables dans l’atmosphère. On se sert, dans les mines, d’un moyen qui a rapport à ces phénomènes, pour produire un courant d’air. Dans une galerie où coule un ruisseau, on place à une petite hauteur, sur celui-ci, une cloison de planches; au-dessous de celte cloison l’air suit le courant du ruisseau, et au-dessus il prend la direction contraire.
§ 10. On a imaginé une foule de moyens mécaniques pour pro-