LIVRE DEUXIÈME
qui convient le mieux à la première enlance, et que l’excès de la chaleur et surtout l’excès du froid lui sont préjudiciables, soit que ces excès influent directement sur une organisation très-faible encore, soit qu’ils agissent par l’intermédiaire de la mèi’e qui sert de nourrice. Voyez planche suivante.
.\près la première année, la mortalité des enfants change complètement : ou n’observe plus qu’un seul maximum et un seul minimum : le maximum se présente après l’hiver, et le minimum en été. Vers l’âge de huit à douze ans, ces termes se déplacent un peu et avancent dans l’ordre des mois, jusqu’après l’époque de la puberté, de manière que le maximum des décès s’observe en mai, et le minimum en octobre. Après la puberté, le maximum rétrograde jusqu’à l’âge de 25 ans, et vient se placer invariablement au mois de février, jusqu’aux âges les plus reculés. Quant au minimum , il ne quitte plus le mois d’octobre; mais il s’en établit un second au mois de juillet, qui y persiste aussi jusqu’à la fin de la carrière de l’homme, de manière qu’entre ces deux minima placés à trois mois de distance, on remarque un maximum secondaire, peu prononcé, à la vérité, pendant le mois de septembre.
Ainsi, quand l’homme et la femme ont achevé leur développement physique (après l’âge de 25 à 30 ans), ils sont, comme les enfants pendant leur première année, le plus exposés à la mortalité après les chaleurs de l’été, et surtout après les rigueurs de l’hiver.
Le tableau qui suit fera mieux concevoir l’ensemble de ces résultats et leur appréciation numérique. 11 est bon de prévenir que, dans les calculs, j’ai eu égard à l’inégale longueur des mois ; et la somme des décès, pour chaque amiée, vaut le nombre 12.
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Lignes indiquant la mortaXiti aux différents âges.
Les signes + et marquent les points maxima et minima de chacune des lignes de mortalité.