LIVRE PREMIER
tient à l’agriculture, au commerce, à l’industrie, etc. Les questions sont trop nombreuses pour qu’elles puissent toutes fixer l’attention dès le premier instant. D’ailleurs les gouvernements ne sont pas encore préparés à fournir les éléments d’un travail d’ensemble, et c’était à eux que devait s’adresser l’appel de leurs délégués.
La statistique des différents Etats ne doit pas être confondue avec une statistique individuelle. Celle-ci doit procéder librement ; elle peut traiter des questions particulières, examiner des difficultés qui appartiennent uniquement à un État donné, peut-être même à une classe d’hommes. Mais la statistique des États, marchant dans une voie plus large.
rédaction dea atatistiques ofiiciellea ae sont réunis, et ont pria l’engagement de faire un essai sur les documents qu'il peut être utile de présenter en premier lieu. La commission, lors de ce congrès, tenu sous les auspices de S. A. R. le prince Albert, a présenté son rapport dans la séance générale du 18 Juillet 1860. Les pays qui ont souscrit à l'engagement de présenter un plan de statistique générale entre les différentes nations, étaient :
L’Angleterre, représentée par M Farr, directeur du registre général ;
L'Autriche, — M le baron de Czœrnig;
La Bavière, ^ M. de Hermann, conseiller général ;
La Belgique, — MM. Quételet et Heuschling;
Le Danemark, — M. David, ancien ministre des finances;
L'Espagne, ~ M. le comte de Ripalda;
Les États-Unis, — M. le docteur Edw. Jarvis ;
La France, ~ M Legoyt, directeur de la statistique ;
Le Hanovre, — M. le professeur Wappûus ;
L'Italie, — M. Gaétan Yanneschi ;
Les Pays-Bas, — M.deBaurohauer,directeurdela8tatistique ;
Le Portugal, — M. le docteur Deslandea;
La Prusse, — M. Kngel, directeur de la statistique;
La Russie, — MM. de Bouchen et Yernadski;
La Saxe-Ducale, M. Hopf, directeur de la Banque;
La Suède, — Berg, directeur de la statistique ;
La Suisse, -« MM. Yogt et Kolb.
Tel était le programme, qui s’est successivement augmenté de plusieurs noms recommandables dans la science, MM. Maestri, le marquis d’Avila, Brown, Ssemenow, Ficker, E.-B, Elliott, Pioda, tous représentants de leur pays respectif.
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doit, au contraire, offrir entre ceux-ci des rapprochements faciles. Four établir les comparaisons, on doit éviter de recourir à un grand nombre d’ouvrages et n'user que de chiffres constatés officiellement; s’il s’y trouve des erreurs, on les aura bientôt aperçues, et les hommes les plus compétents seront les premiers iV les signaler (i).