TABL. VIII
Ainsi, avec notre procédé abrégé, 6 divisions nous ont suffi pour effectuer la répartition des sièges suivant le S Q', tandis qu'il en eût fallu au delà de 160 avec le procédé ordinaire d'Hondt. Et le nombre 6 resterait sensiblement le même si celui des sièges devenait double, triple, quadruple ; tout au plus aurait-on à calculer un ou deux quotients pour la liste D.
En moyenne, il faut compter 2 divisions par liste, au besoin trois pour les listes numériquement les plus fortes. Il n'y a pas lieu de faire entrer en ligne de compte les 5 divisions qui nous ont été nécessaires pour obtenir le quotient vrai et les quatre quant ums vrais, car nous verrons que, dans toute élec-
tion, la connaissance de ces grandeurs est indispensable^ quel que soit le système de répartition auquel on ait recours.
Il n'était même pas nécessaire de connaitre les quotients soulignés en plein : il eût suffi de calculer dans chaque liste le quotient venant au-dessous du souligné et de prendre ensuite, pour compléter les /i sièges, ces quotients de seconde ligne, en suivant Tordre décroissant de leur valeur numérique. Cette manière d'opérer eût réduit le nombre des divisions à '^ ou 4 pour une élection quadri-partite. Dans le tableau ci-dessous^ opérant comme il vient d^étre dit^ nous nous sommes borné à indiquer par un gros trait horizontal le quotient que donnerait la division par la partie entière du quantum vrai correspondant à chaque liste. Il nous a suffi ensuite de calculer le quotient obtenu par le diviseur suivant, sauf pour la liste la plus forte A, où il a fallu obtenir les quotients par les 3 diviseurs lyS, 176 et 177, quotients tous plus grands que ceux des autres listes. Au total, 6 divisions seulement, au lieu de 200 et plus, pour une élection quadri partite à 200 sièges. — Les quantums vrais utilisés sont : 174,58 ; 18,62 ; 3,86 ; 2,94*
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TABL
Notre manière d'opérer et le dispositif adopté pour la représenter mettent bien en lumière à la fois, d'une part la genèse commune des Systèmes du quotient vrai et du quotient fictif, d'autre part le mode différent suivant lequel les deux Systèmes répartissent les sièges. Dans l'exemple du Tabl. VIII le S Q aurait accordé le 1 60^ siège indivis au reste le plus grand, c'est-à-dire à la liste D qui possède 99/100 du quotient élec- LoraL Le SQ' le donne au parti le plus fort, à celui de la liste A qui a déjà son compte exact avec i35 sièges ; c'est tout simplement comme s'il prenait les 198 voix du parti D pour en faire cadeau au parti A.
Dans l'exemple du Tabl. IX, le S Q attribuerait un siège de plus à chacune des listes B, C, D ; le S Q' donne ces 3 sièges supplémentaires à la liste A qui a déjà plus que son quantum avec 1 75 sièges et qui se trouve ainsi gratifiée de 2 sièges auxquels elle n'a aucun droit.
Nous donnons dans le tableau suivant un troisième exemple numérique de notre procédé abrégé. Il s'agit d'une élection à ao sièges et 4 listes ; les quantums exacts sont inscrits au-dessus de chaque liste. La répartition est obtenue ici avec 3 divisions seulement.
TABL. X