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scientifique, et l’autre que la partie pratique, ont senti ensuite le besoin de se rapprocher mutuellement, et l’on a tout lieu de croire que ces coqis n’auront qu’à s’en féliciter. Espérons qu’il en sera de même de l’économie politiipie et de la statistique, qui, bien que séparées dés leur origine, se sont toujours regardées depuis avec une espèce de méfiance, et qui tendront certainement à se rapprocher, peut-être même à s’unir.
Nous ne pouvons qu’indiquer très-sonunaireinent quelques cau.ses des variations auxquelles on doit avoir égard, bien quelles ne soient presque jamais prises en cnn.sidération. Outre le nombre d’années et la grandeur d’une population, il faut estimer encore les coefficients qui dépendent : 1” de l’àge des conjoints dans le mariage ; 2" de la demeure dans les villes ou les campagnes; 3" de l’intlueuce du genre de vie pour les rentiers, les militaires, les commerçants, etc. ; 4" de l’intluence des s;iisons ; 5" de l’influence des sexes. On dira qu’on a égard à laphipart de ces causes influentes: on les distingue sans doute; mais on n’a point recherché \p: coefficient numérique qui iloit respectivement les représenter, ni les variations que ce coefficient peut subir. Ce sont dos causes modificatives dont on connaît l’existence, mais dont on ne saurait encore assigner la valeur plus ou moins grande.
Dans les statistiques, la cause d’erreur la plus forte, celle qui rend leur régularité à peu prés impossible, tient au manque de précision avec lequel les documents sont généralement recueillis. Peut-on appliquer des corrections mathématiques à des nombres, quand on est persuadé que ces corrections sont dépassées de beaucoup par les erreurs qu’on néglige?
Le premier soin à prendre est de connaître la grandeui' dos nombres dont on fait usage. Or, cette partie de la sta-