‹ Physique sociale, ouChapitre 15 sur 238 · PLAN GÉNÉRAL d’uNE STATISTIQUE ADMINISTRATIVE · texte numérisé non relu

PLAN GÉNÉRAL d’uNE STATISTIQUE ADMINISTRATIVE

L’idée qui prédomina, dans 1a formation d’un congrès général de statistique, fut de mettre de l’imité dans les travaux des nations les plus éclairées, pour les rendre facilement comparables (i). 11 n’avait d’abord été question que de réunir les délégués des gouvernements et de s’assurer de leur concours ; mais on vit bientôt combien on aurait à gagner en appelant aussi les statisticiens les plus habiles, pour profiter de leurs conseils. Après les réunions successives de Bruxelles, de l’aris et de Vienne, on comprit qu’il convenait, avant la réunion générale, de s’entendre séparément sur les besoins mutuels des différents pays et sur

(1) S(â<f*5ft9u« etc., pages 1 et suivantes. Bruxelles

1866, chez M. Hayez.

un plan commun qu’on aurait à suivre; on sentit qu’il fallait un langage uniforme pour abréger les travaux et pour amener l’unité tant désirée entre les gouvernements.

La première réunion particulière pour cet objet eut lieu - au congrès de Londres. Les délégués des nations s’accordèrent parfaitement sur la marche à suivre, et l’on chargea le président du premier congrès tenu à Bruxelles de donner publiquement connaissance à la réunion, du plan qui avait été arrêté pour tâcher d’arriver à la formation d’une Statistique générale.

Les ^aies des délégués furent énoncées d’une manière plus explicite dans les termes suivants, devant l’assemblée générale, tenue le 19 juillet 1860 (i) ;

« Quand les représentants des différents paj's se sont réunis pour la première fois, et (ju’ils ont eu leur première conférence, il a été bien entendu qu’il s’agirait, avant tout, des travaux généraux des nations, et qu’on ne chercherait pas à soulever des questions particulières, qui peuvent avoir sans doute un grand intérêt, mais qui ne concernent pas leur but général.

“ 11 faut réunir des notions exactes sur ces différents pays, et faire en sorte que les comparaisons puissent s’étendre, d’une manière sûre, d’un pays à l’autre, pour, éviter à la fois des pertes de temps considérables et des erreurs assez graves qui peuvent se présenter dans les comparaisons. 11 est important d’avoir des documents ■ recueillis avec soin, comparés entre eux par les hommes les plus intelligents et présentés sous la forme la plus simple.

- A cet effet, les documents essentiels doivent être

<1) Ce projet et les conclusions se trouvent dans le Report of tht proceedingt ofthe fourth tessùn\ ofthe international statùtical congress. Londres, in-4<>, 18ÜI ; pages 119 et suivantes.

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