QUINQUINA PUBESCENT. CINCHOJSA PUBESCENS
Cinchona pubescens. Yahl. Act. Soc. Hist. Nat. Hafn.
(Planche 72.)
Ce quinquina s’élève , sur un tronc droit , à quinze ou vingt pieds de hauteur. Ses rameaux, pubescens à leur partie supérieure , se garnissent de feuilles pétiolées , ovales , quelquefois cordiformes , velues , à nervures fortes et parallèles. La configuration de ces feuilles varie singulièrement dans les différens individus et quelquefois sur la même plante. La panicule est terminale, pubescente, garnie de fleurs nombreuses , blanches en dedans , rouges en dehors , avec de petites bractées à la base des divisions des pédoncules. Le calice est coloré , à cinq dents aiguës , adhérent à l’ovaire dans presque toute son étendue. La corolle est tomenteuse , à cinq divisions ovales , parsemées de poils blanchâtres -, son tube renferme cinq étamines dont les filets sont très-courts. La capsule est cylindrique , glabre , longue d’un pouce , un peu rétrécie vers la base.
On rencontre cet arbre dans les Andes et les forêts chaudes du Pérou. Ses écorces constituent le quinquina jaune royal ou quinquina calisaja ; elles sont larges , peu roulées , d’un tissu fin et serré , d’un jaune foncé intérieurement, imitantla couleur de la cannelle. Leur arôme est peu sensible; mais elles manifestent une saveur éminemment amère. Ce quinquina , d’ail-
leurs très-estime , est souvent confondu avec plusieurs espèces ou variétés différentes.
Quelques botanistes regardent le cinchona hirsutci, le cinchona purpurea et le cinchona ovata, de Ruiz et Pavon , comme des variétés du précédent. Les écorces du cinchona purpurea sont aujourd’hui très-ré pandues par la voie du commerce 5 elles sont d'un jaune rougeâtre et d’une amertume très-remarquable.