ASCLÉPIAS. ASCLEPIAS
Calice petit , à cinq dents. Corolle en roue , à cinq lobes ouverts et réfléchis. Cinq appendices en forme de cornets s’inclinant vers le centre de la fleur. Étamines larges , formant un tube pentagone autour du stigmate , et portant chacune intérieurement une anthère !» deux loges. Deux ovaires surmontés d’un seul stigmate pentagone. Follicules oblongs, aigus, souvent renflés, contenant dés semences couronnées d’aigrettes.
ASCLÉPJAS DOMPTE-VENIN. ASCLEPIAS V/NCETOXICVM.
Asclepias vinceloxicum. Linn. Spec. 314. DC. Fl. Fr.
2790. Fl. Dan. t. 849.
(Planche 58.)
De sa racine horizontale , noueuse , chargée d’une multitude de fibres, s’élève une tige simple, faible, cylindrique , haute d’environ un pied , portant des feuilles opposées, ovales, pointues, un peucordiformes , pétiolées , d’un vert foncé en dessus , d’un reflet plus pâle en dessous. Les fleurs sont disposées par petits bouquets pédonculés dans les aisselles supérieures des feuilles et au sommet delà tige. La corolle est d’un tissu compacte , blanche, avec une légère teinte verdâtre. Cette plante habite les lieux incultes , les bois secs et sablonneux ; elle est assez commune aux environs de Paris.
La racine fraîche du dompte-venin manifeste une
odeur forte , nauséeuse , une saveur âcre ; son suc passe pour délétère. Elle fournit un principe gommo-résineux, un principe volatil âcre , et de l’oxalate de chaux. Haller et Bulliard regardent celte plante comme vénéneuse ; suivant ce dernier, elle aurait excité de violens vomissemens. Je ne sais s’il existe des faits qui prouvent son action malfaisante ; mais je pense qu’on doit la tenir pour suspecte à cause de ses affinités avec d’autres espèces dangereuses.
La dénomination hyperbolique de cet asclépias annonce les grandes vertus que des naturalistes et des médecins peu exaçts lui ont jadis attribuées. Les principes âcres et stimulans que rçnferme sa racine peuvent la rendre diaphonique dans quelques circonstances; mais qui voudrait en faire usage contre les maladies ataxiques , la peste , l’hydrophobie , d’après l’autorité de Tragus , de Chomel , et autres auteurs surannés ?