t. 78. Kern. Gen. Plant, vol. 3. Icon
(Planche 56.)
Cette brillante espèce abonde dans les bois humides rie l’Amérique septentrionale. Elle se distingue par ses
fleurs d’un rouge de feu , par sa tige droite , quadrangulaire , garnie de feuilles opposées , sessiles , ovales , terminées en pointe, et d’un joli vert. Les fleurs sont unilatérales , presque sessiles , disposées en épi au sommet de la tige. Le calice est à cinq divisions presque filiformes, persistantes-, la corolle est en entonnoir, longue d’environ un pouce , d’un rouge vif en dehors , d’une couleur orangée en dedans , à cinq découpures lancéolées, ouvertes.
Aucun travail chimique n’a été entrepris sur ces deux plantes; toutefois elles paraissent recéler un principe nauséeux, amer, qui les rapproche des poisons. On a même imposé à la première le nom de Brinvilliers (i). Au rapport de Puinh , elles attaquent l’une et l’autre l’appareil nerveux, causent des vertiges, la dilatation des pupilles , etc. Suivant Chalmers, cité par Murray, la spigélie du Maryland, administrée à forte dose, a produit l’obscurcissement de la vue , des convulsions et la mort. Cependant on a beaucoup prôné en Europe ces deux plantes contre les affections vermineuses . Linné a surtout fait l’éloge de la première espèce dans le cinquième volume des Amcemtcites academicœ. Les nombreuses expériences faites en Amérique par le docteur Browne constatent en effet son action éminemment vermifuge; en Suède, une femme a été délivrée de treize vers lombricoïdes qui la tourmentaient horriblement. Le docteur Dahlberg donnait cette plante
(1) On a voulu faire de la marquise de Brinvilliers une autre Locuste; nous ne prétendons point qu’elle fût innocente, mais elle n’avait certainement pas les profondes connaissances qu’on lui a prêtées dans l’art de préparer les poisons.
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en poudre à la dose de vingt grains, deux ou trois fois par jour, et en infusion jusqu’à deux ou trois gros ; il continuait ainsi pendant une ou deux semaines en interposant un laxatif tous les quatre jours. Le docteur Home a confirmé par de nouveaux essais les expériences qui avaient été tentées aux États-Unis sur la spigélie du Maryland par Linning, Garden et Chalmers. Gilibert , avec le secours de cette même plante , a guéri un enfant de dix ans en proie à des convulsions occasionées par un foyer vermineux.
Browne faisait bouillir deux petites poignées de spigélie anthelmintliique dans deux livres d’eau réduites à moitié , et il ajoutait à la colature du sucre et du jus de citron ; la dose de ce remède était de deux à quatre onces, matin et soir, pendant trois jours de suite. Il prescrivait en même temps quelques lavemens pour entraîner les vers. Cette boisson faisait dormir comme l’opium ; mais le malade , en s’éveillant , était gai , avait les yeux animés. ( The civil and natural History oj Jamaica .) Linning emploie particulièrement la racine de spigélie du Maryland ; il la donne en poudre à la dose de dix à douze grains , et en infusion à la dose d’un scrupule aux enfans d’environ trois ans. On prend ce remède matin et soir pendant plusieurs jours ; lorsqu’il ne produit point d’effet laxatif, il convient de donner de temps en temps quelques grains de calomel.
Ces plantes sont rarement employées en France. Malgré leur qualité vermifuge, nous pensons qu’on doit être circonspect sur leur usage , surtout à l’égard des enfans d’un âge encore tendre. D’après l’aveu de Linning et de Brocklesby , elles peuvent exciter un pro-
fond assoupissement , des vertiges et autres symptômes fâcheux. Bergius, qui a souvent employé la spigélie du Maryland, a également signalé son action narcotique, et Van Swieten regarde l’autre espèce comme un remède dangereux pour les enfans. Satis autem patet , omnia hœc valida remedia magnâ cum cautelâ tantum adhiberi posse , etvix locum kabere in teneris inf antibus unquàm. ( Comment, in Boerh. , aphor., tome 4 » page 656.) Il résulte de ce qui vient d’être dit, que ces médicamens , administrés à hautes doses, peuvent produire les phénomènes propres aux poisons narcotiques âcres. Nous ne pouvons que renvoyer à notre introduction , page 27 , où nous avons tracé les moyens thérapeutiques qui conviennent à ce genre d’empoisonnement.
PIIYTOGRAPHIE
APOCYNÉES. APOCYNEÆ.
Apocyneœ. Juss.
NÉRIUM. NERIUM.
Calice à cinq divisions. Corolle en entonnoir; tube insensiblement dilaté , portant à son orifice cinq appendices découpés en deux ou plusieurs lobes ; limbe à cinq divisions obtuses et obliques. 4bUières en fer de flèche, conniventes, terminées par un filet coloré. Style simple, stigmate tronqué , porté sur un rebord annulaire. Follicules grêles, allongés, contenant un grand nombre de semences couronnées de poils.
NÉRIUM LAURIER-ROSE. NERIUM OLEANDER.
Nerium oleander. Linn. Spec. 305. DG. Fl. Fr. 2788.
(Planche 57.)
Tout le monde connaît ce charmant arbuste qui , dans la belle saison , orne nos jardins , nos terrasses , nos promenades ; mais bien des gens ignorent ses qualités pernicieuses. Sa tige , haute de six à huit pieds , se divise en plusieurs rameaux verdâtres, longs, flexibles et redressés. Ses feuilles sont opposées, souvent ternées , longues , étroites , fermes , lancéolées , pointues , permanentes , d’un vert foncé , et marquées en dessous par une forte nervure longitudinale. Ses fleurs s’élèvent
en magnifiques eorymbes à l’extrémité des rameaux; elles sont d’un rose plus ou moins vif, et quelquefois blanches. On trouve le laurier-rose dans l’Europe australe , où il croît spontanément ; il abonde dans l’île de Crète , sur le bord des ruisseaux et dans tous les lieux frais. (Sommuvi, V oyage en Grèce.) On le retrouve sur les bords de l’Eurotas et dans tous les marais du Péloponèse. (Pouqdeville , Voyage en Morée.) Il embellit les rivages du Guadalquivir, le Bétis des anciens. (Fée , Flore de Virgile .)
Dioscoride et Galien ont connu le laurier-rose et ses qualités malfaisantes ; Apulée l’a surtout décrit avec beaucoup de précision dans son Ane d’or, livre 4 • C’est le rhododendron de Pline. Suivant ce naturaliste , il est un poison pour les bêtes de somme , les chèvres et les brebis, Jumeniis, caprisque et ovibus vetienum est. ( Hist . nat. , lib. 16, cap. 20.)
PROPRIÉTÉS DÉLÉTÈRES
Les expériences des modernes ont confirmé l’observation des anciens : les chevaux, les ânes, les mulets, les chèvres, les moutons, les chiens , etc. , succombent sous l’influence délétère de cet arbuste, qui recèle dans toutes ses parties un principe vireux , âcre et volatil. Ses divers produits, l’infusion, la décoction des feuilles et des rameaux, l'eau distillée, 1 extrait des feuilles, sont vénéneux.
Un fait recueilli par Morgagni prouve son action prompte et funeste sur l’homme : le suc des feuilles , mêlé avçc du vin , oeçasiona à une femme de soixante ans des vomissemens affreux, suivis de syncope, et
PHYTOGR APHIE
d’aphonie. Son pouls était petit , faible , tendu ; ses lèvres noires : elle mourut neuf heures après avoir avalé ce poison. Le corps était violet postérieurement depuis la tête jusqu’aux pieds; la partie antérieure était dans l’état naturel. Le ventre n’était point météorisé ; il conservait un peu de chaleur, ainsi que la poitrine, bien qu’il se fût déjà écoulé dix-sept heures depuis la mort. Les vaisseaux sanguins de l’estomac, des intestins et de l’épiploon étaient très-distendus. L’estomac et le duodénum contenaient une petite quantité d’un liquide verdâtre ; on ne remarquait aucune altération dans les membranes. La face postérieure du poumon droit était rouge et adhérente ; le poumon gauche était flétri. Tous les autres viscères de la poitrine et du bas-vent-re étaient d’ailleurs dans l’état naturel. (Morgagni, de sedibus et causis morborum, epist. 5g.)
On rapporte que des soldats français périrent dans l’île de Corse, où le laurier-rose est très-commun, pour avoir mangé des volailles qu’ils avaient fait rôtir avec des branches de cet arbuste. Plenck a inséré dans sa Toxicologie un fait semblable , extrait du Traité des Poisons de Libautius.
Le 29 mars 1829, une jeune veuve avait pris une forte décoction de feuilles de laurier-rose , qu’on lui avait indiquée comme un emménagogue efficace. Quelques instans après elle fut prise de nausées et de vomissemens accompagnés d’une céphalalgie violente , d’entéralgie avec un sentiment de feu à la gorge, d’angoisses, de convulsions et de fréquens evanouissemens. Le pouls était concentré , intermittent , presque éteint. On lui donna d’abord une certaine quantité de lait qui fut
presque aussitôt rejeté. M. le docteur Martini , appelé environ trois quarts d’heure après l’empoisonnement , fit prendre à la malade environ trente grains d’ipécacuanha en trois doses , et puis une nouvelle dose de dix grains dans une émulsion de gomme arabique. Ce vomitif agit merveilleusement, et dissipa peu à peu tous les symptômes graves. Le lendemain , quelques lavemens et une solution de sulfate de magnésie complétèrent la guérison. (Larder, sui Funghi Saggio generale .)
M. Loiseleur-Deslongchamps dit qu’un malade, à qui l’on avait conseillé trois grains de laurier-rose en poudre, en ayant pris douze grains à la fois, eut des vomissemens abondans et douloureux, accompagnés d’éblouissemens , de défaillances et de sueurs froides. Une grande quantité d’eau sucrée et une potion éthérée calmèrent tous ces accidens. Ce médecin a essayé sur lui-même l’extrait des feuilles ; il a commencé par de petites doses , et successivement il a fini par en prendre dix grains. Alors il a perdu l’appétit; il a éprouvé une courbature douloureuse dans les membres, une débilité musculaire très-prononcée, avec un malaise universel.
Les phénomènes suscités par le laurier-rose sont ceux des poisons narcotiques âcres. On y remédie par les boissons délayantes , par des potions émétisées, si le malade n’a point vomi. On passe ensuite à une méthode émolliente ou tonique , suivant l’état d’irritation ou de faiblesse.
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PROPRIÉTÉS MÉDICALES
Cet arbuste n’est plus consacré aux usages médicinaux. On employait autrefois en topique la décoction des feuilles pour exciter le système dermoïde , dans les cas de dartres et de gales rebelles ; on a même essayé intérieurement l’extrait contre ces mêmes affections. Ceux qui voudront se livrer à de nouveaux essais ne doivent pas oublier que les divers produits obtenus du laurier-rose sont de violens poisons , non-seulement pris à l'intérieur, mais encore appliqués sur la peau , et à plus forte raison si cet organe se trouve ulcéré. La poudre des feuilles , employée pour exciter la membrane olfactive , est un puissant sternutatoire , qui peut également donner lieu à de graves accidens. Les propriétés délétères de ces arbustes s’exaltent dans les pays chauds; ceux qu’on cultive dans le Nord sont moins vénéneux. Ils varient pour la nuance de la fleur ; il y en a à fleurs blanches, à fleurs couleur de chair, à fleurs panachées.
Le nérium odorant est aussi une très-belle espèce qu’on cultive dans les jardins, mais elle est plus petite et plus délicate; ses fleurs sont odorantes, d’un rose plus ou moins vif, ou blanches. Cet arbuste, originaire de l’Inde, est également délétère.
APOCYN. APOCYNUM.
Calice très-petit , à cinq divisions. Corolle campanulée , à cinq lobes roulés en dehors. Ovaire entouré de cinq corps glanduleux. Anthères conniventes , bifides à leur base. Style très-court ; stigmate large. Follicules longs et aigus. Semences couronnées d’une longue aigrette.
APOCYN GOBE-MOUCHE. APOCYNUM ANDROSAE MI FOLIUM.
Apocjnum androsœmifolium. Linn. — Apocynum canadense. Bocc. Sic. 35. t. 16. f. 3.
Originaire du Canada et dè la Yirginie, cetapocyn se distingue par ses bouquets de fleurs d’une nuance purpurine. Sa tige rougeâtre, rameuse, liante d’environ deux pieds, se divise en rameaux garnis de feuilles opposées , ovales , pointues , portées sur de courts pétioles, vertes en dessus, d’une couleur plus pâle en dessous , légèrement pubescentes en leurs bords et sur leurs nervures postérieures. Les fleurs naissent en bouquets ombelliformes aux sommets de la tige et des rameaux ; elles sont d’un rouge plus ou moins foncé en dehors, blanches intérieurement. On cultive cette jolie plante pour la décoration des jardins. Elle est remplie d’un suc laiteux très-caustique , qui enflamme et ulcère la peau. Ses émanations ont quelquefois produit le gonflement de la face et des mains.
Les fleurs de cette espèce exsudent une liqueur mielleuse qui attire les mouches-, mais à peine ces insectes ont-ils insinué leur trompe entre les corpuscules glan-
PIIYTOGRAPIIIE
iluleux qui entourent l’ovaire , qu’ils se trouvent pris comme dans un piège. On trouve souvent deux ou trois mouches engagées dans la même fleur.
APOCŸN A FLEURS HERBACÉES. APOCYNUM CANNABINUM.
Aporjnum cannabinum. Linn. — Apocjnum canadcnse.
Moris. Hist. 3. 609. t. 3. f. 14.
Ses liges sont herbacées, rougeâtres, pubcscentes dans leur partie supérieure, hautes d’environ trois jiieds , garnies de feuilles ovales , vertes en dessus avec quelques poils rares , blanchâtres et cotonneuses en dessous. Les fleurs sont petites , d’une couleur herbacée ou d’un vert blanchâtre , disposées en corymbe , et soutenues par des pédoncules pubescens. Les fruits sont longs, très-grêles, presque semblables à des aiguilles.
Cette plante , qu’on cultive au Jardin du Roi , est également imprégnée d’un suc laiteux très-âcre. Plenck l’a rangée parmi les poisons , ainsi que l’apocyn maritime ( apocynum Fenetum. Linn.). Cette dernière espèce croît en Italie , aux environs de Venise et dans les îles Adriatiques; elle a des feuilles oblongues, salieiformes , finement dentées et d’un joli vert. Ses fleurs sont purpurines , blanches dans une variété , disposées en bouquets lâches au sommet des rameaux. L’apocyn maritime répand une odeur forte , nauséeuse ; ses feuilles tuent les chiens , les loups , les renards , etc.
CYNANQUE. CYNANCHUM.
Calice très- petit, à cinq dents. Corolle presque en roue; limbe plane à cinq divisions longues et linéaires. Centre de la fleur occupé par un corps cylindrique , oblong, droit et deuté. Anthères aduées à la face interne des filamcns. Style très-peu apparent ; deux stigmates. Follicules oblongs et aigus.
CYNANQUE DE MONTPELLIER. CYNAHCHUM MONSPELIACUM.
Cjnanchum monspeliacum. Linn. Spec. 311. DC. Fl. Fr.
2789. Jacq. Plant. Rar. t. 340.
D’une racine longue et traçante s’élèvent des tiges herbacées, cylindriques, sarmenteuses , volubiles et pleines d’un suc laiteux. Les feuilles sont pétiolées, arrondies, cordiformes, un peu pointues et veinées. Les fleurs sont blanchâtres , attachées à des pédoncules rameux , disposées en corymbes latéraux ; la corolle offre, six divisions allongées, étroites et très-ouvertes.
On trouve cette plante aux environs de Montpellier, et de Narbonne, dans les terrains sablonneux. Elle se reproduit sous une variétç dont les feuilles sont moins larges, plus pointues, et les pédoncules communs plus allongés. On çn obtient un suc gommo-résineux qu’on substitue quelquefois h la scammonée de Syrie, mais qui est moins énergique : ce suc épaissi porte le nom de scammonée de Montpellier.
PHYTOGUAPH1E
CYNANQUE DROITE. CYNANCHUM ERECTUM.
Cynanchum ereclum. Linn. Spec. 311. Jacq. Hort.
Yind. t. 38.
Cette espèce a des tiges droites, glabres, un peu rameuses , hautes d’environ trois pieds. Ses feuilles sont opposées , pétiolées , cordiformes , pointues , d’un vert un peu glauque. Ses fleurs sont nombreuses , blanches, disposées en corymbes latéraux , lâches , situés vers la partie supérieure des tiges. La corolle est divisée profondément en lanières oblongues, un peu obtuses, s’ouvrant en étoile. Cette plante est originaire de la Syrie 5 elle contient un suc laiteux très-âcre , d’une qualité drastique.
Au rapport dePuinh ( materia venenarià), un demigros defeuilles a produit sur un chien des vomissemens , des convulsions et la mort, bien que l’animal eût rejeté le poison.
Quelques autres végétaux appartenant au mémegenre se font également remarquer par leur énergie. Le cynanchum viminale, espèce volubile , dont la tige est nue, filiforme, contient un suc très-caustique. Le cynanchum arguel de Delille purge avec violence ; ses feuilles servent à sophistiquer le séné d’Égypte. Le cynanchum vomitorium et le cynanchum tomentosum de Lamarck manifestent des propriétés analogues à celles de l’ipécacuanha , et remplacent dans divers pays cette racine.
PÉRIPLOCA. PERIPLOCA.
Calice à cinq dents. Corolle à cinq divisions profondes et ouvertes. Cinq filamens alternes avec les divisions. Semences aigrettées.
PÉRIPLOCA DE GRÈCE. PERIPLOCA GRÆCA.
Periploca greeca. Linn. Spec. 309. Duham. Arbr. 2. t. 11.
Ses tiges volubiles, hautes de vingt à trente pieds, se divisent en rameaux minces , souvent entrelacés les uns dans les autres, garnis de feuilles ovales, aiguës à leur sommet et d’un vert luisant. Les fleurs sont disposées en petits corymbes axillaires , d’un pourpre foncé , d’une odeur nauséeuse ; la corolle est garnie intérieurement et sur ses bords de poils courts , blanchâtres , très-serrés.
Cet arbrisseau est depuis quelque temps répandu dans nos bosquets, où son beau feuillage sert à couvrir les murs, à former des tonnelles et des berceaux. Ses feuilles sont vénéneuses pour les chiens et les loups. On les recueille en Syrie pour les mêler au vrai séné , qui acquiert alors des propriétés très-actives et purge avec violence.
Le périploca à feuilles étroites ( periploca a/igustifolia ), autre arbrisseau d’ornement, à fleurs blanches au centre et largement bordées de pourpre , est également vénéneux.
Le périploca scammonée ( periploca scammonium) est encore un arbrisseau grimpant qui croît en Égypte, et qui fournit un suc laiteux très-âcre. Ce suc bruni et
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épaissi par la dessiccation estla scammonée de Smyrne ,
purgatif drastique et dangereux .