ANÉMONE. ANEMONE
Calice remplacé par un involucre caulinaire de deux ou trois folioles simples ou divisées. Corolle de cinq à neuf pétales. Capsules surmontées d’une longue queue soyeuse ou d’une simple pointe.
Anémone (Hippocr. Théophr. Plin.), dérivé d’un mot grec qui signifie vent. Cette fleur, dit Pline, ne s’épanouit que lorsque le vent souffle ; c’est de là que vient son nom : Flos nunquàm se aperit nisi vento spirante, unde est nomen ejus. L’espèce suivante porte le nom de pulsatille ou herbe au vent , parce que le moindre souffle agite ses fleurs.
ANÉMONE PULSATILLE. ANEMONE PXJLSATILL A.
Anemone pulsatilla. Linn. Spec. 759. DC. 4608. Fl. Dan. t. 153. Chev. Fl. Par. 3. 944.
(Planche 90.)
Sa racine est une espèce de souche ligneuse, noirâtre, d’où s’élève une tige cylindrique, couverte d’un duvet blanchâtre , haute de six à huit pouces , portant à son sommet une fleur violette, assez grande , munie de pétales oblongs , droits , et un peu velus en dehors. Au-dessous de la fleur , on distingue une espèce de collerette profondément découpée en lanières velues et étroites. Les feuilles sont radicales, pétiolées, allongées , deux fois ailées , à découpures très-fines , plus
ou moins velues. Cette plante habite les collines , les pâturages secs : onia trouve aux environs de Lyon et de Paris , en Suisse , en Allemagne , et dans la plupart des régions tempérées de l’Europe. Elle est connue sous le nom vulgaire de coquelourde.
Toutes ses parties ont une action caustique. Les feuilles, dans leur état de fraîcheur, sont délétères pour les bestiaux ; elles enflamment et corrodent les membranes du tube digestif.