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toniques, aux excitans, aux antispasmodiques, aux plantes vireuses , afin de changer ou de modifier leur action réciproque. Il n’est pas toujours facile d’expliquer d’une manière satisfaisante les heureux effets de ces mélanges , de ces combinaisons , mais on ne saurait les révoquer en doute lorsqu’ils sont garantis par l’observation clinique , par des expériences répétées.
Poudre sédative. Prenez, opium purifié, deux grains ; sucre , vingt-quatre grains. Triturez exactement , et divisez en quatre ou six prises. On en donne une de deux en deux heures , ou à des intervalles plus rapprochés.
Poudre parégorique de V ogler. Prenez, sucre blanc, amidon, de chaque, deux gros 5 opium cru, quatre grains. Mêlez et triturez avec soin. On l’administre , mêlée avec un peu de lait , à la dose de huit dix ou quinze grains, plusieurs fois par jour, dans les diarrhées invétérées , les flux dysentériques rebelles. Il est quelquefois utile d’ajouter à chaque prise un demigrain ou un grain d’ipécacuanha.
Pilules autihjstériques de l’hôpital Saint - Antoine. Prenez, extrait d’opium, extrait de valériane, musc, de chaque, vingt-quatre grains.
Pilules calmantes du professeur Récamier. Prenez, extrait d’opium, oxyde d’antimoine hydro-sulfuré rouge, de chaque, deux grains 5 nitrate de potasse, quatre grains. On les emploie à l’Hôtel-Dieu , dans les affections rhumatismales , pour diminuer les douleurs et provoquer en même temps une diaphorèse salutaire. On trouve dans ce composé quelque analogie avec la poudre de Dover. (Ratifjr , Formulait e des hôpitaux civils de Paris.)
Pilules antispasmodiques du professeur Dumas. Prenez, assa-fœtida, deux gros; castoréum , camphre, de chaque, un gros; opium gommeux, vingt grains. Faites des pilules de quatre grains chacune , avec suffisante quantité de mucilage. On en prend deux ou trois matin et soir.
Prenez, castoréum, un gros; opium gommeux, demi-gros; extrait de jusquiame, vingt grains; sirop de Stœchas, suffisante quantité pour former des pilules de trois grains. On donne d’abord une pilule matin et soir. Le troisième jour on augmente d’une pilule, et six jours après on porte la dose à trois pilules pour chaque prise. ( Consultations et observations de médecine de feu Ch. L. Dumas, publiées par le docteur Rouzet.)
Potion calmante. Prenez , eau distillée de laitue , trois onces; eau de fleur d’orange, sirop diacode, de chaque , une once ; laudanum de Rousseau , dix gouttes. On prescrit cette potion par cuillerées , pour apaiser des irritations nerveuses, pour dissiper les spasmes de la matrice qui s’opposent à l’écoulement périodique. Elle soulage presque instantanément les femmes très-irritables chez qui la menstruation est difficile ou accompagnée de vives souffrances. On augmente les doses du laudanum dans les maladies où la douleur est extrême , où elle prédomine d’une manière pernicieuse (1). Il ne faut pas craindre alors d’élever les doses
(1) Dans certains cas, l’inflammation porte spécialement sur la sensibilité animale, et plus généralement sur l’action nerveuse. Alors elle prend une tournure particulière dans sa première origine , dans sa marche , dans ses symptômes ; elle se montre subordonnée à l’affection de la sensibilité , de telle sorte que
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de l'opium; l' influence de ce remède sur le système nerveux est si puissamment modifié par la douleur, qu’il faut le donner d’une manière active pour qu’il devienne réellement efficace.
Potion contre les voinisseniens spasmodiques. Prenez , eau de menthe , deux onces ; sirop de limon , une once; laudanum liquide de Sydenham, éther alcoholisé, de chaque, trente gouttes. Donnez-en une cuillerée à bouche toutes les heures , ou plus souvent, suivant l’urgence. Nous devons observer que, chez quelques individus, toutes les préparations d’opium excitent le vomissement au lieu de le calmer. Elles le provoquent aussi lorsqu’on les donne dans les lavemens.
c’est la douleur qui décide la série de tous les autres phénomènes de l’inflammation , qui les tient sous sa dépendance pendant plus ou moins long-temps, et d’une manière si décisive, que , si , par des moyens appropriés , on parvient à détruire cette affection de la sensibilité , la plilegmasie s’évanouit. Il est incontestable que certaines inflammations sont heureusement traitées par les narcotiques, et notamment par l’opium. Cette circonstance est d’autant plus remarquable pour l’observateur réfléchi , qu’en général l’opium est un remède irritant qui augmente l’inflammation simple et ordinaire , ou qui , se bornant à la masquer sous un calme trompeur, la conduit rapidement à la gangrène. Tous les observateurs ont noté ces deux ordres de faits : or, deux ordres de faits si différens ne peuvent pas se rattacher à deux états morbides identiques. Celui qui cultive la médeciue pour l’appliquer aux besoins de l’humanité doit chercher à connaître la source d’une contradiction si formelle. S’il est éclairé par une saine physiologie; si, pénétré de l’importance de sa mission , il ne se laisse point arrêter par le vain reproche de s’attacher k de prétendues distinctions subtiles d’où dépend h; salut des malades , reproche d’autant plus ridicule qu’il vient de la part de médecins qui mettent une haute importance à des distinctions anatomiques
Potion contre les hémorrhagies utérines avec faiblesse. Prenez, eau distillée de cannelle, cinq onces; sirop de gomme arabique, une once et demie; nitrate de potasse , vingt grains ; acide sulfurique alcoholisé , laudanum liquide , de chaque, demi-gros. La dose est d’une ou deux cuillerées , qu’on réitère de demi-heure en demi-heure , ou toutes les heures. On l’emploie aussi dans quelques autres flux sanguins , dans certains crachemens de sang qui dépendent d’une congestion passive sur l’organe pulmonaire.
Gouttes volatiles. Prenez, laudanum liquide, éther sulfurique , de chaque , un gros ; esprit de corne de cerf succiné, deux gros. La dose de cette liqueur stimulante est de vingt à trente gouttes dans une demi-cuil-
qui ne peuvent que modifier secondairement le traitement ; si , dis-je , il est fort de ses intentions et ferme dans sa logique , il ne manquera pas de reconnaître que, dans le premier cas , l’inflammation porte spécialement sur la sensibilité et l’action nerveuse ; que la douleur a paru la première et persiste pendant long-temps ; que les autres phénomènes de l’inflammation y sont moins marqués , disproportionnés avec la douleur sous le rapport de l’intensité ; qu’ils ne sont que les effets de cette affection ; qu’ils sont sous sa dépendance d’une manière plus ou moins absolue ; et que , dans le second cas, la douleur n’est qu’un simple phénomène de l’inflammation , qu’elle n’indique qu’une affection de la sensibilité égale à celle des autres propriétés , avec lesquelles elle conserve la plus giande harmonie; qu’il serait absurde et dangereux de la combattre d’une manière directe, et qu’on s’exposerait par là à augmenter l’inflammation , dont elle est un des résultats. Dès-lors il s’explique à lui-même comment, dans le premier cas , l’opium ne peut avoir que les plus heureux effets , tandis que , dans le second , il ne peut avoir que les suites les plus funestes , et il peut utiliser ce fait pour diriger sa pratique. (Bérasd , Examen de la doctrine de M. Broussais ; Revue médicale , tome 8 , page 286. )
lerée d’eau de menthe sucrée ; on la répète toutes les heures ou plus souvent dans les accès hystériques, les syncopes, les convulsions, les affections paralytiques qui ne dépendent point d’une congestion sanguine. Les gouttes volatiles conviennent dans la période avancée des fièvres ataxiques , du typhus irrégulier, pour dissiper le trouble de l’action nerveuse, pour ranimer la circulation , relever les forces abattues , et provoquer une diaphorèse salutaire. On ne doit pas les employer lorsqu’il existe des signes d’inflammation viscérale , lorsque le pouls est fréquent et dur, la peau chaude , la figure animée , etc. Au reste , lorsque les excitans sont indiqués, et ils le sont assez souvent dans les fièvres typhoïdes, malgré l’opinion contraire de la nouvelle école, il ne faut pas attendre le plus haut période du mal, c’est-à-dire que l’organisme ne soit plus excitable. Il est un état de débilité profonde où rien ne saurait ranimer les fonctions vitales. Que pourrait-on espérer de l’usage des stimulans lorsque l’excitabilité est pour ainsi dire épuisée , soit par l’effet de la maladie , soit par l’abus des évacuations sanguines et de la méthode antiphlogistique ?
Mixture antifébrile du docteur Peysson. Prenez , tartre stibié , un grain. Faites dissoudre dans huit onces d’eau, ajoutez ensuite, siropdiacode, une once; gommeadragant , un scrupule ; eau de fleur d’orange , deux gros. C’est une nouvelle combinaison que le docteur Peysson et après lui le docteur Jourdain ont employée avec succès contre les fièvres intermittentes. On l’administre de deux manières. Si le malade est fort , et ne peut se passer d’alimens solides , ce qui vaudrait mieux ,
PHYT0GRAPH1E
on lui donne entre les accès une cuillerée la première heure, deux la seconde, trois la troisième, et ainsi de suite jusqu’aux repas. On la suspend alors , pour la reprendre une heure et demie ou deux heures après, en recommençant par deux cuillerées, et augmentant de nouveau par degrés. Lorsque Je malade est faible , délicat, et qu’il peut se passer d’alimens solides, on la donne , comme les autres potions , par cuillerées ; seulement, au lieu d’en augmenter graduellement la dose, on rapproche insensiblement les intervalles, de manière qu’il en prenne une cuillerée tous les quarts d’heure, ou au moins chaque demi-heure. Dans l’un et l’autre mode, on n’en cesse ent ièrement l’usage que pendant la violence des accès. Après leur suppression, il faut continuer pendant quelque temps le remède , pour prévenir les rechutes. Il faut qu’il ne faligue point, ([lie l’action en soit insensible. S'il provoquait des vomissemens ou la diarrhée, il faudrait aussitôt en diminuer la dose, soit en modifiant la composition, soit en éloignant davantage les cuillerées.
On peut remplacer le sirop diacode par l’extrait aqueux d’opium ou par le laudanum liquide , en ajoutant du sirop simple. La poudre de Dover, ou un mélange devin stibié et de teinture thébaïque, ont quelquefois produit les mêmes effets. Ces compositions dissipent les fièvres intermittentes en modifiant l’action nerveuse, en dirigeant les mouvemens vitaux du centre à la circonférence. Lorsque la fièvre se complique , et surtout lorsqu’elle dépend d’une phlegmasie viscérale, il faut préalablement combattre l’irritation inflammatoire par les émolliens, les antiphlogistiques.
Teinture antispasmodique du docteur Chrestien . Prenez , opium , demi-gros. Faites dissoudre dans quatre onces d’alcohol affaibli. On y ajoute quelquefois un demi-gros de camphre. On administre cette teinture sous la forme de frictions , pratiquées plusieurs fois par jour sur la partie interne des cuisses, et quelquefois aussi sur le bas-ventre et sur le rachis, lorsque le spasme de l’œsophage ou la susceptibilité de l’estomac ne permettent point de donner l’opium à l’intérieur. Par ce procédé , M. Chrestien a guéri des fièvres intermittentes et quelques autres affections entretenues par un état spasmodique. On emploie ordinairement pour chaque friction environ une once de teinture. Lorsqu’on frictionne les parties voisines de la tête , il faut surveiller l’effet narcotique de l’opium.
Teintures antifébriles. Prenez, opium, dix grains; camphre , demi-gros. Faites dissoudre dans cinq onces de teinture alcoholique de quinquina.
Prenez, opium, quinze grains; camphre, demi-gros ; succin, un gros; alcohol affaibli , huit onces.
Dumas (ouvrage cité) prescrit ces teintures , en friction, sur toute l’habitude du corps dans les fièvres intermittentes qui se prolongent chez les sujets faibles , nerveux et très-sensibles. On fait plusieurs fois par jour des frictions sur les extrémités supérieures et inférieures, et le long de la colonne épinière. On administre en même temps , matin et soir, un demi-lavement préparé avec une infusion de racine de valériane sauvage et de fleur de camomille romaine, où l’on fait dissoudre quelques grains de camphre et d’assa-fœtida.
Liniment sédatif. Prenez , baume tranquille ,
baume de Fioraventi , de chaque, une once ; teinture thébaïque , deux à quatre gros. Mêlez , et pratiquez de temps en temps des frictions sur les parties douloureuses.
Lotion narcotique. Prenez , opium purifié , deux gros. Faites dissoudre dans nne livre d’eau. On calme les douleurs du cancer par l’application souvent répétée de compresses imbibées de cette liqueur.
Pour remplir le même but, le docteur Sainte-Marie ( Nouveau formulaire médical ) fait ajouter une once d’ammoniaque ( alcali volatil ) à une livre de décoction de têtes de pavot. Avec le secours de cette fomenta lion , il dit avoir soulagé des douleurs atroces qu’aucun autre topique n’avait pu calmer.
CHÉLIDOINE. CHELIDONIUM.
Calice caduc, à deux folioles. Corolle à quatre pétales. Èta mines nombreuses. Ovaire cylindrique , surmonté d’un stigmate bifide. Capsule allongée semblable à une silique , à une loge , à deux valves.