Pinu s balsamea. Lamb. Pin. t
Cette espèce , haute de cinquante à soixante pieds , se divise en branches nombreuses , touffues , dont les rameaux sont garnis de feuilles solitaires, raides, courtes , planes , linéaires , obtuses , un peu écbancrées à leur sommet, vertes en dessus, d’une couleur argentée en dessous. Les fleurs sont monoïques , disposées en chatons solitaires, épars. Les cônes sont ovales, placés verticalement sur les branches , à écailles courtes , imbriquées , rétrécies et tronquées à la base , souvent aiguës au sommet, s’ouvrant et tombant ordinairement dans le courant de l’automne.
On trouve ce sapin sur les montagnes de la Caroline el du Canada , dans les terrains argileux mêlés de sable.
PH YTOGRAPHIE
Ou l’appelle vulgairement baumier cle Giléad , et on le cultive en Europe dans quelques jardins, où il croit lentement et s’élève peu. Quand on froisse ses feuilles, elles exhalent une odeur analogue à celle du baumier de Judée. L’écorce des branches et des rameaux se couvre de tumeurs ou petites vessies , d’où l’on extrait une résine liquide, blanche, transparente , aromatique, qui ressemble beaucoup au baume de La Mecque ou de Giléad , et qui en a toutes les propriétés. Elle a une odeur de citron fort agréable , et elle paraît composée des memes principes que les autres substances résineuses avec lesquelles elle a de l’analogie. On la préfère ordinairement à toutes les autres térébenthines , à cause de sa pureté et de son parfum 5 elle porte le nom de baume du Canada.