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débat. On y voit que, plus que les conclusions de Pic, Jean de Myrle défendait l'enseignement de l'Université de Paris. Il dit sans ambages que, dans le jugement prononcé, « condempnabantur propositiones que Parisius publice admittuntur disputabiles et defensibiles ».
Malgré son serment, Pic ne renonça pas à publier son Apologie, qui parut avec la date du 3i mai 1487, mais en réalité on ne sait trop à quelle date précise '. L'effet ne s'en fit pas attendre. L'affaire jusque là n'avait guère dépassé les limites du Vatican. Elle allait devenir publique, Pic étant bel et bien relaps. Dès le 24 juillet, l'ambassadeur de Florence écrit à Laurent de Médicis que Pic est tout effrayé de la condamnation qui allait le frapper; son émotion fut si grande, en effet, qu'il dut s'aliter \ Le 3o juillet, comme on l'a vu, il souscrivait le jugement, jurant de s'y soumettre, mais n'en ayant nulle envie. V Apologie parut, et,
1. Cf. Berii, op. cit., pp. 17-18, et Cappelli, Lett. di Lor. de' Medici, p. 68, et n. 2.
2. Carteggio Mediceo innanii il principato, filza XL, n° 1 16.
le 4 août, Innocent VIII publiait la bulle de condamnation des Conclusioncs '. Pic, après de longues hcsitaiions, fatigué de la ténacité de ses adversaires, songea à se distraire, peut-être à se mettre en sûreté, et, fort de Tappui qu'il croyait trouver à l'Université de Paris, il prit le chemin de la France'.