‹ Pic de la Mirandole en France (1485-1488)Chapitre 7 sur 47 · Lettre i · texte numérisé non relu

Lettre i

part que, lors de son arrivée à Florence ou peu de temps après, il conseillait à Ficin de persévérer dans sa traduction de Platon. Le 6 décembre 1484, il esquissait déjà, dans une lettre adressée à Ermolao Barbaro ', le projet qui devait dominer tout le reste de sa vie, sans qu'il ait pu l'achever : « Récemment je me suis éloigné d'Aristote pour me diriger vers l'Académie, non d'ailleurs en transfuge, mais en éclaireur. Cependant il me semble, pour te dire mon sentiment, que je reconnais deux choses dans Platon : d'abord, une abondante éloquence, tout homérique, une teneur de style qui s'élève au-dessus de la prose ; puis, si on y regarde d'assez haut , une communion parfaite d'idées avec Aristote ; de sorte que, si l'on se tient à l'expression, rien n'est plus opposé ; si l'on considère les choses, rien ne peut mieux s'accorder... » Dès lors, tout à la pensée d'une facile conciliation entre les deux grands philosophes grecs, il cherche à pénétrer plus avant dans l'œuvre de celui que le moyen âge avait placé à côté des

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