‹ Piccole note sul teatro di prosa a ParigiChapitre 3 sur 5 · C ARNAUD CADE NAT · texte numérisé non relu

C ARNAUD CADE NAT

député des Bouches-du-Rhône. député des Bouches-du-Rhône.

La circulaire ci-dessus est accompagnée du papier suivant:

« Le journal la Réforme du droit d’auteur se substituera gratuitement à ses abonnés pour supporter les procès qui pourraient leur être intentés, dans les cas suivants :

1° Lorsque les Sociétés des auteurs réclameront des droits pour des œuvres tombées dans le domaine public;

2° Lorsque les œuvres représentées appartiendront à des auteurs et compositeurs n'ayant pas donné leurs pouvoirs aux Sociétés des auteurs ;

3° Lorsque les précédents juridiques (précédents que publiera notre journal) auront établi que les prétentions de perception des Sociétés des auteurs ne sont pas fondées ;

4° Lorsqu’il sera reconnu qu’il y a illégalité dans la perception.»

« Que vont penser de cette concurrence quasi parlementaire MM. Gustave Roger, Pellerin, et Victor Souehon, les très aimables agents généraux des deux Sociétés visées par MM. les députés Carnaud et Cadenat? »

q Son note, anche in Italia, le « tournées » che Victor Ullmann, per

conto di Sarah-Bernhardt, conduce a traverso la Francia e l’Europa.

Anche la stampa teatrale — piaga del tutto italiana — non attecchì mai a Parigi; e la ragione n’è chiara: — i giornali politici soddisfano di per sè stessi a tutte le esigenze, a tutte le vanità degli autori e degli attori.

Il mio discorso mi conduce, ora, naturalmente, a parlar degli attori francesi. Sono superiori, o inferiori, a’ nostri ? Nè l’una cosa, nè l’altra: pur avendo mólti punti di somiglianza con quelli cP Italia, differiscono da essi sotto più d’ un aspetto. I nostri — generalmente parlando — sono assai più versatili, più spontanei, più malleabili. Sanno andar in iscena con un numero esiguo di prove : si contentano d’ una paga quasi irrisoria : vivono sobriamente, e si piegano a tutti i capricci de’ Capi-comici, a tutte le imposizioni de’ loro sfruttatori. Fedeli al genio istintivo della loro razza, si muovono, sulla scena, con una naturalezza e una verità quasi sconosciute in Francia. Il loro « giuoco », a Parigi, destò sincera ammirazione, e parve s’accostasse assai più «alla vita».

Gli attori francesi, in vece; son quasi sempre compassati, corretti, dignitosi: macchine, spesso, più che uomini. Ligj al Régisseur , e al mettitor in iscena, rinunziano, di buon grado, a ogni personalità: ripetono, se occorre, lo stesso gesto, con la stessa intonazione di voce, magari per duecento sere consecutive. In una parola, son sempre uguali. Ciò dipende, in gran parte — oltre che dal sistema — dal lungo numero di prove cui sono adusati. La improvvisazione , per essi, è un «nonsenso», un’ « impossibilità materiale». Di qui, per necessità di cose, un manierismo inevitabile, che

torna a scapito della naturalezza. Nella « vita », in fatti, nessuno di noi ripete sempre lo stesso gesto allo stesso modo : si muove, parla, opera allo stesso modo.

Aggiungi die ogni mettitor in iscena impone il voler suo agli attori, a danno della spontaneità e della originalità ; e che ogni Autore, presedendo a tutte le prove, spesso anzi rifacendo la commedia di sana pianta, impone, a sua volta, inflessioni, atteggiamenti, gesti.

r) Dal Figaro:

« Nos auteurs aux répétitions de leurs « pièces ».

« M. Henri Lavedan — dernier en date — lecteur habile et insidieux, s’occupe de ses mises en scèue, et donne à l’occasion à ses interprètes des indications utiles. Depuis quelques années, cependant, philosophe revenu de beaucoup d’illusions, il semble apporter à la mise en œuvre de ses pièces une ardeur plus molle.

« M. Brieux, la tête dans les épaules, ses longs cheveux soulevés, l’œil obstiné, écoute, sans perdre une syllabe, dicte les intonations, fait reprendre vingt fois, avec une voix douce et un sourire gentil, met ses interprètes en rage, et ne semble pas s’en apercevoir.

« Mais l’empereur de la mise en scène, c'est M. Sardou. Pas un geste qu’il n’ait prescrit, pas une inflexion qu’il n’ait accordée à son diapason. Avec son béret de velours noir, son foulard blanc et sa canne — trois attributs également légendaires — il vit successivement toutes les passions de ses personnages, s’esclaffe aux scènes comiques, pleure aux péripéties tragiques; puis, tout à coup, il bondit, grimpe en scène, et le voilà tour à tour Rysoor, Marcellus, ou Théodora.

«Quant à M. Rostand, enfoncé dans les fourrures et se dandinant sur ses jambes, il arrête à tout instant les scènes; et, agitant le bout de sa canne, il donne des indications précises, sur un ton aimablement têtu.

« M. Alfred Capus, la figure grave ; M. Paul Hervieu, impassible et sec, sont des spectateurs muets, avec une inquiétude latente.

« M. Catulle Mendès s’épanouit, et rythme ses vers à mesure que les acteurs les prononcent. Tandis que Mme Sarah-Bernhardt répète Sainte Thérèse , lui, appuyé sur un long bâton de pèlerin, il écoute la musique de sa poésie et la scande, les cheveux au vent, l’œil noyé, avec des mouvements de tout le corps.

« Les sages prétendent que ce ne sont pas les auteurs les plus tatillons qui ont le plus de succès.»

Alla Comédie , ogni Sociétaire, secondo il proprio turno, mette in iscena la « commedia nuova ». l) Tutti i passi, per dir così, degli attori sono studiati, vagliati ; e perchè questi non sgarrino, un quadrato — segnato col gesso sulle tavole del palcoscenico — indica, non di rado, fin dove possano, o non possano, andare.

È innegabile che, con sì fatto metodo — il quale da noi farebbe sorridere di.... pietà — si giunge a quella « armonia dell’ insieme», che dà risalto al «quadro generale», appaga T occhio, e, spesso anche, piace.

Ma l’arte è tutta lì? 0, non piuttosto, nel contrario? Deve, o pur no, il teatro essere lo specchio della vita? E se sì, come accordar l’azione umana, così impulsiva e spontanea, con il gesto , il movimento meccanico?

!) Sempre dal Figaro:

« Metteurs en scène. — A Versailles , dans sa galerie ensoleillée d’où l’on aperçoit des vergers et de claires maisons, M. Delaunay nous reçoit, et, avec le sourire gai de ses lèvres minces, s’écrie:

— Oui, je devine: vous voulez me questionner sur ce qui se passe à la Comédie. Eh bien!, je n’ai rien à dire... le secret professionnel....

— Nous venons seulement vous demander quelques souvenirs sur les metteurs en scène d’ autrefois.

— Mais il n’y avait pas autrefois de metteurs en scène proprement dits. L’un de nous, à tour de rôle, se plaçait dans le « guignol »; et, là, donnait conseils et avis sur les mouvements, les gestes, etc. Car c’est très facile, vous savez, la mise en scène... Je disais à Claretie, quand il devint administrateur: «Dans trois mois, vous saurez mettre en scène comme moi.»

«Puis l’éminent Sociétaire nous montrant un médaillon:

— Tenez, voici le portrait d’un de mes vieux amis, Davesne. Ah!, il n’a pas été célèbre. Mais il était fin et très intelligent: ses avis étaient précieux: il était né metteur en scène excellent. A Got et à moi, il rendit bien des services... D'ailleurs, à cette époque, les mises en scène étaient moins compliquées qu’à présent, et les auteurs souvent n’y entendaient rien: par exemple, Augier et Musset...

« Et M. Delaunay continue à évoquer les souvenirs qui peuplent son passé, contant avec une vivacité si juvénile qu’il semble que ses cheveux blancs ne soient que poudrés,... »

Per queste, e altre ragioni, gli attori francesi sembrano a noi Italiani — abituati a tutt’altra scuola — rigidi, freddi, compassati : preferiamo loro di gran lunga i nostri, con tutti i loro difetti, le lor mancanze.

Certo, la Francia non ba penuria d’attori, e d’attrici, insigni; e, a buon diritto, si vanta, oggi, d’un Mounet- Sully, d’ un Silvain, d’ un Coquelin-aîné, d' un Antoine, d’un Guitry, d’un Huguenet, d’un Mayer, d’un Gémier, d’un Noblet, d’un Galipeaux, d’un Calmette, d’un De Max, d’un Leloir, d’un Le Bargy, d’un De Féraudy, d’un Berr, d’un Tarride, d’un Baron padre, d’un Fugère, d’un A. Lambert, d’un Jean Coquelin, d’un Guy, d’un Prince, d’un Coquelin-cadet, d’un Paul Mounet, d’un Dumény, d’un Decori, d’un Numès, d’un Hirch, d’un Lérand, d’un Henry Krauss ; d’ una Sarah-Bernhardt , d’ una Marie Laurent, cl’una Bartet1), d’ una Rèjane2), d’una Jeanne

:) Ornamento singolare — sanno tutti — della Comédie-française è la signora Bartet, che i Parigini amano chiamar « la divina».

Ecco sopra di lei una bella «istantanea» del Figaro:

« La Muse du Gala. »

« C’est Bartet. Une Muse, cette Parisienne d’élection, fine, souple — liane ou saule — toute de grâce et de distinction dans les nerfs. Et Muse parfaite et diverse ; tour à tour, mondaine et fée, princesse de légende, et petite marquise. Voix de charme, et cœur de tendresse. Venue l’an dernier à Pétersbourg, elle a évoqué les « trois marches de marbre rose » devant l’Empereur qui l’a félicitée, et distribué aux pauvres le montant de son « cachet ». On l’a appelée la divine. Et puisqu’elle est la grande prêtresse de Musset, de l’âme de qui il semble qu’elle ait sur le visage comme un reflet, on peut bien dire, dans un ressouvenir du poète, que cette divine-là n’a point un athée.»

2) Gabriella Réjane è troppo nota anche in Italia, perch’ io abbia a dir di lei lungamente. Non per tanto, piacemi riprodurre qui le parole che Vittoriano Sardou scrisse sull’ Albo della grande attrice :

«De toutes les comédiennes que j’ai applaudies, il n’en est pas une seule qui, pour moi, ait personnifié sur la scène, aussi bien que Féjane1 cet être capricieux et complexe, tendre, perfide, egoiste, dé-

Granier d’una Jane Hading, d’ una Segond- Weber ?), d’una Tessandier, d’una Cécile Sorel, d’una Suzanne Desprès 3),

voué, chatte en amour, caniche en amitié, délicieuse en somme et sans rivale au monde, la Parisienne. En effet, nulle n a jamais égalé Réjane quand il s'est agi de vivre un rôle de femme 5 et quelle soit la farouche Yanetta , la coquette Zaza , l’amoureuse Sapho, ou la passionnée Sylvie , elle restera toujours inimitable. »

J) Dal Figaro :

« Jeanne Granier a l’air d’une fée, ou d une petite reine dans sa longue robe qui l'enveloppe de mille plis souples d une bleu peivenche si joli !

« Comment décrire Madame Granier, ses gestes si vifs, si gracieux, son sourire qui raille et s’attendrit, son esprit si parisien qui dit tout, ose tout, et charme toujours?

« Allongée sur une merveilleuse fourrure blanche, elle joue avec ses coussins, les remue, les dérange, leur donne des tapes vigoureuses dans le feu de sa parole ardente, toute vibrante d une passion d artiste qui sait penser et vouloir.

« D’un bond elle est debout :

■ — Et puis regardez comme on me gâte ; tout le monde me gâte, mes auteurs plus que tous les autres !

« Et, montrant une exquise coupe en vermeil ou s enrouleni d innombrables trèfles à quatre feuilles :

— La Veine! c’est la Veine!

2) Jean Mélin, nel Figaro :

« Celle qui fut, entre autres, la Chimène et la Camille de Corneille, 1’ R Termi one et la Phèdre de Racine, la Dona sol de Victor Hugo, est à l’heure actuelle la sombre Guanhamara. La farouche héroine des Dut g raves est acclamée par toutes les gloires de notre pays réunies pour magnifier le culte du plus grand poète de notre temps.»

3) A. E. Sorel, nella Nouvelle Revue:

« Ceux qui ont connu Desclés la retrouvent, sur beaucoup de points en voyant Madame Susanne Desprès. C’est, disent-ils, une nature de même race, ardente et douloureuse ; c’est la même passion dans 1 art, envahissant, torturant l’existence, mais qui fait trouver d’admirables accents de vérité, et qui communique à l’expression je 11e sais quoi d’intense et de troublant. De toutes les qualités de l’artiste, Madame Desprès me paraît posséder la plus enviable : l’originalité. Ce don si particulier d’adaptation, de transposition de sa personnalité à la psychologie d'un rôle, ne lui vient pas seulement de ses belles qualités d’intelligence et d’intuition ; elle a prodigieusement lu, travaillé

d’una Cora Lapercerie-Richepin *), d’ima Pierson, d’una Yane, d’una Andrée Mégard, d’una Thomassin, d’una Daynes- Grassot, d’una Parny, d’una Eau, d’una Lavallière 2), d’una Louise S il vain -Hartmann, d’una Kolb, d’una Kalb, d’una Brandès, d’una Gilda Darthy, d’una Suzanne Avril, d’una Lender, d’ una Moreno ; ma — fatta eccezione per la Bernhardt, la Eejane e la Bartet, tutt’e tre cosi diverse, e pur sì incomparabili — le nostre Marini, le nostre Pezzana, le Mariani, le Yitaliani, le Tine di Lorenzo, le Irme Grammatica, le Eeiter, le Clare Della Guardia, le Franchini, non le valgono?

E che dir, poi, d’una Eleonora Duse, che « sovra V altre com’ aquila vola » ?

éprouvé; elle a vécu sa vie, et vous lui demanderiez quel a été son maître, qui lui a révélé les secrets de son art, je crois bien qu'elle vout répondrait: «Moi-même.» De là lui viennent, sans doute, cette simplicité dans les grands sentiments qu’elle traduit, cette douceur et cette force, cette énergie dans la tendresse, cette intensité dans la passion, cette méthode d’une rare et mystérieuse sûreté. »

q Dal Figaro :

« A Poppée del Quo Vadis. »

Emballement ou furie,

Tout un public de Bomains Pour Cora Lapareerie S'écrie, en battant des mains:

— Au beau métier qu’elle exerce,

Plus d’une — soyont galants —

Vaudrait tout juste un sesterce ;

Mais elle vaut dix talents!

2) Dal Figaro :

« Elle paraît fragile, elle est solide. Elle paraît inquiétante, personnelle, extravagante comme un cabri, et vicieuse comme un singe: elle est simple, tendre et sage. Elle joue des rôles de folle gaieté, et c’est une mélancolique qui lit des livres tristes, et trouve que la cloison est mince entre la vie et la mort. Elle tient les emplois androgynes de gamine sans sexe, ou de cocodette sans famille; et c'est une jeune mère qui ne vit que pour sa petite fille. Elle .incarne tout Montmartre, et elle est née à Nice, de sang italien. Elle donne l’impression d’une enfant de la balle conçue sur les planches, pour les planches, et elle u’est entrée au théâtre que par hasard et par nécessité.»

E la Francia dell’oggi vanta, forse, un Ermete Novelli, un Ermete Zacconi, un Gustavo Salvini, un Giovanni Emanuel?

La tradizione classica — caduta in disuso tra noi — ha conservato alla Francia degli attori-tragici come Molili et-Sully, Eugenio Si] vain, Paul Mounet, Lambert-fils.

Ma il celebre Edipo-Re della Comédie tocca, forse, la stessa potenzialità d’arte rappresentativa quando incarna Otello feroce, o Amleto dissimulante la follia? Per me, dico schietto, gli preferisco di gran lunga il Silvain — dicitore maraviglioso dell’ alessandrino ; dal gesto largo, profondo ; dalla voce squillante modulata con sapienza ; dalla declamazione assai più fresca, spontanea, efficace.

Certo, i nostri Attori non saprebber più recitare nè l’ Alfieri, nè il Monti, nè il Nicolini; la bella scuola della tragedia italica essendo caduta in disuso. Ma questi attori francesi hanno anche un modo d’ urlar il « verso », che offende i nostri gusti e i nostri ben costrutti orecchi.

Che importa ? L’arte, cosi difficile, e pur così utile, del dir il verso, in Francia, è ben lontana dal cadere ; e, non senza un legittimo orgoglio, il teatro che s’intitola da Sarah-Bernhardt1) ,

q Dal Figaro:

«Les Jeudis de Sarah.»

« Ce sera la grande fête artistique de cet hiver.

« L’autre soir, à Rouen, pendant un entr’acte de l’Aiglon, Mme Sarah- Bernhardt, qui était venue là triompher en passant, m’apprit une nouvelle: elle ne travaillait pas assez pour sa santé.

« Il parait que diriger un théâtre comme le sien, s’occuper de la maison depuis le troisième dessous jusqu’au cintre, jouer tous les soirs, lire les pièces, apprendre les rôles, faire répéter ceux des autres, administrer un personnel de cent comédiens, machinistes et employés, ne suffit pas à sa santé. Elle n’a rien à faire !

« Et, tout en cherchant des distractions, voici ce qu’elle a trouvé:

« Elle va tout simplement passer en revue, dans la saison d’hiver, le cycle des plus grandes créations de sa carrière! Les jeudis, en matinée, elle rejouera, pour la foule d’admirateurs qui, l’ayant vue dans l’Aiglon , souffrent à la longue de la nostalgie de ses anciens triomphes, les Théodora et les Princesse lointaine , les Lorenz accio, et les Andromaque . »

Y Odèon *), e il teatro Antoine , invitano la folla — tutti i giovedì e tutti i sabati, nel pomeriggio — a udir la let-

1) Leggesi nel Figaro:

« M. Ginisfy adresse aux abonnés de l 'Odeon une circulaire à propos de ses matineés-conférences du jeudi. Voici ce qu'il y est dit en substance :

— Les matinées-conférences de l’Odeon atteignent, cette saison, leur treizième année.

Est-il besoin de rappeler comment elles ont conquis leur vogue, et se sont définitivement classées comme le mode le plus attrayant d’enseignement, après avoir remué une matière théâtrale vraiment considérable? Le thème cependant est loin d’être épuisé.

Les grandes œuvres classiques doivent former le fond du programme ; mais, pour chercher à tirer de ces études un large profit, il convient que ces chefs-d’œuvre incontestés soient accompagnés de pièces caractéristiques, intéressant l'histoire du théâtre par leur côté typique, ou palla place qu'elles ont tenue dans le mouvement dramatique d’une époque.

Ainsi, ces matinées présentent-elles à la fois le complément des cours scolaires, et un aliment à la curiosité intelligente du public lettré.

Si la plus grande part est réservée aux ouvrages du dix-septième et du dix-huitième siècle, le dix-neuvième siècle a droit aussi d’ctre représenté; et l’on remarquera qu’un illustre nom, qui le domine, est, pour la première fois, inscrit sur ce programmine. »

« Ce nom est celui de Victor Hugo, et 1’ œuvre L'Epée.

« Le directeur de l'Odeon continue également ses abonnements du lundi.

« Cette saison, comme les précédentes, les chefs-d'œuvre classiques, les curiosités dramatiques, constitueront le fond de ces spectacles.

« Nous ne pouvons donc que féliciter le directeur de YOdéon du programme très attrayant qu’il promet à ses abonnés.

« Les matinées du jeudi seront précédées de conférences par Mme Dieulafoy, MM. Bernardin, Léo Claretie, Léopold Lacour, Gustave Larroumet, Lintilhac, de Porto-Riche, George Vanor, etc. »

Sanno i lettori chi fu 1' « inventore delle « matinées », che conseguono tanto lieto successo a Parigi oggi giorno?

Ce lo dice la Fronde:

«D’aucuns ont prétendu que c’est Ballande.

«L’inventeur des matinées en réalité est un bien plus grand personnage: c’est Gœthe lui même. Et cette invention date de 1825.

« Voici à quelle occasion elle se produisit.

tura i) de’ poeti antichi e moderni, fatta da attori e da attrici di giusta rinomanza. Per la tenue somma d’una lira, il « popolo », che ama istruirsi, e si compiace delle cose belle, ha dell’ Hugo, del De Musset, del Lamartine, del La Fontaine, del De Heredia, del Sully-Prudhomme, del Mendès, del Coppée, del Kostand, e impara a conoscere e amare i suoi poeti.

A queste che sono le vere feste dell’intelletto, clànno anche tutta l’opera loro i maggiori scrittori contemporanei; ed è hello vedere con quanto sincero entusiasmo i lettori sono accolti e compresi dalla folla, che riempie i teatri, e se ne va contenta e felice, come d’ una buona azione compiuta.

Se, recitando la tragedia , gli Attori francesi offrono argomento a non poche critiche, quando interpretano le commedie del repertorio classico, e, specialmente, il teatro di Molière , toccano quasi alla perfezione : non solo non si discostano dalla tradizione ; ma, ciò eh’ è ancor meglio, sanno

« Le théâtre de Weimar , que Goethe avait si longtemps gouverné avec éclat, venait d’être détruit par un incendie.

« Goethe avait résolu de proposer au Grand-duc la construction d’un nouveau théâtre plus grand, et plus beau que l’ancien.

« Comme on lui faisait observer qu’un si beau théâtre exigerait de plus beaux décors, une troupe plus complètent que la caisse ne suffirait plus à payer les dépenses, il répondit qu’il avait plusieurs procédés d’ augmenter les recettes, un entre autres, dont il attendait beaucoup. On demanda ce qu’il ferait. « J' emploierai un moyen bien simple: je ferais jouer dans la journée du dimanche. J’aurais quarante représentations supplémentaires au moins, et ce serait bien malheureux si la caisse ne se remplissait pas!»

q Gli attori francesi leggono , assai più che non dicano , poesie e poemi .

rinverdirla con arte misurata, sapiente. Alla Comédie — clieccliè si dica, o si voglia — Molière è recitato con tutti gli onori dovuti.

Anche nel repertorio affatto moderno, gli attori francesi conquistano facilmente la simpatia e l’applauso : se non sono sempre veri , siccome ho già detto, son però sempre eleganti, corretti, dignitosi. Sanno parlare, e muoversi in un salotto, in un ballo, in lui restaurant, in una garçonnière ; e, quel eh’ importa moltissimo, sanno vestirsi. Le donne, sopra tutto : da questo lato, 1’ illusione è davvero perfetta.

Grazie al cielo, le belle attrici di Francia — perchè sono quasi tutte belle — non appajono infagottate, e impacciate, come le nostre ; e, sulla scena, quando occorre, si mostrano o vere « gentildonne », o vere « cocottes ».

Egli è che h Attrice parigina — fuori del palcoscenico - — conduce una vita da gran signora — parlo, ben inteso, delle arrivate — . Ha carrozza, cavalli, servi in livrea, palazzi, ville. Della vita intima di lei, nessuno si dà cura : abbia, o non abbia, amanti, è cosa che la risguarda. Rispettata come sovrana sulla scena; accolta e ricercata dalle dame del bel mondo ; legata a taluna d’ esse d; intima relazione *); corteggiata, adulata, amata, della gran vita parigina è ornamento indispensabile ; direi quasi, principale. Si va nella « loge » della Bernhardt, della Bartet, della Réjane, della Granier, della Hading, della Sorel, come nel salotto della Rotschild, della Castellane, della Deschanel, della Lebaudy, della duchessa di Chartres, della duchessa di Guise, della duchessa D’ Uzès.

« Frou-Frou » non poteva vivere senza Parigi ; ma Parigi non può vivere senza le sue « attrici » !

Ogni paragone, dunque, tra le attrici francesi e quelle italiane — che vivono solo la vita di casa, e quella del

1) 11 «tout-Paris» conosce le relazioni affettuose di Jeanne Granier con una baronessa Rotschild.

palcoscenico — non è possibile. Le belle « Sociétaires » della Comédie fanno correre i loro stalloni a Long-champs ; e ricevono il « grand prix » dalle mani del Presidente della Repubblica 1). Le nostre — subito dopo la prova — corrono a casa per preparare il pranzo a’ mariti, a’ figlinoli, e per rattoppar gli abiti da contessa, da baronessa, da marchesa , che dovranno indossar, la sera, alla recita.

Povere, buone, virtuose creature!

M’ è sfuggita dalla penna la parola virtù. In Francia, applicata alle attrici, fa ridere. Alessandro Dumas-figlio sentenziò che, per render tutta la gamma delle passioni sulla scena, bisognava, prima, averle provate; e tutti gli diedero, e gli danno, ragione.

Per conto mio, ricorderò sempre le belle ore passate nel « camerino » di Gabriella Réjane al Vaudeville; dove, accolto con quella cortesia eh’ è privilegio delle anime veramente elette, vidi sfilare il « tout-Paris » della politica, delle lettere, delle arti. Nè dimenticherò mai la festosa accoglienza che m’ebbi da Jane Hading nel suo villino di Neulty sur Marne et Seine; e la fraterna ospitalità della famiglia Silvain, 2) che mi volle, più e più volle, ospite festeggiato e gradito, nella elegante palazzina d’ Asnières.

Del resto, grande è la cortese bontà di tutti gli attori francesi. Essi, anche senza conoscerti, t’accolgono a braccia aperte, e ti onorano d’ una simpatia davvero fraterna.

1) Come accadde, due anni or sono, alla signorina Marsy.

2) Eugenio Silvain — il notissimo Sociétaire della Comédie — è anche un gran amico, e un grande ammiratore, dell’Italia, da lui visitata, in tournée artistica , per ben due volte. E sono ancora nella memoria di tutti le festosissime accoglienze che Milano, Roma, Torino, Firenze, Napoli, Genova, Venezia fecero al grande Luigi XI del Delavigne, all'incomparabile Orazio del Corneille. — Eugenio Silvain — chi non sappia — è una delle colonne della celebre Casa di Molière : sotto le vesti di Mitridate, d' Orazio, di re Luigi , di Tartufo, e via dicendo, ha ben pochi che lo uguaglino. Attore sommo, nel vero senso della

Momiet-Sully, Coquelin-aîné, Leloir, Le Bargy, Guitry, Clielles, Grégoire, x) e tanti e tanti altri, vanno a gara

parola; dicitore elegante, insuperabile dell’ alessandrino ; poeta egli stesso, è una di quelle nature privilegiate, che onorano qualunque nazione. Dotato d un cuore eccellente, sente, come pochi, i doveri della ospitalità; ed è felice quando può invitar un amico alla pesca, sulle rive della Senna che costeggia la bella cittadina d' Asnières; o a pranzo, nella elegante palazzina, che deve alle sue gloriose fatiche. Circondato da una famiglinola esemplare, amato dalla giovane e virtuosa compagna di sua vita — attrice essa stessa di gran valore, pensionnaire della Comédie — che, con le grazie native e il sorriso incantatore, getta un dolce profumo là dove passa, rallegra dove tocca, può dirsi un uomo davvero felice. Ma della felicità sua vuol partecipe gli altri.

All’Italia lo legano, oltre una irresistibile simpatia, le memorie lasciategli dal Padre, che combattè valorosamente a Melegnano contro gli Austriaci. — Ermete Novelli, ed Eleonora Duse, nel luminoso passar che fecero sulle scene della Renaissance , non ebbero ammiratore e amico più caldo, più sincero di lui. Il Silvain adora l’Italia, perchè ne conosce il glorioso passato artistico, il genio nativo.

*) La «Compagnia Grégoire», o, meglio, la «famiglia Grégoire », portò, per la prima, P operetta in Italia.

Nel 1865, installò un « teatro-portatile » sulla piazza Solferino nella capitale del Piemonte; e, a mano a mano, visitò e percorse tutte le citta italiche, lasciando, da per tutto, eccellente ricordo di sè, dovuto alla proverbiale onestà de’ suoi componenti, e alla perfetta interpretazione delle opere d’ Offenbach , Lecocq , Hervé ecc. — Baptiste- Cadet- Grégoire, che n’era il primo-attore , e, al tempo stesso, il Direttore, ama l’Italia, e i suoi attori, di fratellevole affetto. Ermete Novelli, Eleonora Duse, e i loro compagni, possono dire di quali e quante cortesie l’ottimo Grégoire li fece segno durante la loro gloriosa dimora a Parigi.

L'arte drammatica italiana non ebbe, e non ha, in Francia, ammiratore più devoto, più convinto di lui. Legato d’ intima amicizia con molti attori nostri; corrispondente drammatico, da Parigi, di alcuni giornali teatrali d Italia; grande amico del nostro paese, e delle «glorie» che sono le nostre, meriterebbe davvero che le sue sollecitudini amorose fosser compensate, dal Governo italiano, con una di quelle «onorificenze», che pur s’ebbero tanti che sono assai men degni e meritevoli di lui; fosse solo a testimonianza di riconoscenza e d’ affetto.

nell’accoglier festosamente i lor colleglli d’ Italia, quando nn acre desiderio di gloria li conduce a Parigi; e danno prova d’una camaraderie, onde, pur troppo!, non si lia P esempio da noi. E Jules Claretie — letterato, romanzatore, autor drammatico, academico, giornalista insigne, amministrator-generale della Casa di Molière — - © il primo ad aprire le braccia a’ nostri Novelli, e alle nostre Duse — onorandoli come se appartenessero alla grande famiglia degli attori francesi.

L’arte — per il Claretie — non ha confini ; e l’ Italia e la Francia, dallo stesso genio, dalle stesse tradizioni, dalla stessa storia, son chiamate a esser sorelle, e a darsi scambievolmente la mano.

fi: fi:

Gli attori francesi hanno, poi, su’ nostri, un altro grande vantaggio: quello di potersi dedicare a un genere solo. L’ attor tragico resta tale, e non si cimenta nella commedia, o nella farsa : Mounet-Sully resta Edipo, H emani, Cid, Otello, Amleto: non discende sino a Sganarello , o a Tartufo. Armando, della Signora dalle camelie; Oliviero di Jalin , del Demi-monde ; il Marchese di Prestes, del Genero del signor Poirier ; Julien Briard , della Veine, non svestono, la sera dopo, V abito di società per indossar la livrea A1 Arlecchino : la duchessa del Mondo della noja non si camuffa nella ballerina delle Sorprese del divorzio.

Come la tragedia ha i suoi attori, e le sue attrici; così la commedia , il dramma, il melodramma, la pochade , il vaudeville , hanno interpreti proprj. Gli attori dell’ Ambigu , certo, non reciterebbero, oggi, Le due orfanelle; e, domani, Dionisia, Francillon , L’ amico delle donne ; nè quelli della Comédie , oggi, Demani, Orazio , Cid, Mitridate, V Avaro; e domani la Dame de chez Maxim s, Le coup de fouet, Coralie et Cie.

Sarah-Bernhardt sarà sempre U Aiglon, Fedra, Tosca, Margherita Gautier , Lorenzaccio ; non mai la Môme Crevette! Gabriella Réjane sarà sempre Madame Sans-Gêne, Zaza , Ma cousine , L1 amoureuse ; non mai Loute, o la Petite fonctionnaire !

Del pari, il Germain e il Torin delle Nouveautés ; il Raymond, il Lamy, il Boisselot, il Francès del Palais- Royal ; il Gabin de’ Bouffes-Parisiens ; il Galipaux del Gymnase ; il Brasseur delle Variétés; Baron-padre dello Châtelet, continueranno a far ridere , lasciando ad altri colleglli la cura di far piangere.

Come per gli attori, così va la bisogna per i teatri.

Alla Comédie , e all’ Odèon, si recitano la tragedia, il dramma eroico, il dramma storico , la commedia classica, il dramma e la commedia moderna: al Vaudeville, la commedia psicologica, mondana, essenzialmente parigina ; commedia di carattere e commedia di costume : — autori Sardou, Meilhac-Halévy, Daudet, Donnay, Hervieu, Hermant, Guinon, Porto-Riche, Berton, Wolff, Coolus, Vanderem, Bataille, Guiches, ecc. ; al Gymnase , la commedia borghese, e la commedia gaja, fine, elegante: — autori, Donnay, Capus, Jeanne Marni, Tristan-Bernard, Bernstein, Artus, Sée, André de Lorde, Le Faure, Gascogne, ecc. ; alla Porte-St. -Martin, il dramma eroico, il dramma storico, o la commedia spettacolosa; al V Ambigu, e al teatro Château-d’Eau , il melodramma : al teatro Antoine , la commedia verista, sociale, filosofica, anarchica: alle Variétés , la commedia scollacciata, propria de’ boulevards (come il Nouveau Jeu , e il Vieux marcheur), V operetta, il vaudeville: al Palais-Royal, alle Nouveautés, al Cluny, al Déjazet, la pochade, il vaudeville, la farsa grottesca in più atti: alla Gatte, e a’ Bouffes-parisiens , V operetta: a’ Bouffes -du -Nord, i drammoni alla Dumas-padre, e i melodrammi così del vecchio, come del nuovo stampo. Ne’ teatri « à côté » — quali il Grand-Guignol, le Capucines , la Bodinière , le Mathurins — quasi sempre degli « atti-unici », cui singoiar pregio è la dipintura spie-

tata de’ costumi parigini; la satira audace, mordente, non di rado feroce; il 'dialogo salato, scintillante di motti arguti, taglienti.

Il pubblico sa così dove va, e che cosa deve udire ; nè ha ragione di mostrarsi ingannato, o scontento. Secondo i teatri che frequenta, trova le commedie e gli attori che vuole.

Come compiango il pubblico, gli attori, le attrici itat aliane, costretti — da una dura necessita - a passar, con rara disinvoltura, dalla tragedia shakespeariana, alla commedia togata del Cossa : dalle produzioni di Paolo Ferrari, di Achille Torelli, di Giuseppe Giacosa, di Marco Praga, di Gerolamo Rosetta, di Giannino Antona-Traversi, di Roberto Bracco ; da quelle del Donnay, dell’ Hervieu, del Lavedan, del Brieux, del Capus, del De Curel, del Porto- Riche, alle « bizzarrie comiche » de’ Valabrègue, degli Hennequin, de’ Feydeau, de’ Bisson, de’ Mars ! E come mi fanno pietà le Virginie Reiter, le Teresine Mariani, le Irme Grammatiche, le Italie Vitaliani, oggi Tosche , Fedore, Dore , Teodore, e domani... «Mômes Crevettes»!

Per un Ermete Novelli1), cui madre natura ha concesso di cimentarsi, con sommo onore, in tutti i generi ; d’ essere Otello, Amleto , Schylok, e, al tempo stesso, Pinteau, quanti altri non riescono che a far piangere, mentre dovrebbero far ridere ; e a far ridere, quando dovrebbero far piangere ?

La versatilità — - virtù del tutto italiana — certo, è una gran bella cosa ; ma l’Arte ha pur essa le sue leggi intan-

'j Un solo attore francese — e grandissimo — può, stando almeno a quanto ci assicura il Claretie, paragonarsi al nostro Novelli': — Federico Lemaître.

« J’ai oublie de tous les artistes inoubliables le plus 'grand, Frédérick Lemaître, qui jouait à la fois Ruy Blas et Robert Macai) e ; qui fut le comédien par excellence, ne s’enfermant point dans un emploi, vivifiant tout, et que j’ai vu — impression profonde — mime / devant Victor Hugo, très ému, le Souvenir de la nuit du 4 II avait à réciter la pièce: il ne la savait pas. Alors, par le geste, il la recréa. »

gibili; e non è sempre lecito violarle impunemente, forzando le doti che la natura ci ha dato.

Dove, poi, i Francesi eccellono, si è nell’arte — così difficile, e insieme così utile — - del mettere in iscena una commedia , un dramma , una tragedia • di saper guidare, istruire gli attori.

L’Antoine — più che interprete egregio — è un direttore incomparabile. Alla sua scuola, molti giovani attori uscirono dalla mediocrità in cui vegetavano.

E frase comune, tra i Parigini, questa : — se vuoi udire recitar bene, va da Antoine ! — - Ed è proprio così ! E, cosa strana, gli stessi attori educati da lui, quando accettano scritture in altri teatri, perdono gran parte di loro virtù.

Chez Antoine , la « messa in scena », senza esser lussuosa, è sempre d’ una verità ed esattezza mirabile, e contribuisce efficacemente a dar la illusione dell’ « ambiente » nel quale l’azione si svolge.

Nessuno, poi, sa muover le folle sopra la scena come lui. I « Tessitori » dell’ Hauptmann, maravigliarono — per la fusione, la spontaneità, la naturalezza — il «c Tout- Paris » l).

*) Pieri’e Linei, nel Figaro , dedica queste belle, e meritate, parole al «Teatro Antoine»:

« ini quelques années, on put voir le théâtre Antoine naître et se développer au point de devenir l’un des principaux centres dramatiques de Paris. Il y eut un rude chemin parcouru depuis la première représentation donnée passage de T Elysée-des-Beaux-Arts par le Théâtre libre , en 1887. Maintenant, tout le monde s’accorde à reconnaître qu Antoine a puissamment aidé aux débuts d’un nombre

Altro eccellente direttore è il Porel, marito di Gabriella Réjane. Non recitando, ebbe tutto l’agio di dedicarsi esclusivamente all’arte del « metter in iscena » ; e ad essa diede, e dà, con vera passione, tutto il suo tempo, tutto il suo studio.

Anche il Rochard dello Châtelet , il Franck del Gymnase , il Ginisty dell’Odeon, il Micheau delle Nouveautés, il Samuel1)

considérable d'écrivains dramatiques; qu'il a de plus formé d’excellents acteurs, et perfectionné la mise en scène.

« En tout cas, il y a là, ramassée dans un espace relativement très court, une oeuvre puissante et du plus grand intérêt. C’est cette œuvre que, dans son premier fascicule de septembre qui vient de paraître, le journal le Théâtre a eu l’heureuse idée de résumer et de bien mettre en relief.

« C’est dans ce fascicule du journal le Théâtre, joliment groupées en quelques pages, tout un monde d’impressions fortes et de douces émotions. Et le numéro est d’autant plus précieux qu’il restera comme un résumé d’un des chapitres les plus intéressants de notre histoire dramatique. »

!) Che il Figaro celebra in versi prima della riapertura delle Variétés :

« La veine de Samuel. »

Etre sur les grands Boulevards Directeur d’un joli théâtre...

Sans en devoir compte aux Beaux-Arts:

Pratiquer le genre folâtre...

Avoir le seul théâtre « chic »,

La maison bien parisienne,

Et tout le gratin du public...

C'est sa veine !

Posséder troupe et personnel Sans un raté, sans un emplâtre...

Bien que s’appellant Samuel,

Etre prophète en son théâtre...

Bien qu’accueillant en Ecossais

Tous les vieux «ours» qui font la chaîne...

Etre un grand Brasseur de succès...

C’est sa veine !

delle Variétés, il Gémier *), e il Guitry, possono dirsi direttori eccellenti. E di qual prezioso ajuto non sono agli Autori, die, spesso e volentieri, ne ascoltano i consigli, ne accettano l’ insegnamento ? Fortunato paese quello che offre agli scrittori drammatici tanti coefficienti per conseguir il successo !

Savoir ce qu'aiment les chalands,

- — Esprit qui ri t, maillot qui danse —

Accaparer beautés, talents,

Comme en un Granier d’abondance...

Avoir Lavallière et Lender,

Guy, Simon, Prince... une vingtaine...

Se chauffer sans un four, l’hiver...

C’est sa veine !

Piger la pièce sans pareille Qu’attendent tous les directeurs,

Et mettre Capus à l’oreille De cinq cent mille spectateurs...

Par le petit trou du rideau Voir tous les soirs la salle pleine De gens passés par le bureau...

C’est sa veine !

Un Monsieur de l’Orchestre.»

Q Dal Figaro :

« Gémier ».

« 11 y a quinze ans, presque jour pour jour, un scandale éclatait dans les couloirs du théâtre de Belleville.

«Lejeune premier de l’endroit, puissance incontestée, avait été insulté par un débutant. Mais entre cet infime et la divinité du lieu la discussion ne pouvait aller bien loin; et, dédaigneux, l’homme arrivé tourna le dos à l’audacieux en laissant tomber l’insulte suprême.

— Petit cabot !— fît— i 1 .

— Vous me répetérez cela dans quinze ans — répondit le jeune débutant, qui n’était autre que Gémier, aujourd’hui directeur d’un théâtre à lui, estampillé de son nom: Renaissance Gémier.

« Il est bien d’avoir foi en son étoile, surtout quand on fait ce qu’il faut pour aider â la réalisation de ses ambitions. Or Gémier fut toujours un consciencieux et un travailleur.

In Francia s ’è capito come non sia possibile — salvo doverose eccezioni — dirigere, insegnare, e recitare al tempo stesso.

In Italia, in vece, mancando i direttori e i maestri ; e i Capi-comici non rinunziando a far da «primi-attori», e a sfogare le loro « passionacce » — uso il gergo teatrale —

«Elève de Saint-Germain, il apprit son métier à la banlieue: il fut celui qui court des Batignolles à Montparnasse sur les impériales d’omnibus, sans perdre jamais sa foi dans, des idées d'art pur, dégagé de toute compromission mercantile: c’est pourquoi il s’inféoda à Antoine aux temps héroïques du Théâtre libre... Mais il fallait bien vivide, et le voci retombant à l’ Ambigu.

« Là, dans des emplois de traître, il subit les réprobations bruyantes des amphithéâtres où l’on pèle les oranges entre deux émotions.

«Dès ce moment il représentait une force, ou au moins une espérance; puisque, désireux de s'envoler à nouveau au delà d'horizons littéraires moins bornés, il sut intéresser à sa cause un Comité composé de noms comme ceux d’Anatole France, Puvis de Chavannes, Rodin, Mme la duchesse d'Uzès, etc.

« Ce Comité paya le dédit de 30,000 francs exigé par le directeur de V Ambigu pour laisser partir un artiste dont il venait d’apprécier la valeur en sa récente création d’un général ultra-moderne dans la pièce de Courteline.

«Puis le voici de nouveau chez Antoine; mais Antoine devenu propriétaire, Antoine établi dans ses meubles, embourgeoisé, qui lui dit :

— Tu sais, mon cher, dans un an, c’est toi qui seras mon successeur! —

« L’année se passa, et Antoine, pour des milliers de bonnes raisons, ne parlait plus de s'en aller. Ce fut Gémier qui partit, car ces deux personnalités du même genre ne pouvaient vivre en face 1’ une de 1’ autre. L’acier est rayé par l’acier, et le diamant par le diamant....

«Une anecdote pour fiinir:

« Un soir, dans je ne sais plus quel théâtre banlieusard, il jouait un officier de Devant l’ennemi, et devait tomber frappé à mort en criant : « Vive la France ! »

«Soucieux d’exactitude déjà et partout, il jugea que ce cri, poussé par un homme mourant, devait plutôt être exhalé que lancé bruyamment. Mais cela était contre toutes les traditions locales, et le directeur lui dit sévèrement, à la chute du rideau:

si hanno, spesso, quelle esecuzioni mediocri, che recano nocumento all’arte, disamorano il pubblico dall’andar a teatro, e fanno disperare dell’avvenire della scena di prosa.

Nè valga, in contrario, l’esempio di Sarah-Bernhardt, o di Coquelin-aìné !

Le eccezioni, sappiamo tutti, non mancano mai.

La maggior parte degli Attori francesi esce, com’è noto, dal Conservatorio di Parigi; istituzione dello Stato.

I Sociétaires della Comédie son tenuti, per legge, a fabbricare i futuri interpreti di Racine, di Corneille, di Molière, d’ Augier, di Dumas-fìglio, di Maurizio Donnay, di Paolo Hervieu. Le « classi » de’ due Mounet, del Silvain, del Leloir, del Le Bargy, del Péraudy, del Berr, largamentate frequentate, danno ogni anno frutti copiosi, se non sempre ottimi.

La Commissione esaminatrice , preseduta dal direttore del Conservatorio, Teodoro Dubois, si compone di uomini quali Jules Claretie, Vittoriano Sardou, Ludovico Halévy, Giorgio de Porto-Riche, Enrico Lavedan : agli esami, che si danno nel giugno, assiste sempre un pubblico numeroso, composto de’ parenti, degli amici, degli ammiratori de’ giovani laureandi : ogni giornale manda il suo redattore spe-

— Mon cher, vous venez de manquer votre carrière. Zulma Bouffar était dans la salle: elle voulait vous engager ; mais, après vous avoir entendu crier «Vive la France! » avec aussi peu de conviction, elle refuse.

« De tous ses nombreux passages dans les théâtres de drame, Gémier a pris une telle horreur de la mort, que dorénavant il ne veut plus ge consacrer qu’à la Renaissance !

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