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où la vertu s'épanonSt comme les fleurs, des hommes civilisés et chrétiens pcarsuivent' avec non moine de malice et d'achamwaent, mais avec plus d'itypocrisie, la plus dooce des victimes. Et cela depais vingt ans ; car vingt ans se sont écoulés depuis le tragique événemeat qui rendit Fiooanoc veuf et Noémio ioconsolable. Picounoc et le bossn s'étaient liés d'amitié. Les mêmes penchants 1^8 portaient l'un vers l'autre, et leurs intelligences perverses n'avaient pas été longues à se deviner. Le colportenr avait passé bien des fois, depuis vingt ans, avec sa cassette sur le dos, et il avait semé partout sa mar> chandise choisie, récoltant, en retour, les gros sous qui s'étaient changés en dollars.' Et puis, il avait prêté à courte échéance et à gros intérêts, sur billets ou obligations par devant notaire, les précieux dollars; comme prêtent encore, de nos jours, certains usuriers sans cœur— bourreaux d'un nouveau genre, qui jettent sur le pavé, dans le déshonneur on le désespoir, les pauvres qui tombent dans leurs serres ; qui croient se racheter anx yeux de la société ou de Dieu, en offrant de temps -à autres, avec ostentation, et grand fracas tfe
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réclame, aux égtiBcs on aux coinraunautés, une partie des deniers qu'Ile ont estorqnés aux malheoreuï ! Bref, le bossu était riche, et avait ouvert ua magasin à Leclerville, près dn pont. Piconnoc avait vieilli de vingt ans comme leB autres; mais le gaillard portait bien son âge.
On le disait l'habitant le plus à l'aise de la paroisse. Il possédait deux belles terrée en culture et une terre à bois, bonne maison, grange vaste, chevaux fringants, bêtes à cornes, montons, porcs et volailles. On le jaloasait. L'un disait: Sien d'étonnant qu'il ait amassé, il n'est pas, comme moi, accablé par la famille. L'antre: il est si ménager! il tondrait sur un œuf. Oelui-cd : il a eu tontes les chances ; j«nai8 de pertes, jamais d'accidents, et celui-là : s'il avait i^e femme gaspilleuse comme la mienne, il ne serait peut-être pas mieux que Bioi
Picounoc ne s'était point remarié. Plusieurs crurent que c'était de regret. En effet, il doit être difficile d'oublier une première femme, bien que nombre de veufe s'efforcent de prouTer le contraire. Quoiqu'il en soit, Piconnoc était resté sage aux yeux de bien