‹ Pie IXChapitre 13 sur 22 · JOAN., XVI1I · texte numérisé non relu

JOAN., XVI1I

»» bien et à la tranquillité de la société temporeUe, » ont été condamnées par les Pontifes Romains, •» Nos Prédécesseurs. Nous même, Nous les avons " eues constamment en horrem'. Nous les avons » condamnées dans Notre Lettre Encycliq;^je^H^4) »» novembre 1846, adressée à tous les Évêques de " l'Église Catholique; et, aujourd'hui encore, wen « vertu de Notre suprême autorité apostolique, « Nous les condamnons, les prohibons et les pros- « crivons. «

Dans sa Lettre Encyclique du 8 décembre 1849, aux Archevêques et Evêques d Italie, Je Saint- Père fait encore entendre la même protei^tatioffi' et condamne encore les doctrines impies qui pt^ tendent s'abriter sous son nom. S^ ^

Nos armes ont rétabli le Saint-Pi rc ù Rome,- ' nos armes l'y protègent depuis dix ans. Mais pour que la protection soit efficace, il pê faut pas qu'elle soit un sujet de continuels mgroches adressés par la force à la faible^^e ; il^e faut pas que celle-ci soit incessa innH^ii accùl^'e de ne savoir pas se suffire à elle^iiiênu^ et de ne se maintenir que par l'appui des soldats étrangers, comme si des catholiques pouvaient jamais être étrangers à Rome ! La force et la laibltj:<^e f=ont d'ailleurs de plus d'Une sorte, et la nation qui protège peut être protégée en même temps. La Papauté, qui est la clef de voûte de l'ordre

social, protège toutes les nations chrétiennes. C'est pour cela que les ennemis de Tordre pu- Ijiic^^iBffi tout pays sont les ennemis du Pontife Romain. Ils [ne disent pas, eux : Que nous importe? c'est un tyran étranger! Ce pouvoir les enveloppe de toutes parts dans une société chrétienne, et \U im jieuvent pas faire tout le mal qu'ils voudraient. Mais quand ils croient l'heure propice, ifeal:ri^ ent de tous côtés, se jettent sur Rome, rotiveTseïit d abord ce gouvernement temporel^ qui e-t il ]3nrt('i^ ûv leur bras, puis se consument en efforts pour anéantir la Papauté. Les peuples chrétiens, qu elle protège tous, ne lui doivent-ils pas de la défendre contre la révolution! Qui a jamais eu ridée de réduire la capitale d'un grand pays à se défendre par ses propres forces, sans tirer aucun secours de ses provinces? Pourquoi la capitale du monde catholique serait-elle exclue du privilège qu'ont toutes les capitales?

Mais les armes toutes seules ne peuvent rien réparer, elles ne peuvent surtout rien assurer. Elles ne peuvent réparer que le mal matériel, et le mal matériel n'est pas le vrai mal. La révolution qui renversa Pie IX, en 1848, avait été préparée en 1831 par les puissances déclarant solennellement dans leur Mémorandum que le gouvernement pontifical faisait peser sur les populations des États de l'Église im joug abrutissant et un

despotisme insupportable. Quand éclata la tempête de 1848, le trône du Vicaire de Jésus-Christ, ébranlé par les efforts intelligents de la diplomatie, s'écroula; et ceux qui savent les raisons des choses, purent craindre un moment que la société chrétienne ne fût ensevelie sous ses débris. Dieu agit encore par les descendants des anciens Francs^ et Pie IX rentre à Rome comme les Princes légitimes rentrent dans leurs capitales, pour relever les ruines et pour réconcilier avec la société tous ceux qui n'en sont pas les ennemis irréconciliables. Mais la diplomatie va reprendre son œuvre, entraver celle du Souverain Pontife, et, si vite oublieuse de l'histoire d'hier, préparer de nouvelles révoltes et peut-être un nouveau 16 novembre.

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