CHAPITRE VINGTIÈME
rappelées du 26 mars 1860, l'excommimication majeure et les autres censures et peines ecclésiastiques édictées par les saints canons, les constitutions apostoliques, et les décrets des conciles généraux et particulièrement du concile de Trente. (Sess. xxii, c. 41 de Reform.)
» Mais, Nous rappelant que Nous tenons sur la terre la place de Celui qui est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Nous ne désirons rien tant que d'embrasser dans un paternel amour les fils égarés qui reviennent à Nous ; c'est pourquoi levant les mains au ciel dans l'humihté de Notre cœur, remettant et recommandant à Dieu la plus juste des causes, qui est la sienne encore plus que la Nôtre, Nous le conjurons et le supplions parles entrailles de sa divine miséricorde, de Nous assister de ses secours, d'assister son Eghse , et de faire , par sa clémence et sa piété , que ses ennemis songeant à la perte éternelle qu'ils se préparent, s'efforcent, avant le jour de la vengeance, d'apaiser sa formidable justice, et consolent par leur conversion les gémissements de leur Mère la sainte Eglise, et Notre propre douleur.
» Pour obtenir de la divine clémence des bienfaits aussi signalés, Nous vous exhortons avec instance. Vénérables Frères, à joindre à nos vœux vos ferventes prières et celles des fidèles confiés à vos soins ; et, nous rendant tous ensemble au pied du trône de grâce et de miséricorde, employons l'intercession de l'immaculée Vierge Marie, mère de Dieu, et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. L'Eglise de Dieu, depuis son origine jusqu'à nos jours, a été souvent bouleversée, souvent délivrée. C'est elle qui s'écrie : Souvent ils ni ont attaquée clans ma jeunesse, car ils nont rien pu contre moi. Les pécheurs ont travaillé contre moi, ils ont prolongé leur iniquité. Aujourd'hui encore le Seigneur ne permettra pas au sceptre des pécheurs de régler le sort des justes. Le bras du Seigneur n'est pas raccourci ni incapable de sauver. Il délivrera sans doute son Epouse cette fois encore, lui qui l'a rachetée de son sang, l'a dotée de son esprit, l'a ornée des dons célestes et l'a, en outre, enrichie des dons de la terre. (S. Bernard, Ep. 244.)
» En attendant, Nous demandons à Dieu du fond du cœur les tré-
sors abondants des grâces célestes pour vous, Vénérables Frères, et pour tous les clercs et laïques confiés à la vigilance de chacun de vous, et comme gage de Notre amour singulier envers vous, Nous vous accordons affectueusement, et du fond du cœur, la bénédiction apostolique, à vous et à tous ces fidèles Nos fils bien-aimés. »