‹ Pie VII et Napoléon IerChapitre 3 sur 16 · LÉON XII · texte numérisé non relu

LÉON XII

(2a s^EktQaibrft 1823 — i Ciîinicr 1829.)

Troisr candidats attirèrent Tatteatioff do conclave pour la strecession de Pi« VU :

c'étaient le cardinal Sévéroli, le cardKnai Casti^lione et le cardinal de»a Ctenga.

L*Autriche ayant donné Fexclliswa an pre^ micr, dans Tespoir que le second senrft éhi, le Sacré-CollégB, qui Touliiit être iniéh pendant, porta ses voir sur le troisième.

Le cardinal délia Genga, effirayé de son éttration^ ré»sta d'abord' et ne céda qu'aux instances du Sacré-CoUége. a Pourquoi, disait-il, vouloir faire un pape d'un squelette? D Le doyen et le camerlingue lui demandèrent alors quel nom il voulait

pieitdce» L'élu se doi»i« <^ÎQaii«meQt le n&m^ (bi PapirTfm l'a ceéé\ oardîaal; oen^ traxEement à cet usage, dêUatGkngs: prit k> nom de Léofi XIS. Il y amt là ua mau^ement dé délicatesse.' extrélme; Léon XII dk eme&i ao^csffdinaLCfts^UQiEie^ « qu'il était maiheadrttttK qu'aa n'^t ]^s suijvi le* vœu du pape Pie Yli^. qui appelait son ami CastigUoae Pie VIU (il le fui plue tard); qu'au suiflue^ étaot aocaUé dfiufi&mités, il n'a^vait que peu.de teiufK à régner^ et que le cavdiual Castiglioue se£ait«eeirtaiaem6&t son suecessi^r soua le oomde Pie YIIL )>

Léoai MI n'îbyait que soixante*trois bjos^^ mais, sa santé a^ahi été sdtéïée par d'immaitses tsa^aux.- N4 le 2â. août 1760 au château. déUa Geuga^ daas le diocèse de Spolète, il iuoatrade boone heuveun esprit tiès^if et acquit de vanités connais** saaces» Oràeaané prêtée en i783| il attira bi«alèt(£n»r lui llaMéntion de PieYI, qjoLk nammar* Viun} de 8«fr eaméirkf & secarets» Ëa 17â8i,Pi0 YI le nommai ajtehevéque^deTyn;

152 SnCGESSEURS DE PIE VII.

inpartibusj etFannée suivante^ l'envoya comme nonce à Cologne. Bienveillant envers chacun et toujours digne, sérieux sans oi^ueil , ami et protecteur éclairé des arts, d'une sérénité parfaite, plein d'esprit et de répartie en société, sans toutefois jamais se permettre une plaisanterie blessante ou déplacée, sévère observateur des devoirs que lui inspiraient sa vocation et sa situation ; se retirant de toute occasion de distraction publique dès que sa dignité semblait pouvoir être compromise, mais assidu partout où sa présence pouvait servir à Tédification ; familier avec les savants et les artistes, sans avoir égard à leur religion ; plein de miséricorde et de générosité envers tous ceux qui réclamaient son secours; évéque dans toute la rigueur du terme; homme d'État prudent et aimé; condescendant quand la conscience et les convenances le permettaient; tenant rigoureusement au droit quand le bien de l'Église et de son souverain lui en faisait un

Page 1