‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 102 sur 453 · ACTE I, SCÈNE V. ii · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V. ii

DUBUISSON

Ah , ah ! c'est vous , mon frère ?

Par quel hasard?...

DOFvMEUIL.

Je viens vous parler d'une affaire.

DUBUISSON

Eh Lien , l'avez-vous lu ?

DORMEUIL

Quoi ?

DUBUISSON

L'article.

Comment ?

DUBUISSON

Du journal.

DORMEUIL

Que dit-il,^ quel grand événement.^.,.

DUBUISSON

Dn y parle de moi.

DORMEUIL

De vous ?

DUBUISSON

De moi , vous dis-je.

DORMEUIL

De vous , dans le journal?

DUBUISSON

Et cela vous afflige ?

DORMEUIL

Non 5 mais à quel propos , enfin?

la LE FOLLICULAIRE.

DUBUISSON

Je suis cité Pour ma pliilanthropie et mon humanité.

On dit que tout l'hiver j'ai nourri ma commune, Des pauvres ouvriers secouru l'infortune , Et que j'ai le premier, proposant des travaux , Souscrit pour réparer les chemins vicinaux.

DORMEUIL

Quoi ! voilà le motif. . . .

Oui ; c'est , je le parie , De mon ami Valcour une galanterie.

Il exagère un peu , je crois , mais c'est égal.

DORMEUIL

Mon frère !

DUBUISSON

Quel honneur ! je suis dans le journal !

DORMEUIL

Allons , vous vous moquez.

DUBUISSON

Voilà comme vous êtes 5 Toujours contrariant , et frondeur des gazettes : Rien de ce qu'on y lit n'est par vous approuvé. Vous faites l'esprit fort.

DORMEUIL

Le mot est Lien trouvé.

Revenons à l'objet qui près de vous m'attire.

DUBUISSON

Mais nous verrons \m peu ce que vous pourrez dire

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