ACTE I, SCÈNE V. ii
DUBUISSON
Ah , ah ! c'est vous , mon frère ?
Par quel hasard?...
DOFvMEUIL.
Je viens vous parler d'une affaire.
DUBUISSON
Eh Lien , l'avez-vous lu ?
DORMEUIL
Quoi ?
DUBUISSON
L'article.
Comment ?
DUBUISSON
Du journal.
DORMEUIL
Que dit-il,^ quel grand événement.^.,.
DUBUISSON
Dn y parle de moi.
DORMEUIL
De vous ?
DUBUISSON
De moi , vous dis-je.
DORMEUIL
De vous , dans le journal?
DUBUISSON
Et cela vous afflige ?
DORMEUIL
Non 5 mais à quel propos , enfin?
la LE FOLLICULAIRE.
DUBUISSON
Je suis cité Pour ma pliilanthropie et mon humanité.
On dit que tout l'hiver j'ai nourri ma commune, Des pauvres ouvriers secouru l'infortune , Et que j'ai le premier, proposant des travaux , Souscrit pour réparer les chemins vicinaux.
DORMEUIL
Quoi ! voilà le motif. . . .
Oui ; c'est , je le parie , De mon ami Valcour une galanterie.
Il exagère un peu , je crois , mais c'est égal.
DORMEUIL
Mon frère !
DUBUISSON
Quel honneur ! je suis dans le journal !
DORMEUIL
Allons , vous vous moquez.
DUBUISSON
Voilà comme vous êtes 5 Toujours contrariant , et frondeur des gazettes : Rien de ce qu'on y lit n'est par vous approuvé. Vous faites l'esprit fort.
DORMEUIL
Le mot est Lien trouvé.
Revenons à l'objet qui près de vous m'attire.
DUBUISSON
Mais nous verrons \m peu ce que vous pourrez dire