S C P. NE IL
M. MOTUS, M. niZ^^T. {H a un co'ifume bourgeois ridicule^ un rhapenii m/yl ; il oirioi'. aoec empressement ^ achetant de passer sa giôeruc , (ju 'il pa^ dans le sens inverse. )
• - BIZET
Un petit coup de main , s'il vous plaît, M. Motus, un petit coup de main.... tournez-moi un peu ma giberne.... C'est bien ça, de droite à gauche,
MOTUS
Mais, non,
BIZET
Si, je suis gaucher.
MOTUS
Parbleu! vous voila bien pi^essé, M. Blzet.
EIZE'P.
Dame ! je n\'ii pas envie de me faire encore pincer. J'ai déjà tât6 du comité de discipline ^et le conseil de famille ne me traite pas en enfant gâté... Deux condamnations : une fois vingt-quatre heures de prison; une autre fois, f) fr. d'amende. A présent, je commence à me faire au corps-de-garde.., je me plais sui tout à la Mairie: en faction , sur ma chaise de paille, mon fusil entre les jambes, et mon chapeau rond de travers.... je vois passer des mariages; j'examine les yeux baissés de la mariée, le front radieux du mari, la jalousie des cousines et l'impatience de la petite sœur. Après, c'est un acte de naissance; je remarque la fierté du papa, l'émotion du t^émoin et l'embonpoint de la nour
rîce; ça fait passer le lernps ; ça m'amuse, et je suis relevé sans m'en apercevoir.
C'est très-heureux, M. Bizet.
BIZKT.
Mais le temps s'éroule , je me sauve... Si je suis libre à huit heures, je viendrai souper avec vous.