‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 221 sur 453 · S C P. NE IL · texte numérisé non relu

S C P. NE IL

M. MOTUS, M. niZ^^T. {H a un co'ifume bourgeois ridicule^ un rhapenii m/yl ; il oirioi'. aoec empressement ^ achetant de passer sa giôeruc , (ju 'il pa^ dans le sens inverse. )

• - BIZET

Un petit coup de main , s'il vous plaît, M. Motus, un petit coup de main.... tournez-moi un peu ma giberne.... C'est bien ça, de droite à gauche,

MOTUS

Mais, non,

BIZET

Si, je suis gaucher.

MOTUS

Parbleu! vous voila bien pi^essé, M. Blzet.

EIZE'P.

Dame ! je n\'ii pas envie de me faire encore pincer. J'ai déjà tât6 du comité de discipline ^et le conseil de famille ne me traite pas en enfant gâté... Deux condamnations : une fois vingt-quatre heures de prison; une autre fois, f) fr. d'amende. A présent, je commence à me faire au corps-de-garde.., je me plais sui tout à la Mairie: en faction , sur ma chaise de paille, mon fusil entre les jambes, et mon chapeau rond de travers.... je vois passer des mariages; j'examine les yeux baissés de la mariée, le front radieux du mari, la jalousie des cousines et l'impatience de la petite sœur. Après, c'est un acte de naissance; je remarque la fierté du papa, l'émotion du t^émoin et l'embonpoint de la nour

rîce; ça fait passer le lernps ; ça m'amuse, et je suis relevé sans m'en apercevoir.

C'est très-heureux, M. Bizet.

BIZKT.

Mais le temps s'éroule , je me sauve... Si je suis libre à huit heures, je viendrai souper avec vous.

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