LE BARON, VOLBERG, EDGARD
LE BARON
Mon frère , avez-vous lu la gazette ?
VOLBERG.
Oui ,• pourquoi ?
LE BARON, à Edgard , qui tient à la main la lettre qu'il vient de recevoir.
Eh bien , que faites- vous donc ? Parbleu ! entre nous point de cérémonie : n'êtes-vous pas déjà comme de la famille ? Mon ami , contentez votre curiosité j ouvrez cette lettre.
EDGARD
Vous voulez donc bien permettre.. .. ^
LE BARON
Puisque vous avez lu la gazette , mon frère , vous aurez vu qu'il est grandement question d'une nombreuse promotion dans les dilïérens ordres de l'état'^. Eh bien ! voulezvous le gager, nous ne serons pour rien dans cette promotion; et cependant quand on a comme moi rendu des services à son pays.... Enfin, sous le feu prince^ j'ai été aide des cérémonies.
EDGARD, qui a montré beaucoup d'agitation pendant la lecture de la lettre.
Grand Dieu ! ai- je bien lu.^
LE BARON
Qu'avz -vous donc , mon cher Edgard ?
* rARIANTE.
LE BARON
Puisque vous avez lu la gazette , mon frère , vous aurez vu qu'il est grandement question pour l'an/iiuefsaire de la naissance du Prince, d'une nombreuse promotion dans les diiférens ordres dei'état.
VOLBERG.
Excellente nouvelle pour les fabriques de rubans. (Tout ce qui est en italique a éié supprime' par ordre après la première représentation.)