‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 396 sur 453 · ACTE 11, SCENE VU. G · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCENE VU. G

CHARANÇON, le re/idant a Rufùi.

Qu'en voulez-vous conclure?

RUF IN

Oui?

JULES

Mais qu'il lui ressemble. Est-ce vous faire injure ?

CHARANÇON

Et vous pouvez...

RUFIN

Monsieur, pour qui nous prenez-vous ?

JULES

Pour de fort bonnes gens. Que diable! entendons-nous.

CHARANÇON

Et voilà de quel prix vous payez mon service ! Mais je vous reconnais : telle est votre justice. C'était peu que pour vous on se fût compromis, Qu'on eût de vos besoins étourdi vingt amis ; De ce zèle empressé le succès vous afflige, Si vous ne blessez point la main qui vous oblige. C'est là votre bonheur.

JULES

Tu ne me comprends pas,

CHARANÇON

C'est là tout ce qu'on gagne à servir des ingrats.

JULES

Une plaisanterie...

CHARANÇON

Est toujours déplacée

Lorsque la probité peut en être oftensëe.

# JULES

Je ne te savais pas sensible à ce point-là.

Après tout , de tels soins ont mérité cela.

JULES

N'y pensons plus : j'en ai tous les regrets du monde.

CHARANÇON, mettant la main sur son cœur. La plaie en sera là, toujours vive et profonde.

JULES, h Ixiifln.

Terminons donc, monsieur.

CHARANÇON, bas au même.

Le billet , le billet.

RU F IN

Approuvez, et signez cet écrit, s'il vous plait.

JULES

(Il m le billet.) Voyons. « Neuf mille francs. » Ah! j'avais dit six mille :

(à Charançon.) Tu passes mes désirs.

RUFIN

Quand on veut être utile, On ne regarde pas...

CHARANÇON, baS CL Riifin.

( a Jules. ) Tais-toi donc. — ^Vous sentez

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