ACTE 11, SCENE VU. G
CHARANÇON, le re/idant a Rufùi.
Qu'en voulez-vous conclure?
RUF IN
Oui?
JULES
Mais qu'il lui ressemble. Est-ce vous faire injure ?
CHARANÇON
Et vous pouvez...
RUFIN
Monsieur, pour qui nous prenez-vous ?
JULES
Pour de fort bonnes gens. Que diable! entendons-nous.
CHARANÇON
Et voilà de quel prix vous payez mon service ! Mais je vous reconnais : telle est votre justice. C'était peu que pour vous on se fût compromis, Qu'on eût de vos besoins étourdi vingt amis ; De ce zèle empressé le succès vous afflige, Si vous ne blessez point la main qui vous oblige. C'est là votre bonheur.
JULES
Tu ne me comprends pas,
CHARANÇON
C'est là tout ce qu'on gagne à servir des ingrats.
JULES
Une plaisanterie...
CHARANÇON
Est toujours déplacée
Lorsque la probité peut en être oftensëe.
# JULES
Je ne te savais pas sensible à ce point-là.
Après tout , de tels soins ont mérité cela.
JULES
N'y pensons plus : j'en ai tous les regrets du monde.
CHARANÇON, mettant la main sur son cœur. La plaie en sera là, toujours vive et profonde.
JULES, h Ixiifln.
Terminons donc, monsieur.
CHARANÇON, bas au même.
Le billet , le billet.
RU F IN
Approuvez, et signez cet écrit, s'il vous plait.
JULES
(Il m le billet.) Voyons. « Neuf mille francs. » Ah! j'avais dit six mille :
(à Charançon.) Tu passes mes désirs.
RUFIN
Quand on veut être utile, On ne regarde pas...
CHARANÇON, baS CL Riifin.
( a Jules. ) Tais-toi donc. — ^Vous sentez