ACTE III , SCE??E Vlir. Si
EDMOND
Ah! VOUS voudriez donc?...
LE CHEVALIER
Sans recourir aux lois, Devenir possesseur, et sans qu'on nous en blâme. Du bien sei^jneurial qu'un certain fils réclame; Et comme notre prince est chargé du dépôt. Je prétends arranger l'affaire comme il faut.
EDMOND
fA part.)
Il était temps, parbleu !... Mais vous allez bien vite j Car il reparaîtra ce fils qu'on déshérite.
LE CHEVALIER
Bah ! de telle façon le testament est fait Qu'en prouvant que le fils est un mauvais sujet , Le prince peut alors faire un propriétaire Du fortuné baron qui succède à son frère.
EDMOND
C'est très-clair et très-bien... Maintenant vous prouvez...
LE CHEVAL 1ER
Pour ces preuves vos fonds sont très-bien arrivés ;
Nous avons des amis , avec un sacrifice
En bon argent comptant, ils nous rendront justice ;
Et grâces à mes soins le prince signera
Notre contrat, bien fait, présenté par Emma.
EDMOND
Oh ! tout est calculé... Vraiment je vous admire, Yoiis avez du talent plus que je ne puis dire. La Fille d' honneur ^ 3® édit, 6^
«a LA FILLE D'HONNEUR.
LE CHEVALIER Hant.
Et voyez-vous le fils du marchand de Riga Qui compte sur son titre et sur sa terre !
£DMO?fD riant,
Oui-dà.
LE CHEVALIER
Comme il restera sot !
EDMOND riant.
Bien sot de l'aventure.
LE CHEVALIER
Et monsieur le marchand ?
EDMOND riant plus fort.
Vous voyez sa figure.
LE C H EVALIER.
Il est un certain point qui me gêne pourtant. De notre jeune Emma je ne suis pas content. Cette diable de lettre intrigue la petite.
EDMOND
Mais la moindre raison la remettra bien vite.
LE CHEVALIER
Non, elle se défie à-présent du baron,
Et de tous ses parents, de moi-même aussi....
EDMOND
Bon.
Eh-bien , je parîrais , et cela tout à l'heure , Que, si je lui parlais seulement un quart d'heure. ( Maintenant que je sais vos excellents projets... Et que mon intérêt se lie à vos succès) , J'aurais bientôt détruit cette espèce de crainte , Ce doute de son sort dont elle a lame atteinte ;