ACTE III, SCÈNE VIII
Oui, je ferais si bien, par mes bonnes raisons, Que je rurraclierais à de vagues soupçons.
LE CHEVALIER
Parbleu I vous me donnez une heureuse pensée.
EDMOND
D'un rien cette famille est très-embarrassée ;. Ah î si vous n'étiez pas un si loyal ami , Us n'auraient pas mes fonds.
LE CHEVALIER
Dois-je les prendre ici ; Où si j'irai chez vous ?
EDMOND
Au plus tard , dans une heure.
Je dois, pour les avoir, aller à ma demeure.
LE CHEVALIER
Très-bien. Moi , de ce pas je cours dire au baron
Que vous verrez Emma: le moyen est très-bon.
Ainsi vous nous prêtez votre or , votre éloquence j
Par vous , nous reprendrons notre magnificence.
Le bien d'un sot marchand deviendra notre bien.
11 nous arrondira nous autres gens de bien.
Sur le prêt n'ayez pas sur-tout lame inquiète,
Le marchand de Riga se charge de la dette.
Quelle joie! Ah! mon cœur.. .embrassons-nous tous deux.
Que douce est l'amitié pour les cœurs généreux !
Au revoir , cher ami. ( // sort par le fond. )
84 l'A FILLE D'HONNEUn.