SCENE AI
LE CHEVALIER, LA PRÉSIDENT G, L1 SSAN, LE MAKQl 18.
LA PRÉSIDENTE, entrant. Me voilà prisonnière!.. Aucun moyen de partir!., mot gens, ma voiture, tout a disparu!., et je pourrais m'feffrayer ; car je ne sais, i vous êtes iies gardiens pour une captive, ou des défenseurs pour une femme en danger !. .
le MARQUIS. Des gardiens ?.. Vous doutez de notre loyauté ?. .
i. \ PRÉSIDENTE. Mais que dois-je penser? après avoir voulu nie faire quitter le château, on m'empêche d'en sortir; et vraiment tout ce qui m'arrive, ce que je
. ce que j'entends doit nie paraître fort singulier! pointant j'aime mieux en rire que m'en Lâcher, et j'ai même envie d'occuper les loisirs de ma captivité à vous ien li. service à tous. On ne veut pas que je me mêle à vos plaisirs ? eh bien! je vais me mêler de voti e bonheur.
i r. m irqi is. El comment çelàj i \ pRi situ \ 1 1 . \ oui verrez! « hà< un k i ( il méconti nt. el désii e ce qu'il n'a : M, de Lussan est îalouz , M. le Marquis est < nuuyé, el le Chevalier est, dans
ce moment surtout , l«>it contrarié! Il
ne tient peut-être qu'à moi que tout change! si vous me secondiez, avant une heure, « bai un sei ûl satisfait m ssw. Ce n'esl pas possible .'
I l MAIigi 1S. Oh ! j( | | mieux de
voir c ela
LL ( il i: \ U.II.K. Et que faudi ait-il fa
L4 PRÉSIDENTE. Rien! que mr promettre de suivre nies conseils.
LÉ HARQ1 ts. Je ne demande p s mieux.
Ll'SSW. Ou\ st-ce que je nsque?
LE CHEVALIER. J'y consens moi.
la piiésidl.vit.. Alors, nus ieurs, j'ai votre parole de m'obéir?
TOI S LES Tliois. Notre parole?... vous l'a ver. !. ..
L\ l'RÉSlDKXTE. Je la reçois, el j'y compte!.. Ainsi, vous in'obéirez aveuglément pendant une lieure! • Vous, Marquis, par curii VI. de Lussanj par
vengeance !.. et vous. Chevalier , par né< i ss lit* , puisque vous êtes mon complice.
lussan. Quels que soient nos motifs»
nous obéirons:
LA PRÉSIDENTE. Une lu un, et trois chevaliers comme vous ..mus à vit cela je ferais la guerre à une province!., jugez
donc si je rétablirai la paix dans tin château!.. Voilà qui est décidé?., obéissance complète pendant ur.e heure !..;
LUSSAN. Pendant toute ma vie!...
LL CHEVALIER. J'ai promis une heure.
LA PRÉSIDENTE , riant. Oh! vous êtes un sujet révolté.
I \ DOMESTtQI L , entrant par la parle de droite. Mademoiselle de Lussan demande M. son frère, et madame la Comtesse prie
M. le Chevalier de* passer chëi elle,
LA PRÉSIDBNTE. En bien! messieurs,
mes projets réussissent... on ne peut pas
mieux même! {Au domestique.] Dites à
ces dames que ces messieurs n'iront pas.
LE CHEVALIER. Comment?...
la présidente. Silence! (Au do-
mestnjue.) Ces messieurs présentent leurs respects à ces dames, et partent pour Paris... Allez ; mais allez doue \...{Le domestique sort après un peu d'hésitation.) .Monsieur de Lussan, vous ave/ ici des chevaux ?
ii ssw. Deux chevaux de selle.
i \ présidents. Quittes à l'instant le
château tous deux; <|iie l'on vous \<>ie
pour!., puis, mu bout de l'avenue, vous
reviendrez par le village . VOUS v I U8S4 i ez
vs i hevaui , et vous poui n i renti i r i un cire vus dans ce saion^ oO je voua attends
I I ss\% , hésitant. M lis enfin
n « n- \ m. un , de même. Si cependant
t\ PRÉSIDENT! Est-ce mie l'obéissance doit se permettre h s m et les moisi j'ai \oti c i ( « ii parole.
iissxn Nous n'y manquerons point, tt nous partons!., venez, Chevalier!.
MAGASIN THEATRAL
LE Ciiev ALIEB , à Lus tan. Je vous assuie que madame se moque de nous.
LA PBÉSI DENTE. C'est possible!., mais cola n'empêche pas les chevaux de galoper. Partez vite !..
Un sortent par le fond.