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le tnii i : i eue tante si bonne, La ftrèré d'Aqaila, possédait i Karbontae Une maison d'hiver; mais elle avait, de plus, Dans ces ,i, mips appelés les< bampsde Marias, Une villa dYté s'éTcvant mu la pi De Iratodk pins la couvraient de fratefeeur et d'om- Silencieux le jovt , mah qui, k toiJ venu, [brage,
Parlaient avec la mer un langage inconnu ; Et moi, je me plaisais, quand de sa fraîche haleine La nuit assombrissait au loin l'humide plaine, A venir lentement au rivage m'asseoir, Et, me penchant alors sur l'immense miroir, J'écoutais celte voix solennelle et sauvage Dont j'espérais toujours comprendre le langage; Puis, quand j'avaischerebé long-temps, mon cœur
[jaloux, Rappelant mon esprit à des pensers plus doux, J'interrogeais tout bas cette onde intelligente Qui roule de Sagonte au golfe d'Agrigente, Et je lui demandais si, passant à Baïa, Ses flots n'avaient point vu ma mère Junia!...
JUNIA
Chère enfant!
STELLA
Une nuit qu'en cette solitude J'étais restée encor plus tard que d'habitude...
JLNIA.
Comment t'exposais lu seule ainsi, ma Stella?
aquila, souriant.
0 ma mère, jamais je n'étais loin!
stella, continuant
Voila Que je vois s'avancer, sans pilote et sans rames, Une barque portantdeux hommes et deux femmes, Et, spectacle inouï qui me ravit encor, Tous quatre avaient au front une auréole d'or D'où partaient des rayons de si vive lumière Que je fus obligée à baisser la paupière; Et, lorsque je rouvris les yeux avec effroi, Les voyageurs divins étaient auprès de moi. Un jour de chacun d'eux et dans toute sa gloire Je te raconterai la merveilleuse histoire, Et tu l'adoreras, j'espère) en ce moment, Manière, il te suffit de savoir seulement Que tousquatre vcnaientdu fond de la Syrie : In édit Les avait bannis de leur patrie, Et, se fai lant bourreaux, des hommes irrités, Sans avirons, sans eau, sans pain et garrottes, Sur une frêle barque échouée au rivage, Les avaienl à la mer poussésdansun orage. Mais à peine l'esquif eut-il touché les flots, Qu'au cantique chanté parles saints matelots L'ouragan replia ses ailas frémissantes; Que li mer aplanit ses vagues mugissantes, Et qu'un soleil plus pur, reparaissant aux cimx
Enveloppa l'esquif d'un cercle radieux!...
Jl NIA.
Mais c'était un prodige.
STELLA
Un miracle, ma mère.
Leurs fers tombèrent seuls, l'eau cessad 'être amère, î.i deux fois chaque jour le bateau futeouveh D'une manne pareille a celle du désert: C'est ainsi que, poussés par une main céleste, le lc> % ii aborder.
IOHIA
oii ' dis vite le resté!
* rn i v.
A l'aube, il-" «rentre Jus quittèrent I.» mai son:
Marthe prit le chemin qui mène ù Tarascon, Lazare et Maximin celui de Massilie, Et celle qui resta, c'était la plus jolie, Nous faisant appeler vers le milieu du jour, Demanda si les monts ou les bois d'alentour Cachaient quelque retraite inconnue et profondo Qui la pût séparer à tout jamais du monde. Aquila se souvint qu'il avait pénétré Dans un antre sauvage et de tous ignoré, Grotte creusée aux flancs de ces Alpes sublimes Où l'aigle fait son aire au-dessus des abimes. Il offrit cet asile, et dès le lendemain Tous deux, pour l'y guider, nous étions en chemin. Le soir du second jour nous touchâmes la base : Là, tombant à genoux dans une sainte extase, Elle pria long-temps, puis vers l'antre inconnu, Dénouant sa chaussure, elle marcha pied nu, Nos prières, no* crin restèrent kans réponses : Au milieu des cailloux, des épines, des ronces, Nous la vimes monter, un bâton à la main, Et ce n'est qu'arrivée au terme du chemin, Qu'enfin elle tomba sans force et sans haleine...
JtMA.
Comment la nommait-on , ma fille?
STELLA
Madeleine,
Ma mère! Cette femme, insensible aux douleurs,
Avait pourtant, parmi les parfums et les fleurs, Au sein des voluptés parle ciel condamnées, Dissipé le trésor de ses jeunes années. Mais dans ses faux plaisirs le malheur apparul : Son frère bien-aimé, malgi ins, mourut.
Pour la première fois, la prière à la bouche, Elle veillai I auprès delà funèbre couche, Pleurant et gémissant, lorsqu'elle apprit soudain D'un homme nommé Jean, qui venait du Jourdain, Qu'allait bientôt passer, allant à Samarie, Celui qu'on appelait Jésus, fils de Mai Prophète vénéré, que le peuple, en tout lieu, Suivait avec amour, en criant: Gloire à Dieu! Car cet homme, puissant a Iriser les obstacles, Comptait depuis long-temps ses jours par des mi- Madelcine était faible : elle alla vers le port, [racles, r.t tombant à genoux , cria : .'Mon frère est mort!... Mort!... et si cependant voua vouliez, sa paup Quoique close a jam rait la lumière;
Cai votre vt. i\ commande a , aux aquilons,
A la vie, a la mort!... Jésus lui «lit: Allons.
Ils Tinrent ; ô douleur ! déj i de 0 les
Avaient enseveli les dépouilles mortel!* Madeleine eu pleurant tendit au ciel les bras! Mais le Sauveur lui dit : Femme, ne pleure p Et, mai • ii' ii
où pour r. ii ; ai té l'était couebé i Jésus, dei an) le pi ; le immol oi,
Dit, étendant la main I ire, lève-toi !... a peine eut ret< al ;(■ Lire,
Que, bi isanl de son ; , lumulaire,
Lazare, obéissant au cri qui l'appela, i essa dam - 1 : loi : M'
Abu î, hors d'haleine,
Joveu- e et repentante ' leleine
Courut vers sa maison, et prenant au hasard Un vase précieux plein de baume et de nard, EHe le versa tout aux genoux du prophète, Puis, jusque dans la poudre humiliant sa tête, En murmurant tout bas de pénibles aveux, Elle essuya ses pieds avec se» beaux cheveux . Mais, prenant en pitié cette grande détre Le Sauveur releva la sainte pécheresse, Disant: Il te sera par un Dieu désarme Beaucoup remU, ô femme, ayant beaucoup a. i
ISMIA.
Sans doute on éleva des autels à cet homme?
STELL4
Ma mère, il fut traîné chez le préteur de Rome, Car il disait tout haut que le faible et le fort Sont égaux devant Dieu comme devant la m Et lorsqu'il ne pouvait, par d'ouvertes paroles, Exprimer sa pensée, alors ses paraboles [peur! Poursuivaient les pui^sans... les puissans eurent Ils dirent que c'était un prophète trompeur! Sa mort fut résolue, et sur leur insista: Un juge se trouva qui rendit la leatea • Mais aux regards des Juifs, au Calvaire assemblés, Tandis que les bourreaux, par la haine aveuglés, Croyaient clouer ses bras contre une croix i m monde, Ma mère! ils étendaientses deux mainssur le inonde. Voilà l'homme divin dont j'ai reçu la loi :
un ttaul a ^rlloUV.
Si j'ai failli, ma mère, alors pardonne-moi.
JUNIA
Sa loi ne défend pas que l'on aime sa mère .'
STELLA
Elle en fait un devoir et pieux et sévère
JIMl.
Toute loi qui prescrit le respect et l'amour
Pour ceux à qui l'on doit la lumière du jour,
O ma fille, crois-moi, c'est une loi de lame.
Ton culte n'a donc rien que je redenie OU Même,
Et notre Panthéon est assez spacieux
Pour recevoir un Dieu de plus parmi nos Dieux !
Sans doute que mon fils a la iminen
AQUILA
Non, ma mère.
j cm * .
Et pourquoi '.' stllla, souriant.
i -i que dans in. « -
Etant mal assurée encor, je n'ose point,
o m.i Mère, presser Aquila sur ce point; Car ee n'est qu'en partant q entimoi-n
Couler sur mes elieveiix l'e.ni s;iinte du l..i| leme.
Son tour viendra s.ms doute, en ma foi je l'attends; El Dieu m'inspirera quand il en sera temps.
ji us,
Que nous veux-tu , Photbél
l'HH
Maltresse , A notre poi te
D'hommes et de. hevaux s'ariete une chute.
ji m i. têk i <uil.
Quelque noble romain, qui nous vient pti h. isard Saluer en pasttBl
MAGASIN THEATRAL
aqlila, qui a regarda.
Ma mère, c'est César!...