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SCÈNE IV

Les Mêmes CHARLES, en négligé , un nécessaire à la main

CHARLES. Enfin, je suis en bas... ce n'est pas sans peine... quel escalier?..

'Il met son petit nécessaire sur la table qui est auprès de la porte de la cuisine.

EUGÉNIE. Ciel! vous vous êtes fait mal.

CHARLES. Voilà de quoi me guérir...

bonjour, ma jolie cousine... oh! moins que rien... une erreur de calcul... trois marches que j'ai prises pour une.

NANON, montrant l'escalier. Il y a pourtant une corde.

CHARLES. Vraiment!., eh bien! ce n'e<t

pas de luxe... je ne l'ai pas aperçue... il

fait si sombre... quoique je ne m'en plaigne

pas à cause du contraste.

Air dCAristlppe

Ici tout afflige la rue, Les murs , les meubles, tout «M vieux ; Tout semble dire à l'âme- emuc Que l'ennui seul régne en ces lieux.

Triste séjour, d'où, j'imagine, On fuirait rite et de bon cœur...

Si tous n'étiez la, ma cousine.

Pour y faire croire au bonheur.

Nanon entre dans (c cabinet de Grandet.

LA PILLE DE l'aVAHB.

Isidore, d part. Le fade!., un compliment... si je voulais j'en ferais bien autant.

EUGÉwie Au moins, avez-vous bien passé la nuit?

CHARLES. Vous voyez, je me lève...

pardon même de paraître en négligé.

ISIDORE, d part. Cette coquetterie! .

pour faire remarquer qu'il est superbe...

CHARLES. J'ai voulu écrire ce matin à mon père... et à une autre personne...

mais il me manquait.

EUGÉNIE. Quoi donc?

Nanon aporte un fauteuil devant la table.

CHARLES. Fresque rien... une table, de l'encre, une plume, du papier, etc..

EUGÉNIE. Ah! mon Dieu!., vous aurez tout cela, mon cousin. (A Isidore.) Monsieur Isidore, vous nous aiderez, n'est-ce pas ?

ISIDORE. Certainement, mademoiselle...

CHARLES, regardant autour de lui. Je n'aurait jamais cru qu'en France, au dixneuvième siècle, il y avait des gens qui vécussent dans des endroits pareils, et de ma famille encore.

ISIDORE, à pa>-t. Comme il regarde partout!., il u l'aire de faire l'inventaire... c'est un prétendu.

NANON, d Eugénie. Dites-lui donc de déjeuner avant que monsieur ne revienne.

CHARLES, à Eugénie , lui donnant l'encrier quil a pris dans son nécessaire. Voici mon encrier... eh! mais cet air d'embarras... je vous gêne... pardon, je me retire...

EUGÉNIE , qui a pris Ccncrier. Au contraire... mon cousin, si vous vouliez déjeuner.

CHARLES. Merci, ma cousine... ne vous inquiétez pas... je n'ai jamais faim avant midi.

NANON, à part. Miséricorde!

ISIDORE, d part. Oh! midi!., moi qui déjeune à cinq heures... au petit jour.

EUGÉNIE. C'est que... pardon... je craiu." que le chocolat...

CHARLES. Du chocolat! non... je n'en prend* pas le matin... rien que du thé des

Sanduii/ts.

Eugénie. Du thé!.. Dieu! ii je l'avais

IU... et des Sandale hs... (A Isidore.) Qu'eftH < (|iir , \ il (jur des Sandu tefts?

ISIDORE. Des Sandwichs... c'ot quelque ragoût peut-être.

nanon, d port. Monsieur qui rentra A onze heures... {Haut.) C'esl domina le chocolat est prCt». . il est LA. .

i.i dÉK!E, d Charles Oui... il est là ..

Charles. 11 est prêt... ah! c'est diffé-

rent.*, je l'aime beaucoup... et au fait... je me sens une pointe d'appétit.

EUGÉNIE. Vrai!., ah! tant mienx... je vous l'apporte de suite... ne vous impatientez pas... (Remettant Cencrier d Nanon.) Tiens, mets-y de l'encre... dans le cabinet de mon père... va... (A Charles qui la regarde.) Je suis à vous , mon cousin.

Elle entre dans la cuisine : Nanon entre dans le cabinet de M. Grandet.

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