ISIDORE, CHARLES
CHARLES. Pauvre petite cousine! qu'elle est bonne, empressée pour moi!., et pas mal vraiment.
ISIDORE. Ah! monsieur trouve qu'elle n'est pas mal?
CHARLES. Monsieur... (Il se saluent.) h'. n'ai pas l'honneur...
ISIDORE. Isidore... Isidore Menu... le neveu de mon oncle le notaire.
CHARLES, souriant. Ah! le neveu de votre oncle!.. (A part.) Un ami, un voisin.
ISIDORE. Monsieur comptc-t-il faire un long séjour ici?
CHARLES. Eh ! eh ! eh ! eh !..
ISIDORE. Eh ! eh ! eh !. . monsieur ne s'y plaît pas beaucoup ?
Charles. Franchement, à moins d'y mettre delà bonne volonté... moi, j'avais entendu dire vaguement que mon oncle était riche... qu'il habitait la provinee... et là-dessus, je m'étais figuré qu'il avait nu château... comme tout le monde... avec un parc, un théâtre. .. enfin une exisW née de patriarche!., à la longue c'est bien un peu ennuyeux.
ISIDORE. Oh! chez le père Grandet , on n'a pas à craindre cet ennui-là
CHARLES. Je vois... c'cSl un antre [étire de résignation.. . mais plus j'y pense, moins je comprends la précipitation que mon prie a mise à m'envoyer à pareille adresse1... moi qui me trouvais si bien dans notre hôtel .. dans mon petit parloir gothique! ... et à la veille de tant de bonheur! .
îsiDor.K. El monsieur igsstfa la cause...
CHAULES. Oh ! tout-a-lait.
IsiDOIlE. Il faut pourtant que le prie de
monsieur ait eu oci raisoni bien pressante...
chaules. (!'e>t bssci probable.
ISIDORE Dam!.. (.4 part.) rM il sonrnoi* , le Parisien !
cuvni ; I I! est i mieux , le pro-
^ inclal.
LE HAGASIN THÉATBAL.
ISIDORE. Alors, ce/a ne concerne pas...
mamzelle Eugénie?..
CHARLES. Ma cousine ? (A part.) Ah! j'y suis... un prétendu!..
ISIDORE. Cela ne concerne pas?..
CHARLES , le regardant. Mais clam !.. je. .. [Se retournant pour rire.) Ah ! ah ! ah !