‹ Pièces de théâtreChapitre 433 sur 1241 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

MARIE, puis FERDINAND.

MARIE, qui l'a suivi de l'œil et qui rouvre doucement la porte titrée.

Qu'est-cequ'il a donc?... cette agitation !... Oh! il est inquiet de M. Ferdinand, et il me le cache! je crois qu'on se trompe sur son état ; M. Maurice lui-même '. et, si on pouvait lui parler de cet amour qui le tourmentait tant, je suis sûr que cela lui ferait du bien. {Voyant la porte de Ferdinand s'ouvrir.) Ah! mon Dieu... le voilà.

Elle se relire de côte.

FERDINAND, sortant de sa chambre.

Ils le veulent!... eli ! bien, oui, je partirai, je ne la verrai plus ; car je sens que je n'aurais pas la force... (// se retourne et l'aperçoit.) Marie! Marie ! c'est vous !

marie, troublée.

Pardon, monsieur le marquis... je passais... jen'ai pu résister au désir de m'informer... [S' approchant M peu.) Comment ums trouvez-vous aujourd'hui ? Ferdinand, doucement et lui faisant signe de la

main dû i' éloigner, ù part.

Ah! cette épreme... {Unut.) Marie! \a-t'cn... va-t'en'.

m nu»-, tnqt I Vous t'tis Vki hé contre moi ! mon Dieu ! qn'aJ-je donc l.i U ?

1 1 U m n Ohl rien, rien, je serais injuste... Ma tante le chargera, en mon absence... de l'offrir... I

i de noces... que je te dois.

hruriMisc ivec ton ni.iri !.. Adieul

JHAUIK, ' l>>"

Ma noccl... mon mari!... mats ja ne Mil mariée!...

Ferdinand, revenant.

Que dis-tu?

marie, souriant.

Non, vraiment; ils veulent tous que je sois mariée de ce matin, et Landougué est parti depuis trois jours pour une succession.

FERDINAND

Tu n'es pas mariée! {Avec une joie qu'il peut à peine réprimer.) Et qui a pu retarder?... MARIE, avec un peu d'embarras.

Mais... moi d'abord... Je n'ose pas le dire à M. Maurice , mais M. Landougué ne me parait pas... {elle secoue la tête) et puis, quand je vous ai appris ce mariage, j'ai bien vu que vous ne l'approuviez pas; et, depuis ce moment... ce pauvre garçon... c'est bien mal, mais il me semble que je ne peux plus le souffrir!

Ferdinand, avec transport.

Il serait vrai, Marie! ah! je ne pars plus, je reste.

marie , effrayée.

Vous souffrez davantage?

Ici le Baron paraît, venant de la chambre de Ferdinand. La Marquise, le Docteur et la Baronne paraissent au fond.

FERDINAND, horsdelui.

Au contraire! jamais je ne fus plus heureux! si tu savais quel bien j'éprouve.

marie, joyeuse.

Oh ! que je suis contente !

Maurice, à part, voyant Marie près de Ferdinand.

Ah! diable!...

LE BARON, allant à eux.

Regardez donc quel changement!...

LA marquise.

Vraiment!

FERDINAND, à Marie.

Oui... il mesemble que je renais!... mon cœur... MAURICE, se mettant entre eux, et avec volubilité. Bat plus librement... n'est-ce pas?... ça va mieux... ça va beaucoup mieux... {Bas a aYorie.) Va-t'en. (Z/anf.)C'estbien... unecrisc inattendue... jesuis enchanté... mais... {A Marie.) Va-t'en donc, i nuuNAND, sans voir sa mûre *.

Ali! docteur, vous m'avez trompé!...

MAURICE, parlant toujours en même temps qui lui. M».i... non... hum! hum!

FERDINAND

Mais je vous detTti mon bonheur; et maintenant, je ne veux plus mourir, je veux >ivre!... ! \ m \itni iSE, courant à lui.

11 est sauvé!... mon ami'....

FffMi urn, râpera Ciel!

MAURICE

HiierleordeU.. je préroli une tempetel

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