SCENE V
MENDOCE, PIQUILLO, en grand eneur, dans une chaise à porteurs y l N I CAMERIERE, \ Porti i
CHOEUR
Honneur Au noble teignenc Qui de tes riche** b
l'ait ti bien I Honneur Au noble seigneur,
Honneur, honneur , honncar !
1IQUII.L0.
Silence . maraud* . silence!
C'est trop vous étonner de la magnificence
D'un homme de ma qualité !
Ma bonne est pleine en ré"i ite',
Mais aussi nia canne est lionne ,
El je Grappe comme je donne.
Avec libéralité !
ci ior.ru
M'Hinciu , et'".
la camémèrr. Mais , monseigneur, je
vous ai dit que ma maîtresse De voulait recevoir personne.
piquillo. Eh bien! tu t'es trompée, ma
•charmante, puisqu'elles reçu monsieur...
Dites-lui que c'est le seigneur don Alphonse
Oliferno y Puent Badajos j Rie—
lts... Allez... (Tout le monde tort. If
Mendoce,) <Mi! oh! seigneur cavalier, il parait <iue nous admirons tous deux le
MAGASIN THEATRAL
même objet, et que nous pourrions bien avoir quelque démêlé sur la question de préséance.
MENDOCE. Vous von tl mon-
sieur, je connais à peine la sigpora Si 1 via, ,-t vos droits sont probablement moins nom I mû us assurés que les i
riQOlLLO. Ne parlons pas de nies droits ; loS y i ce moment sonl de toute évi-
dent e . tous êtes ici le premii
MENDOCE. Mais je quitte la place... je me i etii e, mon m ur!
PIQUILLO. Je ne demandais que mon tour, et vous me cédez le votre. C'est d'un admirateur Me» hrotd, on d'un visitrur bien timide : <l<» i remercier
rotre indifférence ou votre courtoisie.'....
■ENDOCE, dur, je ne sais
de quelle province vous êtes; mais il
perce dans vos manière- une certaine I
reté qui m'étonne beaucoup ici.,. Nous
autres Castillans, nous avons l'habitude
de ne pas laisser passer une parole hasardée sur une personne que nous i
mous assez pour qu'on nous rencontre
chef eli
NQUILLG, s* ajustant devant une glace.
Ah! nous êtes de Madrid. . j'en arrive...
Il venait de s\ paSSeï -grands évé-
oemens à l'époque de mpn départ...
MENDOCE. De très-grands événemens.
{A pari.) Won affaire, sansdoul don
Fabrice.
PIQl M.I.O. D'abord On commençait à
porter le li.uit-de-cliams \s lâche ei flottant comme Le mien, au lieu de le boutonne) au genou . comme I le vô-
ti e ensuite la COUll ' > dlallor avait
pus pour amant l<
qui faisait grandement crier les actrices du ttre Rojfal. . Enfin la belle des belles, le diamanl Je l'Espa ,n ■. i] itoile de^ nus, I,-, déesse d< . la belle Sitvia s'
é\ happée de Madrid sans dire à pi ou eue allait.... Si bien que ';> lendemain .1 bai t. nous avon trouvé clos son salon, qui et iil ouvei ; & i i plus élégant • , ompagnic de Madrid, ce manqué
de faii e grande la vil
■ENDOCE. H suffit, ni ; !.. S i ;
von . bon pour me rendre un ser-
piqi ii.i o. \\ ir, mon jeu
gneui
Mi.Mni ; de ie m 11 de m i part
,, | , i ora Silvia i ! collier que je comp- ^n donni i moi même. ..et de lui dire
qu\ I
mu ni ' e con-
tiez ce colli' it...
ME \ non: . N Y tes-v ous pas gentilhomme ? n'êtes-yous pas des amis de la senora?...
PIQUILLO. Sans doute... Mais c'est qu'il est magnifique... des diamans de la plus belle eau; il vaut dix mille piastres comme un maravédis. .. Où diable avez-vous volé cela?
MENDOCE. Monsieur !...
piquillo. Pardon! pardon! c'est un mot sans conséquence, qui m'échappe quelquefois, une manière de parler qui m'est familière. Et vous me laissez ce collier?
MENDOCE. A moins que vous ne refusiez de vous charger de ma commission...
PIQCILLO. Point du tout; je l'accepte, au contraire, avec grand plaisir... Mais de quelle part le lui retnettrai-ie?
MENDOCE. De la part de don Djègue !
PIQUILLO, has. Tiens! c'est notre homme! (Haut.) Et vous ne reverrez jamais la signora ?
MENDOCE. Je quitte Sév'dle aujourd'hui.
PIQUILLO, bas. Diable! voilà qui est bon à savoir. (Haut.) Vous quittez Séville aujourd'hui ?
MENDOCE. Je l'ai juré..;
PIQUILLO. Serinent d'amant!
VDOCE. Serment de gentilhomme!
Il sort.