SCENE Vf
PIQUILLO seul.
Diable, diable ! il n'y a pas une minute à perdre alors et il faut écrire ce délai là donFabrice. ..Une plume, de l'en ère... bon, voilà.. (Ecrivant.) i< Monseigneur, le seigneur don Djègue quitte Sé?iU« aujourd'hui... L'enlèvement qui devait avoir heu
nuit -e a doue av.: ne .'•, si tel e>t voire bon plaisir. En r>OS liommes sur la
route de Burgos , dans une heure je h. s n joins... (Il sonne; un raie' entre.) Portez
lettre î\ don Fabrice d'( ilivares, mon
ami, arrivé depuis trois jours de "*I.i ii ul . et
ut rue de l'Alea/ai. h<Vel du Soleil. .
pour vous. ( // me! le i-tHicr
dans sa poche.) Allons , Piquillo , mon ami,
si la chance continue, tu pourras îe retirer
di s aiFair i une !o; nme de prince , et , en attendant , essayer de tons les plaiind seigneur , comme tu l'as . Dieu merci , jusqu'à présent. ..
Ain :
Mmi. pquvre enfant de rien , moi. pauvre Piquiljo , mon adresse , J'.ii lii.-n plus de rîchj Qn'on 'l'un vaillant hidalgo,
icc d'une altesse.
PIQUILLO.
Car, lorsque j'aperçois vichc d'un beau bijou
Quelque fils rie famille, Collier on chaîne dW, je suis sûr qu'à mon cou
Le soir le bijou brille.
Moi, pauvre euf.uit, etc.
Et, lorsque je désire un plus riclie trésor,
Ucaiili; (lcini-l.il ouclic, J\ii, nom prix de m.c chaîne ou de mon collier d'or, Lin baiser de sa bouche.
Voilà, voilà comment, moi, pauvre Piquillo,
J'ai, jjràce à mon adwsse,
J'ai bien plus de ricin Qu'un noble cavalier, qu un \aillant hidalgo,
Fiancé dune altesse.
Etfa ! oui, messn uis, enfant de rien , enfant perdu, enfant <1< grand seigneuf peutèlre. . enfant de prince, enfant de roi, qui sait.' mais, a coup sur, enfant de gentilhomme. . . cela se voit tout de suite aux mains... mains qui savent prendre et qui savent donner... Sont-ce là des mains de roture, qui ne savent que mendier et retenu?... (Se mirant à la toi et te de Sihia.') Messieurs, nussiiurs, qi-je volé mon titre et nus bijoux de famille, et mes habits de grand sse et ma bonne mine de seigneur? Ne Miis-jt- pas le noble hidalgo y Futntes y Badajos y Rio les?... Hein! je crois qu'il y a ici un cii t lin Piquillo qui lait le plaisant 1 1 qui me i aille : ce Piquillo, c'est un faquin, mon valet, mon intendant, mon majordome, homme intègre (railleurs, qui prend soin de mon revenu et de mon patrimoine, <pie Dieu a dispersés, dans les mains de la société. Il est utile, ce Piquillo; c'est lui qui remplit la bourse et moi qui la vide... ((pendant je le eliasst rai s'il fait l'insolent. Mais cette beauté se fait bien attendre, et me prend pour quelque mure. Holà, va- Iris... venez à moi, et me procurez au plus vite un supplément de coussins pour établir ma jambe droite et n'en p<is froisser les dentelli s
On apporte un coussin.