‹ Pièces de théâtreChapitre 731 sur 1241 · THÉOPHILE, OCTAVIE · texte numérisé non relu

THÉOPHILE, OCTAVIE

octavie, sortant de sa chambre arec précaution. Je n'ei ternis plus rien... décidément S ra phi ne m'a oubliée... [Apercevant la table ) Une table servie!., je nie trompais., elle a pensé à moi... [Elle se met d table et pose son bonnet de police sur un fauteuil ) H paraît qu'elle n'a pu me prévenir, et j ai bien fait d'aller à la découverte.

Théophile, laissant tomber son livre. Oh ! quelle abomination !

octavie, se levant. Quelqu'un! je suis perdue !

Théophile, à part. Je n'étais pas seul... quel est donc ce petit jeune homme qui s'ésl emparé de mes alimens.

octavie, d part. A son costume, je parierais que c'est le menlor dont m'a parlé S; ra phi ne.

THEOPHILE. Jeune adolescent... «criezvous par hasard l'enfant du b'gis le rejeton mâle de la race des Mort Gobert?

octavie. Non, monsieur, je suis son ami, son cousin.

THEOPHILE. A la bonne heure! j'aurais été lâché qu'il fût dans le militaire. .

octavie. à part. C est le mentor! j'en étais »ûie!., si je pouvais le meitrc dam mes intérêt».. . [Haut.) Oserai-)-- vous prier sans façon de partager mon déjeûnei °..

THÉOPHILE; à part. Son déjeuner! [Haut.) Malgré l'uniforme (lnc vous portez, votre physionomie me rassure et je prendrai volontiers place à vos côtés.

Il se met à table.

octavib. Vous n'aimez pas les militaire»* monsieur?,.

Théophile. I) y en a de bon? el iîe mauvais! par exemple nous ayons J<>>'ie (pii fat à l.i f"is un ,-aini homme et un ^ capitaine; mais* «l'un outre côté n<»us avoua Holopherne <j ui a eu bien de.» choses a se reprocher.

octavie. Je coneoi- votre èloijrnemenl aour eux... il est rare de voir ensemble jeux personnes de professions aussi dilîë- •entes (jue les nôtre"... et je vous avoua jue je ne m'attendais pas à cette renconre.

Théophile. Ma surprise n'a pas été moins grande, d'autant que j'avais témjdyné a uonsieur Mont-Guberl le désir d « ire seul lans ce pavillon que j'habite pour (pieljue* jours.

octavie. Vous habitez ce pavillon ? {A iart.) Ah ! mon Dieu ! il n'y a pas a bal.m- :er. .. il faut me confier à lui...

THÉOPHILE. Vous êtes venu à ce que je rois rendre visite à vos panns?..

octavie. Au contraire, monsieur... ma irésenee ici est un secret, el puisque vous !n connaissez une partie, je me uns forcée le vous apprendre le teste... mai> jmeznoi d'abord de ne pas révéler ce que vous liez enlendi e.

Théophile. J'imposerai silenre à mes fevres et mon cœur est un vase de di.M réion...

octavie. Sachez d<mc qui la nuit derlièrc j'étais à S<nlis dans un bat masqué...

THÉOPHILE. Oh !..

séhaphine. Il s'y trouvait également une eune personne dont j'étais amoureux...

THÉOPHILE. Oh .. Apre- ?..

octav ie El je l'ai enlevé.-.

THÉoi-Hir.E Un ravisseur!.. (// se Irre.) >i je l'avais SU je n'nuruis point rompu vec vous le pain de l'hospitalité*..

octavie. Daignez m'ôcoiiier.

THÉOPHILE. Ail! je VOUS pluïnfl malgré

loi! Vous, si jeune, et si doux «le vidage, ou s vous ê les déjà hissé prendre aux (i '< ta .Une femme !.. ô mou Gis! qui vous arrjîra sur le penchant du précipice!

octw'ie. C'esl par suite de ce! événedeiit que je me soi- réfugié dan- c< t e liaison à l'insii de tout I<: monde.

TfléopHiLt. De loul le monde?..

octavie Ixceptê de ma cousine Serani ne, qui m'.i cachée dans ce pavillon et ni picnl soin de moi.

tiiéx luiiLc. Séraphine t. . encore une (lié d'Eve., qui peut vous induire en tenalion !

octavie. Je l'aîme comme une 10 l r. < t oil.i tout.. . Mais je crains ses j» ireru», dis inte, surtout* nui es I très sévère inelutei«M, quoiqu'elle ail ele foi! COquetU d i

feainî de T, mjdre, él qu'elle s'avise encore! de l'éti e <pi< Iquefois.

TiitopHiLt:. Bile m'a puni ra aaToi ■dunnée aux vanité* du siè le. . et ; iihqu'une femme qui voua est unie pav les liens de famille .» pu donner m i m»-

ce n y un •«, ( ombien cela ne doit i! p;is vou- prémunir contre louteâ Use bhIi Puyei, d mon 6bl fuyei celte créature

qui a c tusé la " liùlf du pu mirr bonui

fuyi i la comme un Usaii d' irhii h et ! nnponture, comme un instiumeut de honte el de perdition.

octavie, d part. C'est bien agréable à enlemji e !

Théophile. Ali ! qne n'est-il aWemé à ma v«>ii de \ou-« ramener dan- feu ■entiers de dioituic et du continent e.

Air nome >u d M Dochc.

Oui , i'.i' v iiic jeeneaaa

J«: i il Icodrir ;

Mon lils. a la >» i»)

Je VtMIX vous cooVei t i .

// lui prend la main.

( '.■■ auble eapoir mVn.

Ti up Imiiichx en ce i

Si nia niain v«.u- «1 r- livre

D«-s piège* de l'amour.

Lui lâchant lu ntain et Li rr/muisunt.

De l'iayi m iDnii nui»- eai -ai «if, Dieu! quel tru ble rient lu'oppresaert

liv |F..

Eh bien ! qu'ai ea-i ^'is, je tou< piie f Puni (pi >i me repu *ei *

o( l \\ IB.

La voix de la Me 1 1 < 1 1 le ni repentir, li. -i dan- la jenneSae Qu'on duil s»- convertir.

iiit'i'iii i r.

Délai ! l'.ir *a j- ii Jr me eni atli ml- ir ; Mai* do relit :

Doia-jc me repenti! * i l i v\ n .

N ;i , j Muai> uni' femme N i la I» < (fur.

i Bl O'iili B, Qu'enlrmls-je... tir lOQ ."Onr

J '•! diniipé l'ei " ur !

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Joui Irui el !..

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Jv BM laiitH «UluJiu , eu-.

octavie. Mais ce n'est pas tout : il me reste encore à vous demander un service.

Théophile. Parlez; mon devoir est de soutenir le faible et l'opprimé.

octavie. Il faut abso ument que je sois denviin matin à Senli-; c'est pour moi de la plus haute importance.

Théophile. Je comprends... vous crai* gnez u'on ne vous mette aux arrêts.

octavie. Mais, pour que mon absence reste ignorée, je ne puis y rentrer pendant le jour...

Théophile. Retournez - y pendant la nuit.

octavie. Sans doute... mais, c'est que la nuit, seule, dans la campagne... Enfin je voulais vous prier de m'y reconduire.

Théophile, Moi, que je serve d'escorte à un ofïi' ier !..

octame. Vous êtes si obligeant !

Théophile. Jamais!., vous avez mérité un châtiment, subissez-le sans murmure, et comme une expiation salutaire. Si je vous aidais à l'éviter, je me rendrais complice de vos déportemens.

octavie. Oh! ne m'abandonnez pas!..

Si vous saviez à quoi je suis exposée, vous n'auriez jamais le courage de me refuser.

Théophile, d part. Comme sa voix est tendre et harmonieuse !

octavie, fui prenant le bras avec amitié. Mon petit abbé, vous serez si gentil! . je vous aurai tant d'obligations!.. Vous consentez, n'est-ce pas?.. Ah! oui, je le vois dans vos yeux , vous consentez!..

Théophile. Laissez-moi!.. Rétro, jeune homme, rétro ?.; Je ne sus ce que j'éprouve... il y a quelque chose là-dessous.

octavie. Vous refusez ?..

Théophile. Laissez-moi, vous dis -je.. .

retirez-vous.

OETAVIB.

Air : Ce n'est pas cela.

Mon Dieu ! calmez-vous !

Point de ebun ooxl Mais j'ai voire promesse ..

Si je vous la sse Soyez discret , Cardez bien mon secret.

A part.

Il in 'obéira, je le croi ; Plus tard je saurai l'y contraindre.

Théophile , d part.

Je tremble ri je De sais pom quoi , Auprès de Inique puis je ci aindre ?.. Non, point de courroux; Mais entre nous , On peut compter sans cesse Sur ma promesse.

N'ai-je pas l'ait Serment U'elrc discret J

OCl AVIE.

Mua Dieu! calmez-vous , etc.

Ll'-tà nnlrçù çuucfu.

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