I.i: MARI DE LA imir. DE CII01 I
verdures. Bonjour, ma chère Lolotte...
quel plaisir de vous rencontrer ce matfai
chez vos enfans!.. et Floiette \ . Elle va bien... je dois avoir un peu de sucre pour elle.
(Il donne du sucre à son cliien.)
ji les, à part. C'est ça, il fait la cour à tout le monde.
LOLOTTE. Pauvre bête ! ce n'est pas de refus... Nous avons passé une si mauvaise nuit !.. c'est une terrible chose qu'un catarrhe!.. Dieu vous eu préserve, monsieur Yerdières, la compagnie !..
VEitDiÈRES. Mais, nia chère, nous n'en sommes pas là, heureusement*
lolotte. Eh! monsieur, il ne faut pas dire... à nos âges , voyez-vous , ça vient vite... Savez-vous que nous ne datons pas d'hier, tous les deux... ni même d'avanthier?
VERDIÈRES. C'est bien ! c'est bien !
JULES, souriait. Ah ! ah ! il y a longtemps que vousconnaissez M . Yerdières f, . (Galamment. )Vouv vous, cela m'étonne...
avec votre fraîcheur... votre grâce.«
(Lolotte fait la révérence.)
verdières, bas. Flatteur !
JULES , de même. Je n'ai pas de sucre dans ma poche, moi! [Haut.) Il serait votre père.
\ r.RDiÈRES. Son grand-père... pourquoi pas ?
LOLOTTE. Ne m'en parles pas, jeune homme... C'est lui qui, le premier, vint n'embrasser le soir de mon début à \ ()péra, eu 1804, L'année du sacre, à Paris , que même sou excellence le pape v était.
XEP.niÈRis, à Lolotte. C'est sa sainteté qu'on dit.
LOLOTTE, d'un air résolu. Ah ! bah ! il est mort.
JULES, à Lolotte. Ah ! il y a ti -ente-deux ans que... Cela commence à compter.
\ i l'.nii.uES. Oh ! j'étais un enfant.
LOLOTTE, minaudant. Laissez donc ! un enfant, mauvais garnement que vous» tes, allez!
(Kl le lui donne un «onp de coude, Vcrdièret remonte
nu peu li Mine in prenant • !• -» n'ira avan
jules riant Ah ! ait ! ah '. tl.i^ à t er~ diiirs.) Dites «loue , si la fille sait auasi bien les dates (j ne La mère, vous serei distancé.
\ i.nnii.ui s, bas à Jules. Allé/ toujours.
lolotte. Ce n'est |>>^ | » « » 1 1 ■ vous humilier, ce que j'en dis là, monsieur Verdières. . . Eh ! mon Du u I il \ i des jeune -
|;ens qui ne .son! pas aussi Dl< 11 • On84 i
que tous... et si l'on ne savait pat que vous ave/ trois fausses dents , un corset et d».s mollets...
JIT.ES, riant. Ah! ali ! ah !
viaoïcsj s. C'< m i.,,,x | ./ ju/rs. ) je vous assure. ..
loi ni i l . Enfin, ou esl le mal '.In
chacun se racornit : vous nouvel vieillir ,
vous; Vous avez de quoi.. 6t OU dit eu, \,,iis
chantes la romance comme un ro&s ;nol.
Mais moi, après avoli i té ce que j'ai < i ce que je suis... quand on a dai se « i « s pas de trois arec Beaupré et Bigottini... Dietj
de Dieu ! je mus v< v
Air : Restez , resttz, troupe julie.
: ni'l on m doiml pat m i Tonte i. lion <i" i
Ouvrir «1rs !
l'oiir la g< u. i .iti.in <r,i|>n »... N i -t - pai i raaigrii ae Ainsi li- temps lu \& \< ■-
st bien bomiliant, ent l>'\t>ii les bnrtoi et la c >ni on mi tranabi nit t « a pi< mm.
{Avec sentiment.) On m'a dit qu'il v avait
un des chevaux du rournnasumul <|in traînait un coucou de Charenton , en IS1 f... j'apprécie sa disgrâce. [Changeant es \*>n tt apec volubilité.) Et encore, ces animaux là, ça n'.i p.i^ I.) raison «h- ssyoû c'est moins à plaindre que des êtres oi ;»nra
ji ils. Tenex, ma bonne mail. une Lolotte, il n'y | qu'uni Mille île le, c'aSl la philosophie.
LOLOTTE, opes m peu dTaignwr, Oui; mais il faut quelque t b< Pi - ies>*
t. z-vmus au trésoi svec de la philosophie plein vos Jim hes, du diable si on vous paie le coupon. [Repres mi le ton sentimental.) Et si je ne suis pas tombée plus bas encore,
JC le dois à ma tille , un M ,
un ange.. . pour l'amc . le talent et les nueuiN... <{iu serait aujourd'hui premier sujet à r académie Royale, sans ce monstra de directeur d'avant qui « porté au pinads
d> u\ ou Mois | > 1 1 1 1 1 >tv Ii« s d' \lli n:.i;ne,
d Espagne, de Cocagne, est-ce que je tel Moi qui ai tant vu de révolutions, prêt u celle-là.. . aussi, j'ai mai N ■-
nette à uo...Moquet, qui (ail sou bonheur
sous i"i^ les i appoi is, except m.
\ I 111)11 III s t '. i \ n n. lu . ( Ile .i «I u
hier un pas i\ ■ n'a liei ,
ji 1 1 s. ( )li ' avec un ' li u me 1 1 un aploinbj , ||. i enfant è M \i u->.
LOLOTTI Cest vrai ! en nce tics
auti i Quant au dira teui
d'aujourd'hui, voilà un amoui . qui
ne i il» nient • t |'li\ liqu< 11)4 ni u. I] il lie de
maiejui i .i une un.:, Il nu t i lu, un à sa
plai e qui D u lu la siei
Mai* «le mou temps, i . début là l fait
un bt mi, un éclat ! Moi, 1< lendemain, i l'heure qu'il est, j'.in ats <!• i les
LE MAGASIN THEATRAL
hommages de tout le corps diplomatique, telle que vous me voyez!
verdiÈres, ricanant. C'est-à-dire, telle que vous étiez.
LOLOTTE. Ça s'entend .. et un cadeau de trente mille francs, d'un aide-de-camp de sa majesté impériale et royale... oli! L'Empire ! L'Empire ! {Elle soupire.) SiNapoléon m'avait écoutée ï
JULES, étonné. Vous connaissiez l'empereur ?
LOLOTTE, se rengorgeant. Non; mais j'aurais pu le connaître. J'ai fait Eucliaris dans Télémaque , à Ratisbonne. 11 nous avait fait venir, et il m'a remarquée ; il l'a dit à M. Gardel ; oh! Clotilde bisquait! elle en était jaune.
(Ici, Vcrdières et Jules lient aux éclats.)
MOQUET , dans la coulisse. C'est bien ! c'est bien ! je porte ça à ma femme.
lolotte. Ah! mon gendre! jules. Le mari !
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