NINETTE, LOLOTTE
NINETTE, toujours à lafenctre. Je ne l'enends plus !..
LOLOTTE. Ninette?..
NINETTE. Maman ?..
LOLOTTE. Qu'est-ce que tu regardes en- :ore là? tu as le teint animé.». \c<> yeux lumides.
NINETTE , iUi'c/ncnt, j>oussant la fenêtre. le n'ai rien du tout... voulez-vous m'aider i m'iiabiller.
Elle va se placer devant le miroir, à gauche ; Lolotte est derrière elle.)
LOLOTTE. Avec plaisir... à condition que u me diras tout...
NINETTE. Quoi donc?
LOLOTTE. Ah ! ce n'est pas moi qu'on .rompe \ je ne suis pas sans connaître 1< s •avages du cœur humain... passe-moi ta teinture. ( Avec sentiment. ) nous sommet Imites mortelles* mon enfant.. . mon Dieu!..
u n'es pas busquée aujourd'hui... tu as
oit... ça dessine la taille.
NINETTE , donnant lu < culture. Oui , mauau... la voici...
LOLOTTE, a t tac /tant la ceinture de Si-
wtftf. Ninette, tuas quelque chose... tu ieviens rêveuse... tu pleurniches «-n ca-
jkette... tu n'as plus le roui .'t la danse.
ivoue, mon enfant, avoue. ■ ■ I onfie tes I li.i-
;i uis dans le sein maternel.
NINETTE, se fêtant dans ses bras. Ah ! nanian... je n'en puis plus... jVtoiille. .. 'en mourrai.
LOLOTi B, effrayée. Qu\ st-ce que « '• in me surprends. {Avei /rrmr&'.YD'abord,
3li n'en meurt pas. . une!
NUTETTE. Oh! si fait.
LOLOTTE. Quand je te dis que non...
{L'habillant toujours.) Cambre-toi un peu.
{l'Jle la prend dam émeut pur la main , /'<;mène sur le <!■ saut de h m i u>\ tt lui dit douceur ; ) Ci, voxous, ?OJOM .. tu *.uiis,-
dères quelqu'un .'
mm i i i. A!i : l 'est plui KM t que moi... j'ai résisté Long-temps, wo] il est si bon, si aimable., il m'aime tant!
LOLOi 1 1.. Et toi, pauvre i lu i l'af-
fecte? eh bien! quand m t'abîmeras ici
veux de pleurer...
mm. i 1 1 . Ali ! quand on s un mai i qui vous adore, qu'on aiine, qui i it sus petiti
SOUI8 pour \oii>. . .
LOLOI II . d'un air de compassion. C'est
bien dur pour lui... pauvre cher homme 1 {Scellement.) 11 n'est [>.i> beau, je te le dis. {Avec onction.} Mail ce n'est pas un son : la beauté i it une * bose qui | certainement, je n<' te conseillerai jamais des inspirations qui o<- sont p.i> .« conseiWler... qu'est-ce que c'est, l'autre insolent?
mm. in:, tremblante. C'est un ainsi.
sans fortune... comme moi... un musicien.
LOLOTI I . QOt t tplosion^ et jetant un cri.
Ah ! quelle bon i ur !
mm m i: Mais il est très-bien, an contraire... et puis, il m'aime... à < ■ d< renir fou... et tiens! hier, quand j'ai (ail un faui pas, c'est lui qui l'est trouvé mal à l'orchestre.
ruro mi., 09i > m< pris l n inusii u n ! c dignité. Ma lill» . \ <>u> que
vous devt /. à fotre mari... <t j'espère bien que tu n'as p il de i émoi ds à te t i
mm ri b, Ah ! jamais , jusqu'à » e jour , je n'ai paa voulu l'écoutei .. mus il est li pressant, li inalheut eus '.
LOLOi m •, d'un ton sententieux. I d artii t<- qui n'.i pas le sou est toujours malheureux.
ninette. rVussi, n'a i-je pas pu lui refuser.*.
LOI OTTE, Sri ''neuf. Quoi don
mm in Un n ndez-voui poui i avant le ballet.
LOI OTTE, ( ement. Tu a'û il pai 1 autorité. Ninette, tu Dru u p n . je ù d< fendi de 1*3 1 endi e. , un rendi i-rous
ninetti Mail il 1 dé, ma m<
il en inouï Mil.
1 m n 1 1 1 l, te «I il qu*il n' n 1 1
pej, m t<M non plus et • quelli
ninetti C'est lui qui doit me l'ii quel . p 11 on bouqu< :
en i omptant 1< 1 1>< tu 1 • pu les roses.
LOLotji ! - i>(ut, d'un air t nu TVeUU»
LE MAGASIN THEATRAL
Tiens, c'est gentil, ce moyen-là... je ne le connaissais pas.
ninette. A moins qu'il ne vienne luimême.
lolotte, avec fermeté. En ce cas, ma clière, je le recevrai, moi.
m\ette. Oh! ce n'est pas la même chose î
LOLOTTE. Je ne lui dirai pas Je malhonnêtetés... sois tranquille. Allons, lève la tête, et surtout n'oublie jamais la fidélité que tu dois à ton grigou de mari... {elle l'embrasse) un artiste! ah I fi donc!
ninette. C'est égal, je l'aimerai toujours... c'est plus fort que moi.
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