‹ Pièces de théâtreChapitre 165 sur 575 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les précédents, .M.BEKT, en dehors.

ALBERT, frappant à la porte.

Rodolphe, allons, ipio l'on s'éveille.

Voici déjà venir le jour!

FIORELLA

Quelle voix frapi e mon oreille?

RODOLPHE

.\h! grand Dieu! c'est .\lhert! il est en ce séjour I (On tire en dehors les verrous, et Albert entre en scène.)

ALBERT

Oui, déjà l'aurore vermeille Dore le somniel de la tour ; Il faut partir, voici ie jour. {.ipercevant Fiorella, qui lui tourne le dos.) Mais i|u'ai-je vu? gentille pèlerine, Pardon! pardon! moi, j'étais moins heureux! Et voilà pourquoi, j'imagine.

Monsieur n'est pas pressé cle sortir de ces liouï.

RODOLPHE

Lo hasard le plus grand en est cause...

ALBERT

Je devine!

Ce sont de ces hasards que l'on arrange exprès; Mais voyons donc de plus prè.s Ses attraits!

(S'avançant et apercevant Fiorella.) Ociel!

ENSEMBLE

ALBERT

0 trahison ! ô perfidie !

Redoutez mes transports jaloux.

L'amitié jiar vous fut trahie.

Je n'écoute que mon courroux.

RODOLPHE

Ecoutez-moi, je vous en prie.

Réprimez vos transports jaloux.

Notre amitié n'est point trahie :

Calmez un injuste courroux.

FIORELLA

0 ciel! quelle sombre furie Eclate eu ses regards jaloux!

Ecoutez-moi, je vous en prie.

Et modérez votre courroux.

RODOLPHE

Je n'ai point trompé votre espoir; Ma promesse fut sacrée!

Vous ne deviez jilus la revoir.

J'en atteste la foi jurée ; Et je vous trouve dans ces lieux En téte-à-téte tous les deux!

ENSEMBLE

ALBERT

0 trahison ! 6 perfidie !

Redoutez mes transports jaloux.

L'amitié jpar vous fut trahie.

Je n'écoute que mon courroux.

KODCLUIE.

Ecoutez-moi, je vous en prie ; Réprimez vos transports jaloux.

Notre amitié n'est point trahie :

Calmez un injuste courroux.

FIORELLA

0 ciel! quelle sombre furie Eclate en ses regards jaloux!

E''oiitez-moi, je vous en prie.

Calmez un injuste courroux.

FIORELLA

Page 1