‹ Pièces de théâtreChapitre 166 sur 575 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les PHÉCLDENTSj ARPAVA, Choeur de Pélehins.

CHCEUR.

Mais quel bruit, quel tapage Retentit daus le voisinage?

ARPAÏA.

Que TOis-je? une femme en ces lieu\!

C'est un scandale Que rieu n'égale !

San Lorenzo, fermez les yeux !

ALBERTj s'approchant de Rodolphe et à voix bafsc. u Si je pouvais manquer à ma promesse, « Me disiez-vons, que ta main vengerusse

« Enfonce un poignard dans mon sein. » Eh bien! j'ai ce droit sur ta vie :

Je veux punir ta perfidie ; Mais ce sera les armes à la main.

Sortons.

RODOLPHE

Ah! c'en est trop.

ALBERT

N'hésite plus; sortons.

RODOLPHE

Je ne sais point souffrir de tels affronts!

FIORELLA

Que faites-vous?

RODOLPHE, à Albert.

Suis-moi, tu l'as voulu; sortons.

ENSE.MBLE.

ALBERT

0 trahison ! 6 perfidie !

Redoutez mes transports jaloux.

L'amitié par lui fut trahie :

Je n'écoute que mon courroux,

0 ciel ! quelle sombre furii; Eclate en ses regards jaloux!

Hélas! je tremble pour sa vie!

Dieu tout-puissant, protége-nous!

RODOLPHE

Il faut contenter ton envie ; Je crains peu tes transports jaloux.

Oui, songe à défendre ta vie :

Redoute mon juste courroux.

ARPAÏA ET LE CHOEl'R.

0 ciel ! quelle sombre furie Eclate en leurs regards jaloux!

Messieurs, Messieurs, je vous en prie!

San-Lorenzo, protége-DOUs.

[Albert et Rodolphe sortent ensemble ; lotit le monde les suit en désordre.)

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