SCENE III
RALEIGH, seul.
[La marché triomphale continue toujours dans le lointain, et va toujours en augmentant pendant le monologue suivant.)
Je respire. Ce n'est pas sans peine que j'ai pu la décider, et le comte qui n'est pas prévenu, qui ne sail pas que, sans moi, la comtesse lui était ravie. Que l'on dise encore iiu'il n'y a pas de véritables amis à la cour. Moi, qui me sacrifie pour Leicester, qui m'expose à tout jiour sauver du naufrage sa barque, (SourtonJ.) allons, et peutêtre la mienne! C'est unique! comme on se fait illusion; .l'aurais jure, tout a l'heure, que j'agissais sans intérêt... Chut ! le voici avec la reine. {Fanfares.)
ELISABETH, LEICESTER, RALEIGH, DOBOORIE, SUS- SEX, Dames et Officiers, SmrE.
CHCEUR.
De notre auguste souveraine La présence comble nos vœux.
LKlCi-STER.
La reine Elisabeth.
Vive à jamais le règne çlorieux D'Elisabetli, de notre reine !
ELISABETH
AIR
Ah! de ces tninsporls éclatants, J'en conviens, mon àme est cliarméc.
De mes sujets reconnaissants Ils prouvent que je suis aimée!
{.■1 Leicestcr ) Oui, Milord, c'est en ce séjour Où vous étiez loin de ra'attendre.
Que j'ai voulu vous surprendre Avec toute ma cour!
Au seigneur de ce domaine, Dont je connais la loyauté, Elisabilh, votre reine, Demande l'hospitalité.
CHŒUR
Au seigneur de ce domaine, Notre auguste souverain»; Demande l'hospitalité.
Vive Sa Majesté!
ELISABETH
{Reprise de l'air.)
Ah! de ces transports éclatants, J'en conviens, mon àme est charmée.
De mes sujets reconnaissants Ils prouvent que je suis aimée.