RONDE.W
Aux soins de notre empire Dérobons un seul jour, Et qu'ici tout respire (.e bonheur et l'amour.
Je bannis de cette retraite
Les lois de l'étiquette.
Voulant qu'on ne puisse obéir .
Qu'à celles du plaisir !
Aux soins de notre empire Dérobons un seul jour.
Et qu'ici tout respire Le bonheur et l'amour.
C'est fort bien, Milord, recevez mes remercimentspnnr une réception si gracieuse. (A un officier en moittrant
LEICESTER
les ias~,aux ) Lord HiiusJon, cliai gez-vous Je tumoignoi' ma Siitisfaclion à ces hraves gens. {A un autre.) Milonl, vous me prOseiiterez ce soir foules les pélilions nnj j';ii reçues sur mon passage. (.1 Uohoobie.) Eli bien I monsiur rint.nJanI, i)onri|noi cel air confus? vo.s liantes et vos cliants étaient Irés-bi^n onlonnés, el votre comiilimoMl, qnoiipie vous n'ayez p.is pu l'aelievcr, m'a paru fort beau.
DOBOOBIE. Gerlainemcnt ; le lioiitilj, la pti'eipitaliun ; si Voire Majesté ni.' pirmeltait do le leeonimenrer?,.
ELis.^BETU. souriant. Plus lard, je l'entendrai avec plaisir. [.iperceriiHl Raleii/h.) Ah! sir Waller Raleigli, je vous enveuv beaucoup; comment donc, un mois sans p;k» laitre à la cour, dont vous faisiei les délices; c'est trtHmal : ces dames s • plaignent liaulemeiit de votre déserllon, et je ne sais |ilus ipio fairo pour les consoler de volro ahsence.
nALEiGH, s'inelinant. }■■ suis touclié. Madame, d'un reproche si obligeant; mais quand Votre MajeSlé saura que d'S affaires sérieuses...
ELiSAuET», goiemeiit. Vous, Raleigh! des alTnifes sérieuses, c'est impossible, et nous ne reeevotls pas vos excuses. Pour prévenir, un surplus, le retour d'un pareil abus, el vous fui-rer .1 résidence, nous vous prévenons que ce matin, el sur la proposition de M. le comte de Leices- Icr, nous vou? avons nommé chambellan du palais.
RALtiGu. mec joie, yno.! Madame, vous avez daigné...
ELis.*BEiH. Ne filt-ce ipie pour lallsfaire au vœu de ces darnes. Mais laissons cela ; diles-mol, Klilord, quel est ce Iirisonnier que j'ai rencontré font a l'heure, eulouré de gens à vos armes?
LEicESTEB, étonné. Va prisonnier!..
EL1S.4BETU. L'offlclfr, i|«e j'ai interrogé, n'a pn m'appren'lre ni son nom, ni son criin; il venait ilo l'arrèler par votre ordre, et le coiidiilsall dans le D.:vuii»hlre.
LEICESTEB, plui étoiiné. PM mou ordre, dans le Devonsliire 'I
B.vLEiGn, (7 pnr/. M.ilédiclionI C'est HHgues Robsnrl, Coaiment in>lruire le comlu ? {Il lui fait des signée que Leicester n'aperçoit pas. }
ELis.iBETH. Sans coimaiire vos motifs, Milord, sans vouloir même porter nllcinle aiii droits quevou.s donnent ma conliance et le pouvoir ilonl vous éles revêtu, j'avoue que je verrais avec polne mon voyage marqué par des acies de sévérité. J'ai fall recoiiiliiiie ce prisonnier ii K.nllworlli, et je désire savoir do vous la cause de son arreslalion.
n.vLEiGU, « part. Comineut délourner l'oiage ..
LEICESTEB, très-étoniié. LUi prisonnier par mon ordte! je n'y comprends lien, Madame, je vous jui-c...
ELis.vBETii. Eh cpioi! vous ignorlél..,
LEICESTEB Je n'ai donné aucun ordre, je l'atteste, et je rends gi\\ce ii l'heureux pressentiment de Votre Majesté qui a suspendu l'cH'et d'une injustice aussi élrangj, et sauvé mon nom des reproches dont on l'aurait accablé. Ordonnez, je vous supplie, que ce prisonnier p.araisse il l'iiislanl; c'est devant Votre Majesté que je veux mejustdier.
ELis.vBETu, n un o//îcfcr. Qtl'oh le fasse venir. [L'officier sort.)
n.KLEiGii, à part. Ah! grand Dieu! ou dirait qu'un malin démon le pousse à se perdre lui-même!
LEICESTEB, vicemeiit, à la reine. Je n'en saurais douter, Madame, on se sera servi de mon nom pour satisfaire une haine personnelle ; nous allnns lonualtre la vérité, et c'est moi ipii supplie Votre Majesté Uemarcorder justice du téméraire qui me livre ainsi au ressentiment des .\iiglais.
ELISABETH. Calniez-vous, Leicester, votre parole sullit pour vous mettre â l'ahii de tout soupçon; mais voici ce prisonnier!..
BALEiGH, à part. C'est f.iil de nous! (// .■îc met de coït'. de tnanièrc qu'ilest caché par plusieurs courtisans.)