‹ Pièces de théâtreChapitre 197 sur 575 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

t.Es PRÉCÉDENTS, HL'GUES ROIî.S.VRT, Officiers, qui le conduisent.

MOKCEAU D'ENSEMBLE.

leicester, à part, reconnaissant Itolisart. Que vois-je ! 0 ciel! quoi, ce vieillard!

BALEiGii, bas, à I.eicis'.er.

Silence! sachez vous contraindre!

ELISABETH

.\pprochez, parlez sans rien craindre; Votre nom':"

BOBSART.

Hugues Uobsirl.

LEICESTEB, rt part.

Rohsart !

ELISABETH

Robsart, l'un de mes délensours fidèles, Celui qui triompha si souvent des rebelles. Dont le courage et la noble fierté...

RODSART, amèrement.

Oui, oui, voilà la récompense Qu'on réservait à ma lldelité!

De Le.ccsier quelle est donc la puissaive ? ELISABETH, nio)i(ra»( Leicester.

N'accusez point sa loyauté; Loin d'attenter ii votre liberté.

Il vous dé'.'end ..

RoiLSART, étonne.

Eb quoi 1 Moliine, Quoi! c'est là Leicester? (.1 part. 0 ciel! Quel JOUpçnu pénétre en mon àine ?

[Hnnl. à Leicester.) J'oublie un nlfiont si cruel!

Un devoir plus press.mt in'enlrainc.

Milord, c'est ilevanl voire reine.

C'est a vous (pi'un père oifensé D .mando compte de sa Tille !

TOl!S.

Sa fille !

lEicKsTF.R, à part.

Tout mon sang s'est glacé.

ELISABETH, vivement.

Que dites-tous? Quoi! votre fille...

ROBSART

On l'a ravie h sa famille!

KLISADETU.

Le ravisseur?

ROBS.tRT, montrant Leicester.

C'est il .Milord A le nommer !

ELISABETH, IroublcC.

Miloicl!

ROBSART, avec force.

M)«r II éiail h Cumiior, Hier, Il s'ofTnt a nii vue.

Dan; l.i relr.iile où mJmc eucor Ma lille est retenue!

ELISABETH, regardant Leicester.

Qn'enleiids-je?

ELISABETH, « part.

Une craiule inconnue Fait palpiter mon cœur; De mon àme éperdue Je sens fuir le bonheur.

LEICESTER, o part.

Ali! comment a sa vue Dérolier ma terreur?

De mon àme éperdue Je sens fuir le bonheur.

RALEIGH, bas, à Leicester.

Dans votre lïme éperdue Cachez votre terreur ; N'allez pas, a sa vue.

Dévoiler voti'e ardeur.

nOBSART.

Pour mon finie éperdue Il n'est plus de bonheur; Je veux il TOlre vue Punir le séducteur, CHŒUR, regardant la reine.

Elle parait émue.

Pourquoi cette terreur?

Une crainte inconnue Fait palpiler mon cn-ur.

ÉLisABEni, ohsi'rranl Leicester, Eh quoi ! de sa lille cherij

Vous connaissez la retraite, Milord!

Elle iH;iit chez vous, à Cutnnor?

Vouî connaissez celui qui l'.i ravie :

Nonirnez-le-moi, nomni'.z le séducteur!

ROBSART, portant la main sur son <!pce. Oui, nommez-le, ce liclie suborneur!

LEICESTER, l.-!tC»ICJi(.

Un liclie suborneur 1 Qui vous a dit que voire fille Ki'il (Irslionoré sa famille Par un clioix indigne de vous?

Non, vous pouvez m'en croire, Aniy Kobsart est cncor la gloire De son ijère, de son époux!

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