‹ Pièces de théâtreChapitre 212 sur 575 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

FORTUNATUS, entrant.

FÛBTUNATIS.

AIR

Che guslo ! que mon destin est beau !

Oun dircclor comme moi Est un sultan, est un petit roi

Qui soumet tout à sa loi.

Bravo ! son contento !

Richesse, honor.

Voilà le sort D'un adroit director.

Plus d'un seigneur, plus d'une altesse.

En cachette chez moi viendra Afm de placer sa maîtresse Dans les nymphes de l'Opéra.

Tel amb.issadenr m'est propice , Tel autre me pi'ùne toujours, Aliu d'avoir dans la coulisse Accès auprès de ses amours.

Là, c'est une mère, une tante, Hnmble, qui vient se prosterner.

Et là, c'est un vrai ililetlante Qui vient m'inviter à diner.

Pour débuter, licaulé novice Vient cil z moi; c|uels doux allr buts! C'est toujours a mon bénéfice Que se font les premiers débuts.

Che guslo! que mon destin est b.'au!

Oun director, etc., etc.

11 n'est point de chance fâcheuse!

Pour les habiles directors.

Signer, la première chanteuse, A sa migraine et ses vapors; Vite j'achète un cachemire.

Ou d'un diamant je fais choix; Aussilût la migraine expire , Armide a retrouvé sa voix.

Chaque matin , chez moi j'urdonne Les bravos, les vers et les bis, • Et même jusciu'a la couronne Qui doit tomber du paradis.

J'entoure de mes soins tidèles

Les amateurs intluents.

Toutes mes pièces sont belle-;, Tous mes acteurs sont excellents.

Clic giisto ! que mon destin est beau ! etc.

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