‹ Pièces de théâtreChapitre 234 sur 575 · BÉNÉDICT, HENRIETTE · texte numérisé non relu

BÉNÉDICT, HENRIETTE

DENÉDICT, regardant sortir la comlesse. Bravo! c'est b'en... aussi bien que si vous le lui aviez dil on musique. {Voyant ([u'ilenrielte s'est assise et pleure.) Eh mais! qu'avez-vous donc, vous pleurez?

HENRIETTE, arec «ne rire emolion. Ah! mon Dieu!qi:e celle scène m'a fait mal.

BENEDICT. Moi qui la croyais si heureuse !

HENRIETTE. Est-ce donc là le sort qui m'attend! Est-ce pour de pareils outrages que j'ai échangé mon indépendance, que j'ai renoncé à cet art, à ce talent iini faisaient ma gloire et mon bonheur?

RENEUicT. Vous qui aviez chez nous les l.onneurs, la fortune et l'amitié, car nous vous aimions tous... je no parle pas de moi, c'est tout simple... mais les autres... Il n'y a pas de jour où l'on no pense à vous, où Ion ne dise : i Celle pauvre Heiirietlo! qu'elle étail bonne! qu'elle était aimable! qu'elle avait de talents, avant d'être duchesse.

HENRIETTE. .\h ! duclicsso... je n'y tiens pas... mais du moins, son amour me reste, et me tiendra lieu de tout... car tant qu'il m'aimera, Béuédiel, je ne regretterai rieii.

RÉNEDICT, secouant la tète. Certainement, tant qu'il vous aimera... mais ces grands soigneurs, ça aime tous les succès, toutes les renommées.

HENRIETTE. Que vonleï-vous dire?

BÉNEDICT. Oh! rien. On ne peut pas empêcher les propos, (pi, Ique absurdes qu'ils soient... et on a ]irétendu à Vienne, cnmiue si c'était possible, qu'un instant séduit par les triom|ilie--i de Charlotte...

HENRIETTE. Qui! M. le duc!

BENEDICT. Je n'ai pas dit cela. .. je ne l'ai pas dit.

HENRIETTE. Et VOUS avez i'ai.son,il ne me tronipeiail|i,as, lui... c'est impus-sible... (.1 part.) et pourtant, cette légèrelé dont me parlait sa sœur., son embarras, ce malin, ipiand ou a prononcé le nom do Charlotte... ah ! j'irai ce Soir au spectacle... leducy seraaussi [Dccadieluntl'enve.h<i>iie de la lettre.) Si de cette loge... j'examinerai. [Iteijardantle papier quiest sous l'enveloppe.) Ali! mou l)ieu! ce n'est point un coupon de loge, c'est une lettre, uii.^ lettre de Charlotte! c'est son écriture. « Non, mou- « sienr le iliic, vous ne trouverez [loint ici l.i loge grillée « que l'ortuiKitus vous envoyait, et que j'ai prise. Je vous

L'AMBASSADRICt:.

« demandé, ce matin, une audience que vous n'avtz pas B voulnm'iiccordcr... il n'en était pasde même à N'icunc. <>

DENEDiCT. C'est assez clair.

iiENKiETTE. « J'ai une pélition à vous pi'i'«eiiler, et vous « aurez la bonté de me reeevoir et de m'écouter dans votre <( lopre grillée, qui est aujourd'liui la mienne, sinon, c'est « à Henriitte que je m'ailrcsscral... et l'explication que (1 j'aurai avec elle sera moins amusante ((uû celle de ce « matin avec sa respectable tante.» {Avec douleur.) Mil plus de doute mainleuant... moi qui avais en lui tant d'amour, tant de confiance ! c'est alTreux I

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