‹ Pièces de théâtreChapitre 251 sur 575 · QUINTETTE · texte numérisé non relu

QUINTETTE

TCHIN-KAO

Pour vous, nobles seigneurs, le repas est servi!

le ikixce.

C'est Tcliin-Kao, le fermier!..

ICHIX-KAO.

Oui, mon prince!

LE PRINCE

Reçois mon compliment! dans toute la province, (Lui montrant Tao-Jin.) Je n'ai rien vu, je crois d'aussi joli Que ta lillel

TAO-JIN, s'éloignant avec iniUijnation.

Sa tille!..

TCHIN-KAO

Eli! mais... ce n'est pas elle!

TAO-JlN.

Pa fille!.. «lucUe horreur!

Moi, cousine de l't-mpLreur!

LE PRINCE, à Tao-Jin.

Eb quoi! vous n'êtes pas cette beauté nouvelle Que le seigneur Tsiog-Sing ce matin épousa?

TAO-JlN.

Qu'il épousa!., qu'entends-je?

{A Tsinrj-Sing.)

Une nouvelle femme!

TsiNG-siNG, à demi-coijc.

Taisez-vous donc!., le prince est là!

TAO-JIN

Non, je ne puis calmer le courroux qui m'enflamme , Une cinquième!., avons! . vous, .Monsieur, qui déjà... isiNG-siNG, de même.

Taisez-vous donc, le prince est là!

TAO-JIN, de même.

Et quelle est-elle?

tCHiN-KAO,îno)if ruH/ Peki qui arrive voilée. La voilà...

tous".

La voilà!., la voilà!

TAO-JIN

Le perfide me le paiera!

LE PRiNC«, regardant tour « tour Peki et Tsing-Sing, Et m'abiiser ainsi!., pauvres princes, voilà Comme en tout temps on nous trompa!

ENSEMBLE

Le prince.

Que sa démarche est belle '.

Que de grâce et d'attrait!

Oui, tout me dit : C'est elle Que j'adore en secret !

TSING-SING

0 souffrance mortelle!

Ah! de moi c'en est fait!

Mon autre femme est celle Qu'il adore en secret.'

TAO-JIN

Une flamme nouvelle En secret l'occupait ; Le traître, l'infidèle Ainsi donc nous trompait!

PEKI.

Dans ma douleur mortelle, Hélas! si je l'osais. D'une chance aussi belle, Ah! je profiterais !

TCHIN-KAO

Quelle gloire nouvelle !

Quel triomphe complet.

Si ma fille était celle Qiie le prince adorait!

TAO-JIN, passant prés de Peki et soulevaiU son voile. Je connaîtrai du moins ma rivale!

TOUS

Ah! grands dieux!

LE PRINCE, regardant Peki.

Non .. non, ce n'est pas elle!

TSiNG-siNG, à part.

Ah! je l'échappe belle.

LE PRINCE, regardant toujours Peki.

Mais d'où viennent les pleurs qui coulent de ses jeuv'? TSING-SING, s' approchant.

Qu'a-t-elle donc?

PEKI.

Ah! je ne puis le dire!

ISING-SING

A moi votre époux!

PEKI.

Non.

LE PRINCE

Mais à moi, mon enfant?

PEKI.

Vous, Monseigneur, c'est différent !

Je crois que j'oserai !

C'est bien! qu'on se retire!

TsiNG siNG, auec effroi Qui, moi?,, me retirer!

TAO-JIN

C'est bien fait LE PRINCE.

C'est charmant !

TAO-JIN

Cinq femmes !.. ah! cela mérite châtiment;

ENSEMBLE

TAO-JIN

Ah! d'une telle offense Je veux avoir vengeance, Et pareille inconstance Lui portera malheur!

Oui, pour lui point de grâce.

Je ris de sa disgrâce.

On doit de tani d'audace Punir un séducteur.

TSING-SING

J'hésite, je balance ;

Je dois obéissance.

Et pourtant la prudence

Me fait craindre un malheur!

0 tourment! 6 disgrâce!

Que faut-il que je fasse

Pour conserver ma place

Et garder mon honneur?

H hésite!., il balance!

Redoute ma puissance !

LE CHEVAL DE BRONZE

Tu dois obiiissanco A ton maître et seisnour!

Allons, code l:i place.

Nul danger ne menace Tant d'attraits et de grice^ Je suis son protecteur!

PEKl.

Quelle reconnaissance!

Ah 1 sa seule présence Vient calmer la souffrance Dont gémissait mon cœur!

Du sort qui nous menace, Oui, la crainte s'efface; D'avance je rends grice A mon doux protecteur!

TCHIX-KAO.

n hésite!., il balance !

Ah! d'une telle offense Sa femme aura vengeance, Pour lui je crains malheur!

Je prévois la disgrAce Qui déjà le menace.

Il y va de sa place Ou bien de son honneur!

lE pniKCE, se retournant vers Tsing-Sing qui n'est pas encore parti.

Eh bien!., eh bien !

TStNG-SlNO.

Pardon, je dois rester :

Ma charge me prescrit de ne point vous quitter!

LE PRIKCE.

Hormis quand je l'ordonne !

TsiNG-siNG, avec crainte et à demi-voix, en montrant Peki.

Au moins, je l'espère, Ce n'est pas elle!..

LE rMTiCE, souriant. ,

Elil non, en vcM'ité!

Ne crains rien, j'aime Un rêve, une vaine chimère, Et ta femme est, hélas!

TSINC-SINC.

Une réalité !

[À part.) Aussi je crains quelques nouvelles trames! LE rnixcE.

Eh bien! m'enlends-tu?,.

TSING-SISG.

Je m'en vas.

lAO-JlN.

Allons, venez... suiveï mes pas!

TSING-SIKG.

Époux infortuné!., nialhenrouxpur mes femmes, {montrant Pel;i.) Par l'une que je quitte, hélas!

{Montrant Tao-Jin qui i'entraine.) Et par l'autre qui ne me quitte pas !

enseuble.

Tao-iin, » Ah! d'une telle offonSe J.! veux avoir vengeance, Et pareille inconstance Lui portera malheur!

Oui. pour lui point de grita, Je ris de sa disgrâce, On doit de lanl d'aiidac»

Punir un sOJuctcur.

Allons, quelle lenteur !

D'où vient cet air il'humour?

Votre maître et soririieur Veille sur voire honneur.

TSINC-SING.

J'hésilc, je balance :

Je dois obéissance,

Et pourtant la prudence

Me fait craiirdre un lu.jUieur 1

0 tourment! ù ilisgrjte!

Que faut-il que je fa9S«

Pour conserver ma place Et garder mon honneur?

Allons, montrons du coeur Et de la bonne humeur.

J'obéis sans frayeur A mon maître et seigneur!

LE PRINCE

Il hésite!., il balance !

Redoute ma puissance!

Tu dois obéissance A ton m;iitre et seigneur!

Allons, cède la place. Nul danger ne menace Tant d'attraits et de grâce, Je suis son protecteur !

Allons, quelle lenteur!

D'où vient cet air d'humeur!

Obéis sans frayeur A ton maitre et seigneur!

PEKI.

Quelle reconnaissance!

Ah ! sa seule présence Vient calmer la souffrance Dont gémissait mon cœur!

Du sort qui nous menace, Oui, la crainte s'efface ; D'avance je rends grice A mon doux protecteur!

Voyez quelle lenteur.

Quelle mauvaise humeur; On dirait qu'il a peur D'un pareil protecteur!

TCHIN-KAO

Il hésite!., il balance !

Ah ! d'une telle offense

Sa femme aura vengeance,

Pour lui je crains malheur,

Je prévois la disgrâce

Qui déjà le menace,

Il y va de sa place

Ou bien de son honneur!

Voyez quelle lenteur,

Quelle mauwiise humeur;

On dirait ipril a peur

D'un pareil protecteur!

{Tchin-Kao rentre dans la ferme à droite du spectateur, et Tao-Jin son en emmenant avec elle Ising- Sing.)

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